#Togo #AshRevolution Tous au stade d’Agoè 02 Juillet ! pour recevoir le « vaccin » #ATCHADAMANIA #TSOBOE!

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Me TIKPI ATCHADAM À BÂTONS ROMPUS AVEC LE JOURNAL BÉNINOIS « SOLEIL BÉNIN INFO DE M. HERVÉ ALLADE.
LE LEADER DU PNP PARLE DE SON COMBAT ET DE SA VISION POUR LE TOGO.

(PREMIÈRE PARTIE)

ENTRETIEN AVEC ATCHADAM TIKPI, PRÉSIDENT DU PARTI PNP AU SUJET DE LA GOUVERNANCE DU POUVOIR GNASSINGBE

« Le Togo est un pays en panne… »
Il dénonce une tragi-comédie au sommet de l’Etat

Le PNP est en démonstration politique demain au Togo

C’est sous un soleil de plomb, peu après 13 heures, ce mardi 26 juin 2017 que la voiture qui transportait les reporteurs de votre journal Le Soleil Bénin Info s’est immobilisée devant le siège du Parti National Panafricain. C’est à Agoè-Nyivé, non loin du stade d’Agoè, Immeuble Orakis. Quelques six gagnards ,talkie-Walkie au point, lunettes fumées, ils nous mènent à l’étage et nous fîmes asseoir sur des chaises installées devant une table à côté de laquelle est posé un fauteuil directeur.Quelques petites minutes plus tard,un homme de taille un peu au -dessus de la moyenne, tout pour être élégant, vêtu d’une chemise blanche griffée, sur un pantalon noir, enfoncement de type connaisseur, le visage balafré, vint à nous. C’était Atchadam Tikpi Salifou, président du Parti National Panafricain(PNP). Après les civilités d’usage, nous nous sommes lancés sur l’objet de notre visite : en savoir davantage sur les motivations de monsieur Atchadam Tikpi, qui est vent debout contre la mal gouvernance, la corruption, l’insécurité, la férocité et la dangerosité du pouvoir de Faure Gnassingbe au Togo. Dans cet entretien à bâtons rompus, il livre les raisons qui fondent son engagement à vouloir faire tomber le régime en place à Lomé pour le bonheur des togolais.

Monsieur Atchadam salifou, bonjour !
Les lecteurs du journal Le Soleil Bénin Info peuvent vous connaître davantage ?

ATS :Vous savez c’est souvent difficile de parler de soi-même,donc je vais juste dire quelques éléments.Mais ce n’est pas grand-chose.Qui suis-je ?Il n’y a pas grand-chose à dire.Je suis juriste de formation.Je suis aussi anthropologue.Donc j’ai fait un DEA en Droit Privé Fondamental.J’ai voulu faire une thèse en Droit mais je me suis rendu compte que,étant détenteur aussi d’un DEA en Anthropologie, je me suis rendu compte que j’apporterais plus à l’Afrique en allant faire plutôt une thèse du côté de l’Anthropologie.Si Dieu me prête vie je reviendrai faire une thèse en Droit.Et ce moment,je suis doctorant en anthropologie et études africaines.Je réfléchis sur les systèmes sur le Droit positif africain. Mais après mes études,après deux ou trois de chômage,j’ai eu à servir dans une préfecture comme adjoint au préfet de 1995 à 1997 j’ai été un Adjoint au préfet.Mais comment quelqu’un qui se positionne comme opposant depuis l’université peut-il arriver à une préfecture comme Adjoint au préfet ?Eh bien, c’est parce que après les élections législatives de 1994,il était décidé une sorte de cohabitation entre le pouvoir et l’opposition,et donc dans les Préfectures,il fallait faire cohabiter le pouvoir et l’opposition.Donc,il fallait un Préfet et un adjoint issu de l’opposition.Voilà comment je suis arrivé à la Préfecture après une longue lutte parce que tout a commencé à l’université.Donc après la Préfecture de Tchaoudjo en deux ans entre 94 et 95, j’ai été affecté au Ministère des droits de l’Homme ou j’ai travaillé pendant plus de dix ans à peu près.Ensuite,je suis parti travailler à Care Internationale.J’ai fait trois à quatre ans à Care Internationale.Mais parallèlement j’étais le médiateur donc le représentant d’une organisation qui s’appelle Alliance pour refonder la Gouvernance en Afrique.Et donc,voilà un peu mon parcours,donc je suis juriste ;Anthropologue.J’ai donc une expérience de treize ans dans la fonction publique et dans une organisation internationale comme Care Internationale.Mais entretemps,nous avons créé un club appelé Club Afrique Debout.Vous allez remarquer que le CAD ce sont les initiales du Professeur Cheik Anta Diop. Nous y avions enseigné l’unité de l’Afrique.

