Togo #AfricaIsraelSummit Les amis du #MOSSAD de Shlomo Maor sont à #Lomé #MaorSécuritéEngineeringLtd

Togo #AfricaIsraelSummit Les amis du MOSSAD de Shlomo Maor de Maor sécurité Engineering Ltd

 

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http://www.fireinvestigators.org.il

(Arson Investigators Association) https://www.firearson.com/
maofir@bezeqint. net

 

Suite aux incendies, il existe deux rapports sur les causes des incendies. Un rapport des deux experts français (Hervé Bazin du Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris  et Major François Deblasi) que le pouvoir a longtemps refusé de rendre public et celui (énigmatique) d’un expert Israélien Rechercher Israélien du nom de Shlomo Maor.

Image associée

BAZIN Hervé        contact 

L.C.P.P.
39bis rue de Dantzig
75015 PARIS

Tel: 01 55 76 24 52
Mobile: 06 09 85 39 01
Fax: 01 55 76 27 18


Compagnie(s): COMPAGNIE NATIONALE DES EXPERTS EN CRIMINALISTIQUE
COMPAGNIE NATIONALE DES EXPERTS JUDICIAIRES EN INCENDIE ET EXPLOSION – CNEJIE
Fonction(s): Administrateur de la COMPAGNIE NATIONALE DES EXPERTS EN CRIMINALISTIQUE
Rubrique(s): Explosion – Incendie (Cour d’appel de PARIS)
Explosions et incendie (Cour d’appel de PARIS)

Spécialité(s): Explosions d’atmosphère et incendies
Spécificité(s): Examen de matériels électriques susceptibles d’être la cause d’un incendie.
Analyses de résidus d’incendie
Caractérisation thermique de matériaux
Modélisation du feu
Utilisation de codes numériques de simulation incendie
Prévention incendie
Diplômes(s): Unités de valeur CNAM en Informatique et Mathématiques pour informatique
Langue(s): Anglais lu et parlé
Situation actuelle: – Ingénieur au Laboratoire Central de la Préfecture de Police
– Chef de la section Ingénierie du Feu du Pôle des Mesures Physiques et Sciences de l’Incendie du L.C.P.P.
– Membre de la Permanence Générale Enquêtes du L.C.P.P.

La Nouvelle Société des Phosphates du Togo (NSPT), un des poumons de l’économie togolaise, est dirigée par un israélien. Selon certaines indiscrétions, il s’agit d’un ancien des services de renseignements israélien (MOSSAD).

Si la piste criminelle des incendies a été retenue par les deux rapports, sur le principal enjeu que constitue la nature de la matière utilisée, celui de l’Israélien tente de brouiller les pistes. En effet, aux premières heures des incendies, les sapeurs pompiers ghanéens dépêchés pour venir au secours avaient indiqué que c’est du Kérosène qui a été utilisé pour mettre à feu le grand marché de Lomé.

Sur la nature du liquide utilisé, les experts français également soulignent qu’il s’agit d’un produit de type « kérosène » alors que l’expert israélien indique avoir constaté des vapeurs de benzène/essence. On se rappelle par ailleurs qu’au lendemain des incendies, une perquisition au siège de l’ANC de Jean-Pierre Fabre a abouti à la découverte de cocktails Molotov. Mais aucun des deux rapports n’a évoqué la présence de taisons de bouteilles dans leur rapport

Quant au Kérosène, il s’agit d’un produit hautement inflammable et rare, qui n’est pas accessible à tous. Mieux, le nom d’un responsable d’une structure aéroportuaire est évoqué dans les indiscrétions comme étant de l’équipe qui a commandité les incendies dans le but de décapiter l’opposition. Une hypothèse qui a accru la curiosité des togolais en général et principalement des responsables de l’opposition sur le contenu du rapport des deux experts français.

Sur le cas du marché d’Adidogomé où les deux experts sont intervenus également à la différence de l’Israélien, ils ont cependant indiqué que l’analyse de l’échantillon prélevé sur le sol a permis de mettre en évidence une essence pour automobile et que la présence de plusieurs dispositifs de mise de feu associés à ce type d’accélérant, c’est-à-dire l’essence pour automobile permet d’associer la cause du sinistre à une intervention humaine délibérée.

En janvier 2013 s’est produite une série d’incendies de marchés au Togo. Principalement les cas des grands marchés de Kara et celui de Lomé ont créé de l’émoi dans l’opinion. Une trentaine de responsables et militants de l’opposition ont été par la suite arrêtés et inculpés pour « groupement de malfaiteurs », « destruction de biens publics ».

