#Rwanda #Seychelles #AFS #Cambodge #Djibouti #BNPParibas #Marchiani #Calabro #Franchi

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la Banque nationale de Paris − devenue depuis la BNP Paribas −, qui selon elles auraient autorisé deux transferts depuis le compte détenu chez elle par la Banque nationale du Rwanda vers un compte au nom de Petrus Willem Ehlers dans la banque suisse UBP. Des fonds qui, selon Sherpa, auraient permis à Théoneste Bagosora – surnommé le « cerveau du génocide » et condamné à 35 ans de prison en appel en 2011 – d’acheter 80 tonnes d’armes, kalachnikovs et munitions, livrées les 16 et 20 juin 1994 à Goma, au Zaïre (actuelle RDC), avant d’être transportées vers le Rwanda voisin. Une livraison confirmée par le colonel Bagosora lors de son procès devant le tribunal international pour le Rwanda, qui a précisé que ces armes avaient servi à « aller donner un coup de main à Kigali.

En plein embargo sur les armes pour le Rwanda, pendant le génocide, les achats ont continué via de grandes banques, en particulier françaises.

Le 18 mai 1994, le Conseil de sécurité adopta un embargo sur les livraisons d’armes à destination du Rwanda en vertu du chapitre VII de la charte des Nations Unies [1]. La France vota pour alors que le général Quesnot, chef d’état­-major particulier du Président de la République, y était opposé. Il faisait observer début mai à François Mitterrand que « les forces gouvernementales rwandaises sont à court de munitions et d’équipements militaires. Mais, poursuivait-­il, le Quai d’Orsay, faisant état de l’opinion publique et de la nécessité de ne pas alimenter le conflit, estime nécessaire d’appuyer la proposition américaine d’embargo sur les armes et les munitions à destination du Rwanda. » [2]

Bagosora fait son marché aux Seychelles

Le 24 juin 1994, l’ambassade états­ unienne aux îles Seychelles informa Washington de ses démarches auprès du président René au sujet d’une livraison d’armes au Zaïre destinée en réalité au Rwanda. Celui­-ci admit qu’ils avaient pu être abusés et l’a faite interrompre [3].

C’est un parti politique, l’« United Opposition », qui a accusé le gouvernement de jeter de l’huile sur le feu en vendant des armes au Rwanda alors que l’opinion était bouleversée par les atrocités qui s’y déroulaient. Il fit savoir dans la presse locale que le 4 juin, un Zaïrois et un Sud­-Africain avaient débarqué de Johannesbourg.

Le 16 juin, un Rwandais était arrivé à bord d’un avion zaïrois. Il repartit pour Goma avec une première cargaison d’armes. Le 18 juin, un avion zaïrois emportait une nouvelle cargaison. La présence d’un Rwandais ne laissait pas de doute sur la destination réelle de ces armes, poursuivait le communiqué, qui demandait au gouvernement de s’expliquer [4]. Le ministre de la Défense des Seychelles, James Michel, était mis en cause [5]. Ces armes faisaient partie d’un stock que le gouvernement seychellois avait confisqué à bord d’un bateau appelé Le Malo, arraisonné en mars 1993 [6]. Elles étaient destinées à la Somalie, frappée alors d’embargo international.

En 1995, l’enquête de Kathi Austin pour Human Rights Watch a révélé que le colonel Bagosora, organisateur du génocide des Tutsi, se faisant passer pour un officier zaïrois, avait négocié cet achat d’armes par l’intermédiaire d’un Sud­ Africain nommé Petrus Willem Ehlers.

Deux avions d’Air Zaïre transportèrent 80 tonnes d’armes, dont 2 500 fusils d’assaut Kalashnikov AK47, des centaines de milliers de balles pour fusils et mitrailleuses, des grenades, des obus de mortiers, etc. Ces armes arrivèrent à Goma dans les nuits des 16­-17 et 18­-19 juin 1994. Elles furent remises à l’armée gouvernementale rwandaise à Gisenyi [7]. Au Tribunal pénal international pour le Rwanda, Bagosora confirma qu’une troisième rotation a été suspendue car il risquait lui­-même de se faire arrêter (10/11/2005).