Nous voyons que votre parcours, est celui d’un intellectuel africain convaincu du panafricanisme.Mais de là à basculer en politique, dites-nous ce qui a justifié la création du Parti National Panafricain, votre parti?

ATS : Quand le multipartisme a commencé, après avoir contribué dans les luttes au niveau de l’université,en 90,j’avais eu de l’admiration pour un leader politique togolais qui s’appelait Tavio Amorin. En réalité de tous les politiques togolais,la personne qui m’avait le plus séduit c’était Amorin parce qu’il était objectif dans ses analyses.Il prenait toujours de la hauteur face à son auditoire.Amorin,c’était quelqu’un de très bien.Et Amorin parlait à tous les togolais comme des frères.C’était aussi un panafricaniste convaincu.Alors,je m’apprêtais à prendre une carte de membre au Parti Socialiste Panafricain,le PSP,c’était son parti quand Amorin a été abattu,à Gbodjié ici.Si l’assassin ou en tout cas les commanditaires avaient retardé l’assassinat de Amorin d’un moins,j’aurais pu vous présenter aujourd’hui la carte de membre du Parti Socialiste panafricain.Alors quand il a été assassiné,j’étais déçu;je ne voyais plus mon modèle parmi les autres leaders que j’admirais par ailleurs,ça c’est vrai. J’admirais les Edèm Codjo, les Agboyibo, les Gnininvi mais mon leader c’était Amorin.Et quand il a été assassiné, moi je me suis dit que je n’avais plus de parti.Mais au bout de quelques années,je suis allé m’inscrire au PDR,Parti pour la Démocratie pour le Renouveau de Zarifou Ayéva. Et donc j’ai dirigé la branche jeune, c’est-à-dire la jeunesse du PDR ;et en cela que j’avais représenté le PDR au niveau de la Céni de 2000 à 2002. Qu’il vous souvienne que Eyadema avait dissout une Céni avant de mettre en place un comité de magistrats duquel un juge a démissionné.Il y avait un jeune qui avait démissionné parce qu’il a dit moi je ne peux participer à une telle forfaiture. Je m’en vais. Il a démissionné de cette Céni.Il est parti.Il est passé par le Bénin ; parce que vous savez que le Bénin est démocratique, c’est aussi une sortie pour nous. (Rire)Merci à nos frères béninois d’offrir leur territoire comme échappatoire. Et donc, du Bénin, il s’est retrouvé au Canada.Donc à sa suite,j’ai représenté le PDR à la Céni.Et puis après cela, je me suis rendu compte à la mort,au décès de Eyadema,je me suis rendu compte que le président du PDR avait des accointances avec le pouvoir ;or moi je n’en veux pas.Et donc,j’ai déposé ma démission que j’ai publiée dans le journal et j’ai quitté le PDR.J’ai donc quitté le PDR en 2005.Après la mort de Eyadéma, avec des amis, on a commencé par échanger sur l’opportunité de créer un parti,de faire en sorte qu’il y ait des jeunes parce que en réalité,comme j’ai l’habitude de le dire,le PNP a étécréé par anticipation à l’usure que nous voyons ;au sort qui allait être réservé aux partis nés après 90-91 parce que c’était le jeu de Eyadema. Alors, nous nous sommes dit si on ne crée pas un parti en ce temps-là,à un moment donné il n’y aura plus de lutte parce que les partis nés entre 90,92 seront essoufflés.Et donc nous avons créé le PNP par anticipation en 2014.Et voilà,nous y sommes,et du Bénin vous avez entendu parler du PNP et nous sommes heureux de vous accueillir.Donc voilà à peu près l’histoire de notre parti. Parallèlement à mon parcours, étudiant, admirateur de Tavio Amorin, j’ai voulu prendre mon destin en mains après un passage au PDR qui avait pris armes et bagages pour faire plier le régime.

Vous êtes très attaché aux questions de gouvernance. Alors, à votre avis, comment se porte aujourd’hui le Togo ?