Les Togolais sont désormais de plus en plus nombreux à croire que les auteurs et commanditaires de ces incendies sont dans les rangs du parti au pouvoir.

 

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Résultat de recherche d'images pour "‫המוסד אפריקה‬‎"

LES années 80 ont vu la reprise des relations diplomatiques
Entre Israël et certains pays africains : le Zaïre en mai 1982,
le Liberia en août 1983, la Côte-d’Ivoire en février 1980 et
le Cameroun en août de la même année, et le Togo en juin 1987.
Ce mouvement ouvre une nouvelle page des inconstantes relations
Israélo-africaines. Elle signe, dans le même mouvement, la fin de
ce pas de deux politique arabo-africain qui a été l’un des proces-
sus diplomatiques majeurs des années 70 en Afrique subsaharienne.
Le processus israélien, au coup par coup, rend en cause ce ver-
rouillage de la politique proche-orientale des Etats africains, réa-
lisé par les pays arabes à leur profit depuis la guerre d’octobre 1973,
dans l’atmosphère enfiévrée et inquiète du premier (( choc pétro-
lier. A propos de ce verrouillage, qui se voulait définitif mais qui
aura duré presque dix ans, deux réserves doivent être faites cepen-
dant. Tout d’abord, il n’a pas été complet puisque, dès le départ,
trois pays africains (le Malawi, le Lesotho et le Swaziland) n’avaient
pas, à l’époque, rompu avec Jérusalem ; ensuite, il n’a manifeste-
ment pas été étanche puisque au cours de ce qu’on a appelé la
décennie arabe en Afrique subsaharienne, s’est maintenue, et sou-
vent développée une présence multiforme économique et politique
d’Israël sur le continent, dans une sorte de dynamique de la conti-
nuité informelle qui à l’évidence, constitue un aspect significatif,
mais non déterminant, du processus politique actuel
Parmi les questions que suscite ce processus de retour de l’État
hébreu sur la scène diplomatique subsaharienne, deux apparaissent
majeures : celle, centrale, qui sera examinée ici, des dynamiques
politiques qui le déterminent, le circonscrivent et lui donnent cette

configuration particulière, et celle des motivations et finalités
de ce retour, qui se fait alors même que plusieurs raisons mili-
taient à Jérusalem en faveur du statu quo.
Ce processus semble résulter en fait de l’affrontement incertain
de deux dynamiques politiques qui sont toutes les deux soit liées
aux évolutions et aux mutations sociopolitiques et économiques de
l’espace africain lui-même, soit liées aux interactions de ce dernier
avec son environnement international.
‘On peut isoler une première dynamique induite par des fac-
teurs qu’on pourrait appeler des facteurs de perméabilité et de sen-
sibilité de l’Afrique subsaharienne à l’action israélienne. Ces fac-
teurs ne se limitent pas – on le yerra – aux conséquences du pro-
cessus de paix entre Israël et l’Egypte, à celles de la crise et du
déclin de la coopération arabo-africaine, ni à l’effondrement, con-
sécutif au marasme du marché pétrolier, des ressources d’action –
financière notamment – des pays arabes. Une approche plus affi-
née montre en effet qu’au-delà d’une interprétation fort répandue
en termes de réactions africaines aux tares et avatars de la coopé-
ration arabo-africaine, la reprise des relations diplomatiques avec
Israël constitue pour tous les pays – ou presque – qui ont renoué
à ce jour, un volet à la fois conjoncturel et structurel d’une straté-
gie d’acquisition ou d’élargissement de ressources politiques au
niveau international, pour porter ou tenter de porter solution à des
problèmes d’ordre essentiellement interne.
La deuxième dynamique, antagoniste de la première, est, quant
à elle, due à des facteurs qu’on pourrait appeler de résistance à
l’action israélienne ou d’inhibition face à la question de la reprise
ou non des relations diplomatiques avec Israël.
En fait, qu’elles favorisent le processus de retour israélien ou
qu’elles développent des butoirs, les deux dynamiques partagent une
caractéristique commune : la problématique de la reprise des rela-
tions diplomatiques avec Israël, contrairement à celle des ruptures
de 1972-1973, se définit essentiellement en termes de contingences
internes propres à chaque pays africain, et par conséquent ne relève
que marginalement des grands thèmes politiques des rapports
arabo-africains.
L’exacerbation des problèmes économiques d’une part, et la
croissance des préoccupations sécuritaires d’autre part, constituent
les dew évolutions majeures du continent ayant créé les conditions
d’une certaine sensibilité des pays africains à l’offensive diplomati-
que israélienne. Dans le domaine des questions de sécurité interne
ou externe, Israël est perçu comme un recours crédible. La situa-
tion économique africaine, marquée par l’impact des chocs pétro-
liers, la chute des prix de certaines matières premières, la séche-
resse, la crise alimentaire, mais surtout la croissance de l’endette-
ment et l’accroissement des interventions – souvent vigoureuses –
et du r6le des organismes financiers internationaux (Fonds moné-
taire international, Banque mondiale), appelle des stratggies étati-
ques de survie et de parade. Et c’est dans ce cadre que 1’Etat hébreu
jouit d’une triple perception qui se révèle favorable à son retour
politique.

