#Bénin #Togo #Inde #Cocaïne #ManojIssac et #NeerajKabdal repris et conduits dans locaux OCERTID

 

La cour d’appel de Cotonou a rendu une décision le vendredi 14 juillet 2017 dans laquelle elle a blanchi les indo-pakistanais Manoj Issac et Neeraj Kabdal.

Ces deux grands importateurs de noix d’anacarde au Bénin avaient été arrêtés et enfermés depuis 6 mois parce que 54kg  de cocaïne auraient été  découverts dans leurs marchandises. Mais aux dernières nouvelles, les deux prévenus ont été repris et gardés à vue à l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid).

Manoj Issac et Neeraj Kabdal ne sont pas encore au bout de leurs peines. Et pour cause, emprisonnés il y a environ 6 mois parce que54kg de cocaïne auraient été découverts dans leurs marchandises au port autonome de Cotonou, pratiquement dans la même période que l’affaire des 18 kg de cocaïne retrouvés dans un des containers de la société Cajaf Common de Sébastien Ajavon.

Le dossier a été porté devant la justice et le vendredi 14 juillet dernier, ces Indo-pakistanais ont été purement et simplement relaxés grâce une décision rendue par la cour d’appel de Cotonou. Celle-ci vient casser la décision rendue par le  juge Azo du 2e cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou dans ce dossier. Il est demandé à l’Etat béninois de rétrocéder aux deux accusés leurs marchandises sans délai et sans condition.

Un soulagement et une  joie qui n’ont été que  de courte durée. Parce que  les éléments de l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), une unité spécialisée de la police nationale,  n’ont pas attendu que la décision de mise en liberté soit notifiée au régisseur de la prison civile de Cotonou, avant de s’autosaisir du dossier.

De sources judiciaires, Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont été repris et conduits dans les locaux de l’Ocertid à Akpakpa où ils ont été soumis aux mêmes  interrogatoires, mais cette fois-ci pour blanchiment de capitaux. A rappeler qu’entre temps, le procureur général de de la cour d’appel avait formé un pourvoi en cassation sur la même affaire.

Avec ce rebondissement dans ce dossier, des interrogations s’imposent. Pourquoi on empêche une décision de justice d’être exécutée ? Il y a-t-il des personnes tapies dans l’ombre qui ont intérêt à ce que ces deux importants exportateurs de noix d’anacarde au Bénin soient toujours gardés derrière les barreaux ?

Toujours est-il que ces affaires répétées de trafic du stupéfiant ternissent davantage l’image du Bénin au plan international et il sera considéré au fil du temps comme une plaque tournante de la drogue en Afrique. (Affaire à suivre)

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