ATS:Le Togo est un pays aujourd’hui en panne. Si on peut même parler d’Etat ; parce qu’en réalité ce qui est curieux c’est que nous ne rendons même pas compte qu’à côté c’est différent. Ce qui se passe au Togo, est tellement surréaliste que quand nous en parlons, personne ne croit. Le Burkina à côté ne croit pas,le Bénin à côté ne nous croit pas ; le citoyen ordinaire burkinabè ne nous comprend pas,le citoyen ordinaire ivoirien ne nous comprend pas,le citoyen ordinaire ne nous comprend pas sauf des journalistes qui ont d’informations précises.Tellement ce qui se passe au Togo est surréaliste.

Le Togo, c’est donc un mirage ?

Nous crions, nous croupissons .Nous gémissons, mais personne n’entend nos cris même derrière nos maisons ; parce que quand nous racontons ce qui nous arrive, certains nous prennent pour des affabulateurs.Tellement,ce qui se passe au Togo est surréaliste, hors de tout entendement. C’est une tragi-comédie. Donc, quand vous prenez aujourd’hui le Togo sur la question de la gouvernance politique, c’est un fiasco total.Pour mieux en parler,j’ai l’habitude de dire que le Togo est comme un ordinateur planté.Aucune de ses touches ne fonctionne. Prenez un pays comme le Togo qui a commencé la réconciliation nationale en 1963.Depuis que Sylvanus Olympio qui avait de l’ambition claire pour notre pays, pour l’Afrique et l’humanité, dès qu’il a été abattu, le gouvernement qui avait été installé avait pour objectif principal la réconciliation nationale.Mais jusqu’à aujourd’hui,rien.Quel est ce peuple qui met autant de temps,plus d’un demi-siècle pour pouvoir se réconcilier avec lui-même ? Jusqu’à aujourd’hui, la réconciliation nationale au Togo est encore un métier à l’ouvrage.Cela veut dire tout simplement que depuis 1963 il n’y a pas eu renonciation nationale. La gouvernance politique : voici, un pays où on n’a pas la liberté de se choisir son président de la République, ses représentants à l’assemblée nationale. Depuis que nous avons commencé les élections au Togo, Eyadema n’a jamais jusqu’à sa mort en 2005 gagné une élection.Faure n’a jamais gagné une élection. Gilchrist Olympio a gagné les élections, il n’a pas gouverné. Akitani Bob a remporté les élections, il n’a pas gouverné. Jean-Pierre Fabre a remporté les élections, il n’a pas gouverné. Alors, mais quel est ce pays ou ceux qui ne gagnent gouvernent et ceux qui gagnent ne gouvernent pas.Ils ont même envie de rester au pouvoir éternellement.Donc les togolais n’ont pas le droit de se choisir leur chefs d’Etat.Vous appelez ça c’est de la démocratie ?Dans le même temps,la liberté est chère,il faut être courageux.C’est au risque de votre vie que vous vous engagez au Togo,que vous parlez,que vous écrivez dans les journaux parce que le renseignement est très serré.Toujours sur le plan de la gouvernance,on signe des accords vous savez tout ce qui y a eu après la mort d’Eyadema ;comme l’accord politique signé en 2006 mais jusqu’aujourd’hui,il n’est pas mis en œuvre.La constitution de 1992 qui a été écrite du sang des togolais,cette constitution consensuelle,cette constitution impersonnelle,cette constitution pour laquelle les togolais ont voté au référendum,a été malheureusement révisée plusieurs fois.En 2002,2005,2007.Quelle est cette constitution qui se révise plus qu’une loi ordinaire ?Or,vous le savez,la constitution est faite pour durer.Les togolais ont décidé en 2005 qu’ils ne veulent plus être dirigé par un président plus de 5 ans fois 2.Faure est élu en 2005 pour diriger pendant 5 ans renouvelable une fois,je crois.Mais aujourd’hui plus de dix ans après,on y est pas.Ils ont refusé de mettre en œuvre l’accord politique global. Les réformes ne sont pas faites.Mais aujourd’hui,ils parlent d’une cinquième République pour bénéficier d’une autre constitution.C’est pour cela que la position du PNP n’est plus pour l’exigence des réformes.Le PNP ne parle plus de réformes.Le PNP exige le retour à la constitution de 1992.C’est notre constitution contre leur constitution.Il faut juste ajouter le vote de la diaspora vu que le Togo est le seul pays en Afrique de l’ouestoù la diaspora ne vote pas. Ou alors, il faudra se mobiliser pour chasser ce système du pouvoir.Voilà la position du PNP aujourd’hui.

Vous n’allez pas un peu fort ? Vous dites qu’il faut chasser ce pouvoir ?