Stratégies étatiques de survie
et perceptions de l’Etat hébreu

Dans un contexte où le thème de l’autosuffisance alimentaire
est devenu central, de nombreux dirigeants politiques africains, con-
vertis à un nouveau pragmatisme économique au nom de la survie
économique, si ce n’est politique, n’ont pas oublié, semble-t-il, les
capacités d’assistance qu’avait démontrées Israël dans les années 60.
La réputation, quasi mystique, de l’assistance technique israélienne
dans le domaine agricole est ici d’autant plus fonctionnelle que la
mémoire collective associe volontiers Israël aux années 60, années
d’espoir et de volontarisme par excellence. L’argumentaire des par-
tisans nigérians de la reprise des relations politiques avec Israël,
parmi lesquels figurent d’anciens responsables politiques nigérians
des années 60, souligne bien cette vision des choses :
Ce n’est pas seulement parce que I’ Egypte et d’autres pays l’ont
fait que nous désirons rétablir des relations diplomatiques avec
Israël. Bien au contraire, il y a de bonnes raisons, sur le plan
Technologique ou agricole, de penser qu’il y va de notre propre
intérêt d’en arriver la, car cela pourrait constituer l’un des moyens
de sortir de notre crise économique et alimentaire).
C’est d‘ailleurs parce que cette sensibilité existe qu’elle est exploi-
tée par la communication politique israélienne qui met l’accent sur
ce qu’Israël peut apporter dans ce domaine devenu critique en Afri-
que. Cependant, on peut estimer à .juste titre que cette première
représentation de 1’Etat hébreu comme détenteur de certaines tech-
nologies et d’un savoir-faire pouvant aider à résoudre des problè-
mes économiques internes n’est pas la plus fonctionnelle du nou-
veau réalisme pro-israélien, dans la mesure .où ces technologies peu-
vent s’acquérir indépendamment du recours à Israël.
En revanche, le contexte africain de survalorisation – rareté
oblige – des ressources financières en provenance de l’étranger
donne une image autrement plut décisive et plus favorable à un
rapprochement politique avec 1’Etat hébreu. C’est la perception
d’Israël comme relais, guide ou appui, à l’heure où, par nécessité
impérieuse, une partie de plus en plus importante de l’Afrique se
tourne vers Washington comme bailleur de fonds d’importance et
aussi comme capitale d’un pays jouissant d’une influence certaine
dans les organismes financiers internationaux.
C’est à ce titre que l’on peut parler d’une véritable stratégie
de la carte israélienne. Celle-ci repose sur l’image d’un pays consi-
déré comme l’allié par excellence des Etats-Unis et surtout – on
le croit – disposant d’importants leviers d’action sur le terrain amé-
ricain. Un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires
étrangères l’exprime bien :
(( Les structures politiques, les institutions et les centres de décision
des anciennes puissances coloniales, France, Grande-Bretagne, sont plus
familiers aux dirigeants africains. Ils savent depuis longtemps à quelle
porte frapper à Paris ou à Londres. Au moment où ils tentent de sol-
liciter une aide bilatérale plus importante ou une intercession des Etats-
Unis en leur faveur auprès du FMI et de la Banque mondiale, ils
se sentent quelque peu perdus dans la capitale américaine. C’est pour
cela que ceux qui ont renoué avec nous et d’autres qui ne l’ont pas
fait se tournent vers nous pour nous demander de les aider …
Très lucide cependant, il ajoute :
(( Parfois, nous pouvons faire quelque chose, nous l’avons fait pour
I’Ethiopie pour favoriser un rapprochement avec l’administration amé-
ricaine, pour faire accroître l’aide alimentaire à ce pays, mais les res-
ponsables africains surestiment souvent nos capacités dans ce domai-
ne
On ajoutera enfin une troisième perception dont l’influence n’est
pas négligeable dans le nouveau réalisme pro-israélien. C’est celle
d’Israël comme relais pour accéder au cercle des investisseurs étran-
gers qui, pour des raisons évidentes, désertent l’Afrique. Le fait
que certain: de ces investisseurs appartiennent aux communautés
juives aux Etats-Unis ou en Europe est à la base de cette dernière
Représentation.
A travers ces différentes images, apparaît une partie des res-
sources politiques sur lesquelles ou avec lesquelles Israël joue son
offensive diplomatique en Afrique. On peut constater que si elles
sont adaptées, elles ne sont pas toujours fonctionnelles et sont de
toute façon limitées. On comprend ainsi pourquoi le choix qui
s’impose de plus’ en plus au c( Bureau Afrique )) du ministère israé-
lien des Affaires étrangères est celui d’une action diplomatique sélec-
tive et d’une concentration des ressources sur un nombre réduit
de cibles africaines importantes au regard des objectifs poursuivis
(économiques, géopolitiques, stratégiques). Ce qui ne semble pas
exclure des contacts tout azimut et le ({ rétablissement du dialogue ))
avec un nombre important de pays africains .