Des armes financées par un compte à la BNP

La commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les violations de l’embargo a révélé que le général Baoko-­Yoka, vice­ ministre zaïrois de la Défense, a délivré un permis de transport et d’affrètement à Ehlers en date du 13 juin 1994 [8]. Elle a précisé qu’Ehlers a versé aux Seychelles pour cet achat 180 000 $ le 15 juin, puis 150 000 $ le 17, soit 330 000 $ en tout. Son compte en Suisse 82 113 CHEATA, agence de Lugano, Union Bancaire Privée (UBP), a été crédité le 14 juin 1994 de 592 784 $, puis le 16 juin de 734 099 $, soit plus d’un million trois cent mille dollars US. D’après le ministre suisse de la justice, «  les ordres de virement au compte de M. Ehlers des 14 et 16 juin 1994 avaient été donnés par la Banque nationale du Rwanda à Kigali. Les fonds émanaient de la Banque nationale de Paris, SA, à Paris  » [9]. Le gouvernement français n’a pas répondu à la lettre du 13 août 1998 de la commission d’enquête de l’ONU [10].

En 1998, Le Figaro publie un document du 16 juin 1994 signé Bagosora certifiant que l’avion QC9LV était affrété par l’armée zaïroise pour transporter des armes des Seychelles au Zaïre sous la responsabilité du ministère de la Défense zaïrois [11]. Petrus Willem Ehlers a été secrétaire de Pieter Willem Botha, Premier ministre d’Afrique du Sud. Ehlers connaît bien la France : de 1970 à 1972, il a suivi un entraînement militaire sur les sous­ marins à Toulon et Lorient, et il est en contact avec Jean­Yves Ollivier, proche de Michel Roussin, ministre de la Coopération en 1994. Interrogée par Le Figaro sur cette transaction, la BNP n’a pas répondu.

 

Jean-Charles Marchiani est un ancien agent du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), l’ancêtre de la DGSE, le renseignement extérieur français. Il a mis le pied à l’étrier à Iskandar Safa dans les années 1980. Jean-Charles Marchiani était alors cadre commercial du groupe hôtelier Méridien. Iskandar Safa était de son côté chargé par des actionnaires du Golfe (lire ici), notamment Metaab bin Abdullah bin Abdulaziz al-Saoud, l’un des neveux du roi d’Arabie Saoudite, de redresser la chaîne hotellière Novapark. Marchiani s’est présenté à un entretien d’embauche dans cette chaîne en 1985. Iskandar Safa ne l’a pas recruté, mais les deux hommes sont vite devenus amis.
Jean-Charles Marchiani l’a entrainé dans ses affaires dès le début des années 80. Iskandar Safa a alors créé la société Triacorp à Paris et s’est spécialisé très rapidement dans les accords de compensation industrielle (ou offset) dans les contrats d’armement, notamment entre l’avionneur américain Northrop et la Corée du Sud portant sur des F5 et F20. Il a aussi conclu des accords d’assistance commerciale avec la Société française d’exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l’intérieur (Sofremi), alors sous la tutelle du ministre de l’intérieur Charles Pasqua, notamment en Lybie en 1988 pour du matériel industriel et de la peinture. Toujours pour la Sofremi, Iskandar Safa est intervenu ensuite au Koweït, en 1991, dans le cadre d’un accord avec la France portant sur le déminage de ce pays après la guerre du Golfe. Il est intervenu pour le même commanditaire en 1993 dans le contrat Miksa (lire ici), qui prévoyait la livraison à l’Arabie Saoudite d’un vaste système de sécurisation des frontières du royaume, décroché in fine en 2009 par EADS.

L’heure de gloire : les otages français au Liban

En 1986, Marchiani, devenu conseiller du ministre de l’intérieur Charles Pasqua, a demandé à son ami de lui prêter main forte dans la crise des otages français au Liban. Iskandar Safa a alors mis les ressources de Triacorp ainsi que ses contacts dans la région au service de son partenaire. Les otages ont été libérés en 1988. Iskandar Safa a été soupçonné, dans une note de la Direction de la surveillance du territoire (DST) publiée dans Le Monde en 2002, d’avoir capté une partie de la rançon, via le compte au Crédit lyonnais d’un de ses proches, Issam Abbas. Une information judiciaire a été ouverte. Mais l’accusation n’a pas tenu longtemps, l’Etat niant le versement d’une rançon.
Dans la tourmente judiciaire