Nous avons commencé depuis l’université.Nous n’avons pas peur.La vie de tout un chacun est entre les mains de Dieu et il n’est pas parmi nous.Celui qui tient les âmes n’est pas à notre niveau.Et il a son méga programme au-delà de nos petits programmes.En termes de gouvernance sociale,c’est de la catastrophe.Vous le savez,il n’y a pas d’hôpital chez nous.C’est pour dire qu’au finish,sur les trois plans de la gouvernance,politique,économique et sociale,c’est le fiasco total.

Les institutions étatiques togolaises jouent-elles efficacement leur rôle ?

Encore faudrait-il qu’il y ait des institutions.Encore faudrait –il qu’elles fonctionnent normalement.Nous n’avons pas d’institutions au Togo.Là vous apportez du crédit aux institutions togolaises. Au Togo, les députés de UNIR représentent le peuple, mais ils travaillent pour le Chef de l’Etat.Les élus du peuple au Togo comparés à d’autres pays,c’est hallucinant.A partir du moment où un togolais est élu à l’assemblée nationale,il représente le peuple, c’est écrit dans notre constitution. En revanche,les députés du RPT-UNIR ne représentent que Faure Gnassingbé.Et ils se battent pour ses intérêts.Vous vous rappelez comment la constitution togolaise a été révisée en 2005 de façon rocambolesque.On avait fait de quelqu’un qui n’est pas à l’assemblée un député.On en avait fait de quelqu’un qui n’est pas député un président de l’assemblée nationale puis brutalement on en fait Chef d’Etat intérimaire.C’est l’intérêt d’une seule personne qui les guide.Donc,ils marchent sur une majorité mécanique.

Quelles sont aujourd’hui vos motivations à vous opposer au régime en place ?

Vous savez, moi je trouve qu’il est très intéressant de rester aux côtés de la vérité et quelque chose me donne raison tout de suite. (Ndlr : après un exemplaire du journal Le soleil Bénin info) J’ai lu dans votre journal une citation de Martin Luther King qui parle de ceux qui se taisent face à des choses graves.Pourquoi nous allons nous taire ?En dépit de tout ce qui se passe,de ce tableau, comment rester indifférent face à une telle injustice ?Il n’est pas possible de rester indifférent.Pourquoi autour de nous tout marche normalement et chez nous rien ne marche ?Pourtant sur la constitution,il est écrit République togolaise et le Togo n’est pas une chose pour tous ?Et en plus,on veut nous imposer une monarchie.Nous n’avons pas voté pour une monarchie en 92.Tous ces vaillants citoyens togolais n’ont pas été sacrifiés pour qu’on nous installe une monarchie.Non !Nous ne serons pas d’accord quel que soit ce que cela va coûter.Nous voulons être un Etat normal comme le Bénin,comme le Burkina,comme le Sénégal.Pour l’instant,on n’y est pas encore.

Pour vous la démocratie n’existe pas au Togo ?

Non ! Parce que pour moi la démocratie,c’est d’abord la liberté.Or,la liberté n’est pas encore très claire.La liberté n’existe nulle part au Togo.La démocratie c’est se choisir ses propres dirigeants,or pour le moment ce n’est pas le cas au Togo.

Alors que fait aujourd’hui l’opposition pour renverser la situation ? Puisque vous êtes de l’opposition ?

Je peux vous dire ce que nous faisons au PNP,puisque je ne parle pas au nom de l’opposition,je ne suis pas le représentant de l’opposition.Le PNP se dit en dehors de la mobilisation,il n’y a pas d’autres voies.Parce qu’un dictateur se chasse par un coup d’Etat ou par la rue.Le coup d’Etat,nous n’y croyons pas.C’est par des manifestations publiques,parce qu’il y a une loi qui le prévoit.Donc,on reste légaliste.Il revient aux partis politiques de mobiliser.C’est pour ça que nous avons commencé la mobilisation.D’abord la formation du siège ici.Nous tenons une réunion hebdomadaire chaque samedi ici au siège.Vous savez après la naissance du PNP,les réunions se tenaient dans cette salle. Ensuite, elles se tiennent dans la cour.Aujourd’hui,c’est au dehors que nos réunions se tiennent parce qu’il y a trop de monde.Qu’est – ce que nous faisons ?Nous avons transformé les réunions hebdomadaires en des séances de formation.Qu’est-ce que le budget par exemple ?Comment est-il exécuté ?Comment il est dépensé ?C’est quoi un marché public ?Comment se passe le marché public ?C’est quoi notre système de santé publique ?Comment fonctionne-t-il ?
Donc, les gens viennent écouter et au fur et à mesure le PNP prend de l’ampleur.Puis parallèlement à ces réunions hebdomadaires,nous organisons des meetings sur toute l’étendue du territoire national.