Plus encore que les implications, en termes de stratégie, de la
situation économique et financière africaine, c’est la croissance depuis
le milieu des années 70 des préoccupations sécuritaires qui paraît
avoir pavé le chemin du retour politique d’Israël en Afrique. A
côté des deux facteurs qui reviennent souvent dans différentes analy-
ses – l’entrée de l’Afrique dans le champ des rivalités Est-Ouest,
l’effondrement de l’ordre conservateur et stabilisateur garanti pen-
dant les années 60 par les garde-fous de la Charte de l’OUA –
trois autres évolutions ont contribut à accroître ces préoccupations
et ont entraîné une perception de 1’Etat hébreu comme recours pour
passer le cap de transitions politiques délicates (Liberia, Cameroun,
Guinée, Sierra Leone, Centrafrique, Ouganda), conjurer les périls
internes et externes (Togo, Ethiopie, Kenya), les inquiétudes nées
ici et là au lendemain de l’arrivée de la gauche en France, et sur-
tout la menace libyenne.

Le péril ou la menace libyenne a fonctionné comme un vérita-
ble (( fonds de commerce ))
Diplomatique en faveur de 1:offensive
Diplomatique israélienne. Nombreux en effet ont été les Etats sub-
sahariens qui ont montré un vif intérêt pour les renseignements
rassemblés par le Mossad sur les activités libyennes et la réparti-
tion spatiale des agents libyens en Afrique. On peut dire que les
décisions libérienne et togolaise relèvent largement du facteur libyen.
Celui-ci a été particulièrement fonctionnel dans le cas libérien, à
un point tel que l’Égypte mettra en cause la Libye comme res-
ponsable de la décision libérienne. Cependant, le facteur libyen n’est
pas univoque : autant il favorise le processus israélien, autant il est,
semble-t-il, dissuasif à l’égard de candidats potentiels à la reprise
des relations avec Israël. A ce titre, les ajournements de la déci-
sion togolaise ne sont pas sans rapport avec la crainte d’une recru-
descence des menées ,libyennes. En tout cas, les tentatives de Lomé
pour améliorer ses relations avec Tripoli avant sa décision finale
incitent à le penser. Enfin, troisième facteur inducteur de préoccu-
pations sécuritaires : l’alternance politique en France en mai et en
juin 1981. La doctrine non interventionniste professée par les socia-
listes français ((( pas de Barracuda de gauche ))) n’a pas manqué
d’accroître l’inquiétude de certains régimes africains, depuis long-
temps cloués au pilori par le parti socialiste, quant à la disponibi-
lité du nouveau pouvoir français à leur venir en aide en cas d’alerte
politique. Même si ce que J.-F. Bayart a appelé le (( phantasme d’une
autre politique africaine )) (7) a vécu, notamment après le départ,
en décembre 1982, du ministre de la Coopération J.-P. Cot pour
laisser la place à une gestion des dossiers africains plus dans la ligne
de la continuité, les conditions dans lesquelles la France s’est réso-
lue finalement à engager l’opération Manta au Tchad (pressions afri-
caines et américaines) ont quelque peu ravivé le malaise qui,. pour-
tant, avait commencé à se dissiper dans les capitales africaines
inquiètes au lendemain du 10 mai. Certes, l’intervention plutôt
prompte de la France au Togo fin septembre 1986 a sûrement con-
tribué à rassurer les uns et les autres, mais à l’évidence, les inquié-
tudes initiales ont poussé certaines capitales africaines à rechercher
d’autres substituts au parapluie français.
Au total, on peut affirmer que c’est au titre de, ces détermi-
nants en termes de survie politique et économique que la décision
de reprise zaïroise constitue un véritable modèle type.
En effet, plusieurs indices probants attestent de l’absolue pré-
dominance des déterminants internes dans la décision zaïroise. Tout
d’abord, cette décision ne relève que très marginalement d’une