Les années 2000 de Jean-Charles Marchiani ont été moins glorieuses, avec une série d’inculpations, dont deux en tandem avec Iskandar Safa : dans l’affaire de la libération des otages au Liban (non-lieu général en 2009) et dans les détournements de fonds de la Sofremi. Les deux hommes ont été dans ce dernier cas tous deux relaxés le 11 décembre 2007. Marchiani a été en revanche condamné le 27 octobre 2009 à trois ans de prison pour « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de biens sociaux « dans l’affaire dite de l’Angolagate (voir la notice Wikipédia), vaste réseau de trafic d’influence et de vente d’armes au bénéfice de l’Angola. La société Triacorp d’Iskandar Safa, qui n’a pas été inquiété directement dans cette affaire, a hébergé l’association France Afrique Orient de 1988 à 1993, une des structures mises en place par Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani qui ont été découvertes lors de l’Angolagate.
Jean-Charles Marchiani a également été condamné en 2005 pour avoir perçu des commissions de la société hollandaise Vanderland en vue de faciliter l’obtention du marché du tri des bagages à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Il a été condamné la même année à un an de prison ferme pour avoir accepté des fonds de la société allemande Renk pour que cette dernière décroche le marché des boîtes de vitesses des chars Leclerc du français GIAT industries à destination des Emirats arabes unis en 1993.

Il parait tout de même curieux voire bizarre qu’Abdourahman Borreh, bien silencieux depuis des mois et parait-il opposant à Ismaïl Omar Guelleh, ne se soit pas exprimé sur le niveau et la motivation de ses relations privilégiées entretenues avec Jean Charles Marchiani ainsi que sur le rachat… de la supposée « Société commerciale » appartenant initialement à JCM…
Société qui, si j’ai bonne mémoire, aurait déposé son bilan dans la semaine qui a succédé à l’assassinat du juge Bernard Borrel.
Bizarre ! Je vous ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre.

« On dit de moi que je suis un homme bizarre et que j’ai le goût du singulier. C’est vrai, toutes les fois que je songe à ces mots : liberté, grandeur, dignité, honneur, je préfère le singulier au pluriel. »
Victor Hugo.

Du Juge Borrel à JC Marchiani, Calabro, Bruno Pardigon JP Franchi,JP Démont-Piérot

Sur la carte de visite Kheops (triangle Holding) ci-dessus, Khalid A. Taha c’est le nom d’un gars du Mossad, les services secrets israéliens.
C’est l’extrême droite mafieuse française qui entretient des liens avec les israélites les plus extrémistes. Ce qui est intéressant est de savoir c’est qu’Eric Duval est proche depuis un an des mouvements sionistes en France, alors qu’il est catholique.
Ce qui prouve qu’il n’est plus qu’un pion de la mafia française.