Mais portant, vous dites qu’il n’y a pas la démocratie,qu’il n’y a pas de justice,qu’il n’y a pas de sécurité.Mais vous menez toutes vos activités sans être inquiété ?

Vous avez appris qu’à Kara on nous a empêchés de tenir un meeting ; cela a failli dégénérer. A Dapaong, on nous a empêchés de tenir un meeting.Cela a failli dégénérer. A Mango aussi, ça failli dégénérer. Surtout à Kara, vous avez vu les images qui ont fait le tour du monde où des gendarmes ont saisi notre groupe électrogène toujours pour saboter notre initiative.

On a contacté depuis quelque temps que le PNP fait énormément parler de lui au point où ses échos traversent les frontières togolaises.Qu’est-ce qui explique cela ?

C’est une question difficile. Franchement, j’avoue ne pas avoir des éléments pour répondre à votre question.Mais,je me dis est-ce que c’est notre discours ?Est-ce que c’est l’histoire personnelle des responsables du PNP?Est-ce que c’est le moment qui est favorable ?Est-ce que c’est le parcours ?Parce que cela fait quand même 30 ans que je suis debout contre ce système. Et Eyadéma et son équipe me connaissent très bien.On s’est connu dans l’adversité depuis qu’on était à l’université. Peut-être le parcours, peut-être le discours, peut-être aussi la volonté des militants parce que nos militants aiment leur parti et ils aiment en parler. C’est des gens qui viennent à nous parce qu’ils sont convaincus. C’est peut-être aussi parce que nous sommes entrain de faire ce qui n’a pas été encore fait : la conscientisation. Quand nous leur expliquons, ils disent ah donc c’est ça ?Quand on leur dit que Faure est payé par nous-même,ils s’étonnent :donc le président a un salaire ?Je leur réponds oui.C’est pour cela que s’il distribue de l’argent qui dépasse son salaire,on a le droit de lui demander tu as trouvé ça où ? Il doit faire la déclaration de ses biens ; il ne l’a pas fait.Qu’il doit s’adresser à la nation sur sa gestion, il ne le fait pas.Il donne des marchés publics à ses amis alors que ce sont des marchés publics ;vous aussi,vous pouvez en bénéficiez.Que le Togo est riche mais vous êtes pauvre.Je crois que les gens découvrent ces réalités avec nous.

Cela veut dire que les togolais rêvent d’un Togo autrement gouverné ?

Ça, c’est la chose la plus partagée par les togolais. Au-delà des militants du PNP, les togolais dans leur majorité écrasante, même les togolais de la minorité qui travaillent avec Faure, rêvent d’un Togo meilleur ;d’un Togo respecté.Vous savez,les togolais,c’est de grands patriotes.Ils aiment leur pays.Voilà un pays avec beaucoup d’ambitions. Olympio met la clé et ça marche.On sent que le moteur est bon.On peut aller loin.Et puis,un événement vient dérouter la voiture.Ou en tout cas,pour changer de moteur.Eyadema a pris le moteur et l’a jeté en haute mer.Donc le Togo n’a plus de moteur.Ce qui était navire est devenu pirogue qui évolue au gré des flots,au gré des vagues.Tous les togolais aiment le Togo même ceux qui sont dans UNIR et ils rêvent d’un Togo réel.Ce qui nous différencie,c’est qu’il y a des togolais qui guettent des occasions. Vous avez des togolais qui ont leur bouche plantée dans leur ventre.La bouche est plus proche du ventre que du cœur.Voilà la différence entre les gens de la minorité et les gens de la majorité.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute,votre parti le PNP jouit d’une adhésion massive,les togolais rêvant d’un pays autrement gouverné, accepteriez-vous porter aujourd’hui l’espoir de ce peuple togolaisà la prochaine présidentielle?

Pour le moment,nous sommes au charbon.Mon équipe et moi,nous sommes au charbon.

C’est-à-dire ?

Nous sommes en train de bosser. Il faut que les togolais prennent conscience que le Togo n’appartient pas à la famille Gnassingbé.Qu’ils prennent conscience que le Togo appartient à nous tous. Que de Sincassi à Aneho, n’importe quel togolais peut être Président de la République. Que les ressources publiques nous appartiennent à nous tous. Cette prise de conscience nous amènera à mettre le Togo debout….. (Suite dans la prochaine parution)

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