déception de Kinshasa vis-à-vis de l’aide arabe. Le Zaïre a été l’un
des plus importants bénéficiaires africains non arabes des transferts
financiers arabes I1 a en outre finalement agi seul pour annon-
cer sa décision, sans consultation préalable des autres pays africains
avec lesquels Kinshasa étudiait une éventuelle décision concertée ;
il y a enfin la surprise des autorités israéliennes non pas face à
la décision elle-même – le Zaïre avait annoncé son intention de
renouer avec Israël dès le début de décembre 1981, soit, significa-
tivement, à la veille d’une rencontre (le 4 décembre 1981) avec les
représentants des quatre plus puissantes organisations juives amé-
ricaines – mais devant l’annonce isolée faite par le chef de 1’Etat
zaïrois à un moment qui n’était pas particulièrement favorable, puis-
que l’actualité internationale était marquée par les remous causés
par l’annexion du Golan par Israël. On notera, enfin, que Kins-
hasa a ignoré les fortes pressions saoudiennes pour l’empêcher de
prendre sa décision (
Le jeu de la carte israélienne par Kinshasa relève d’une vérita-
ble stratégie non seulement à court terme, mais aussi à moyen et
long terme pour répondre à deux défis décisifs, économique et poli-
tique, en rapport direct avec la préservation même du régime
Mobutu. I1 faut se souvenir en effet que le début des années 80
a été pour ce dernier un cap politique et économique difficile, lié
à la tendance à l’effritement de sa crédibilité auprès de l’adminis-
tration américaine (même si, globalement, elle demeurait relative-
ment bien disposée à son égard), et surtout, à la dégradation con-
sidérable de l’image de Mobutu auprès du Congrès Lorsqu’on
connaît le rôle décisif du Congrès dans la définition et l’approba-
tion du niveau d’aide attribuée aux pays étrangers d’une part et,
d’autre part, le caractère vital de l’aide financière et militaire amé-
ricaine pour le régime zaïrois, on comprend que les critiques acer-
bes, par le Congrès, de la politique des droits de l’homme et de
la gestion (gabegie, corruption) économique du Zaïre, les menaces
de suspension, voire de suppression de l’aide américaine à Kins-
hasa, aient fonctionné comme autant de signaux d’alarme
Enfin les tractations quasi officielles en coulisse, les contacts discrets entre
des personnalités politiques américaines et l’ex-Premier ministre de
Mobutu, Nguza Karl-I-Bond alors opposant en vue et très
Populaire dans les cercles du Congrès américain, ont élevé les ris-
ques pour le régime Mobutu à un niveau tel qu’il lui a fallu réa-
gir et répondre par le jeu d’une carte progressivement perçue comme
décisive : la carte israélienne. A ces menaces de plus en plus pré-
cises d’outre-Atlantique, il faut ajouter comme déterminant tout aussi
décisif de la décision zaïroise la situation chronique d’instabilité
Politico-militaire au Zaïre (poussées de rébellion subites Gans la pro-
vince du Shaba) durant une période où le chef de 1’Etat zaïrois
ne pouvait jurer d’un appui éventuel français en cas d’alerte (comme
à l’occasion de Shaba 1 et 2) et encore moins dans l’hypothèse d’un
coup de force à Kinshasa.
On le voit, la décision zaïroise est exemplaire des facteurs qui
fondent le nouveau réalisme pro-israélien en Afrique. En saisissant
L’opportunité ouverte d’une reprise des relations diplomatiques avec
Israël, le chef de I’État zaïrois a d’abord et surtout jaugé les coûts
et les gains de sa décision à l’aune du seul impératif de survie de
son régime et de son pouvoir. Avec des nuances et quelques réser-
ves, les décisions libérienne, camerounaise et togolaise peuvent être
Considérées comme des variantes plus ou moins prononcées du
modèle zaïrois.

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