Que faisais une équipe de GEOS à Djibouti ? La question vient du livre. Djibouti c’est Marchiani avec sa société import-export en 1955 mais c’est encore Marchiani qui est au Cambodge, le patron de Triangle Hoolding. Le Cambodge c’est un trafic d’armes vers Djibouti peu avant la mort de Monsieur Borrel.
Alain Romani, à l’époque du meurtre de Bernard Borrel en 1995 était tenancier d’un bar. En 2005, il sera au Cambodge associé d’un corse Allan Romagnoli qui sera assassiné. Les deux étaient associés avec Didier Calabro (le dédé du Deauville) qui lui, est parti en catastrophe de Djibouti à la même époque que le meurtre du Juge Borrel. Qu’a découvert le Juge à Djibouti ?. A en lire le livre de la mafia française, il se pourrait que ce soit un gros trafic d’armes (il faut aller dans les explications en fin de livre – c’est écrit en petit – provenant du Cambodge. Autre décryptage à faire: il y a des franc-maçons partout ! Mais d’après Bruno Mercier, ce sont des imposteurs.
l’affaire du meurtre du juge Borrel en 1995 à Djibouti.
C’est l’affaire où l’implication de la mafia française est la plus flagrante. Encore faut-il accepter l’idée qu’une mafia française existe bien pour comprendre l’affaire de l’assassinat du juge Borrel. Les faits sont à comparer avec ceux relatés au sein de la cellule Cambodge.
Le 19 octobre 1995, au bas d’un dénivelé rocheux, des gendarmes français découvrent le corps à moitié calciné du juge Bernard Borrel. L’endroit où est retrouvé le corps est situé en bordure du golfe du Goubet. Le constat effectué par le policier de l’ambassade de France conclut à un suicide par le feu. Ce dernier n’a pourtant pas relevé un détail d’importance, celui d’un hématome rond, quasi parfait, sur la tête de Bernard Borrel. C’était « comme s’il avait reçu un coup de maillet dans le front », explique la capitaine qui travaillait à la morgue à Alexandre Barrier, appelé du contingent. Il se souvient aussi que sa hiérarchie lui a fait signer un papier de confidentialité qui lui interdisait de divulguer de qu’il avait vu. Durant dix ans, cette
information restera ignorée et ce n’est qu’en 2007 qu’elle sera portée à la connaissance de la justice française. En réalité, tout a été fait depuis le début pour que l’affaire soit enterrée au plus vite en faisant croire à un suicide. Ce n’est que grâce à l’acharnement de madame Borrel que la justice reviendra sur cette thèse officielle et conclura à un assassinat.
Le 3 février 2004, la juge Sophie Clément questionne le professeur de médecine légale Patrice Mangin sur les coups portés au juge, plus particulièrement au sujet de ce coup au front et à l’avant bras. Sa réponse est claire : « Le traumatisme à la tête ne pourrait pas provenir d’une chute du corps sur les rochers. Il résulte d’un coup porté avec un instrument contondant. » A la question de la juge pour savoir si M. Borrel aurait pu s’asperger d’essence debout ou à genoux et ensuite courir vers l’endroit où il a été retrouvé, le professeur est formel : « Non, ce n’est pas possible. » Après ces réponses, le procureur de la République de Paris déclarera que « il n’a jamais caché dans son analyse du dossier qu’il considérait que Borrel avait été assassiné ». Les nouveaux éléments de l’enquête joints au dossier, constatations médico-légales et pyrotechniques, contredisent formellement la thèse du suicide qui constituait jusque là la « thèse officielle ». Les soupçons se tournent alors vers l’entourage de l’actuel président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Régis Ollivier, chef de l’antenne DGSE à Djibouti en 1995, déclare à la juge française « qu’il s’agit d’une affaire politique dont la réponse ne peut être que politique. D’Etat à Etat ». Un autre officier de la DGSE cite une source de son service qui lui « a donné des détails sur la légende construite autour de la mort de Bernard Borrel pour dissimuler l’assassinat et également pour que sa mort serve d’exemple ». La notion « d’exemple » chère à notre mafia ! Un investissement prévu pour rapporter x fois la mise perdue. La notion d’exemple qui fait partie des règles du code d’honneur à respecter.
A Djibouti, depuis bien longtemps déjà, certains Français tirent profit de commerces en tous genres – prostitution, principalement d’Ethiopiennes, drogue, etc. – Il y a des règles à respecter et l’entraide est de mise entre eux. Un autre militaire des services de la direction protection sécurité défense (DPSD) reconnaît que « les commanditaires du suicide étaient certainement des gens haut placés au gouvernement de Djibouti. Ismaël Omar Guelleh était mêlé à toutes les grandes affaires, attentat du café de Paris en 1990, trafics d’armes, d’argent… Certainement que monsieur Borrel en savait trop sur ces affaires ». Eric Halphen, ex-juge d’instruction, bon connaisseur des réseaux politico- financiers, y décèle la patte des services secrets : « Lorsqu’on veut salir quelqu’un, le décrédibiliser, dit-il, on lui construit une légende en jouant sur différents ressorts. Les Anglais appellent cela le MICE, le pluriel de souris, M comme Money, I comme Ideology, C comme Compromission, E comme Ego. » Exactement la marque, non des services secrets, mais de la mafia française.
La particularité de Djibouti, comme du Cambodge, est que si l’on cherche quelque chose, on est assuré de trouver. Djibouti est un très petit pays où l’activité commerciale se limite à une rue de 200 mètres, la place Ménélik, et un ou deux supermarchés pour occidentaux. C’est du moins le descriptif qui pouvait en être fait dans les années 1990/1995. Il est évident que le juge Borrel n’a pas eu trop de difficultés à apprendre le fonctionnement et les affaires illégales du pays. A partir du moment où il a cherché des informations sur une affaire, toutes les autres se sont dévoilées à lui. Les trafiquants ont de plus un sentiment d’impunité par rapport à tous les trafics traditionnels qui s’y déroulent. Un des plus gros est celui du khat, drogue locale à base de feuilles qui se
mâchent pour se donner une impression d’invulnérabilité. Les chauffeurs de taxi en prennent régulièrement et avec certains d’entre eux une course devient vite un parcours à sensations. Le marché du khat est colossal à Djibouti et fait vivre des milliers de distributeurs et de petits revendeurs. La drogue est un des problèmes majeurs de l’armée française qui doit lutter contre sa consommation chez les jeunes militaires. Le pays est si pauvre en distraction, et qui plus est soumis, dès 1991, a des restrictions de déplacement à cause de la guerre avec le FRUD58, que les jeunes se tournent vers la drogue locale vendue librement. A la drogue locale, la drogue dure se substitue ensuite.
Il est donc flagrant que le juge Borrel a connu les détails, non pas d’une affaire, mais de plusieurs. Mais plus que la drogue, d’autres trafics ont dû apparaître au juge. Arrivé en avril 1994 auprès du ministre djiboutien de la Justice pour effectuer des missions de coopération, le juge Borrel aurait mené des investigations sur l’attentat du café de Paris en 1990. Le soir du 27 septembre59 1990, plusieurs grenades sont lancées dans le café de Paris fréquenté par des occidentaux, les agresseurs en lancent ensuite dans la rue d’Ethiopie. Les explosions dans le café fauchent plusieurs personnes dont le petit garçon d’un adjudant-chef du 5e RIAOM60. Il venait juste d’accueillir à l’aéroport sa famille qui l’avait rejoint. Les récits de cette attaque décrivent la panique qui s’ensuit après la première explosion, les éclats de vitres et de grenades qui scindent l’espace du bar, des militaires en tenue couverts de sang et d’autres qui cherchent en toute hâte à s’enfuir. Les secours ont mis plusieurs longues minutes avant d’intervenir, les premiers soins étant dispensés directement par les blessés légers. Au cours de la soirée, plusieurs blessés rejoignent le 5e RIAOM par leurs propres moyens en taxi, à leurs frais. Ils se sont présentés au service de garde en lambeaux, couverts de sang et se tenant les uns les autres. La dizaine de blessés répertoriés officiellement dans l’attentat est largement dépassée par le nombre de blessés légers qui ne sont pas restés sur les lieux de l’attentat.
Les sept casernes de l’armée française s’attendront à d’autres attentats dans la nuit. La garde est renforcée mais rien ne se passe. Le lendemain matin, les discussions vont déjà bon train : « Ici à Djibouti c’est fréquent. Dès que la France ne veut pas payer des rallonges à ce qu’elle paye déjà à l’Etat djiboutien, il y a un attentat. L’attentat d’hier soir provient du neveu du président Hassan Gouled Aptidon, qui est le patron de la Sûreté nationale et du service de documentation et de sécurité. » D’autres militaires n’hésitent pas à commenter : « L’attentat était bien programmé et les grenades qui n’ont pas explosé ne sont pas le fait du hasard. Elles ne devaient pas exploser pour donner uniquement le change et faire croire que tout le monde était visé. Ce qui est faux, c’était truqué. » Même dans l’armée française, personne n’ose dire ouvertement le nom du commanditaire, Ismaël Omar Guelleh. Les mois qui suivent sont ceux de la montée en puissance de la guerre du Golfe. Le souvenir de cet attentat est encore présent et des mesures draconiennes de sûreté sont prises par l’Etat-major, bus scolaires accompagnés par des jeeps armées, tireurs d’élites sur les toits de l’école catholique. C’est le début d’une longue période d’insécurité qui sera confirmée par l’arrivée dans le paysage politique et militaire du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), la guerre civile débute en 1991 entre les Afars et le pouvoir djiboutien. En 1992, mal entraînée et mal armée, l’armée djiboutienne tombait dans des embuscades meurtrières et les soldats n’arrivaient pas à reprendre le terrain perdu. Tous les soirs, des camions chargés de blessés rentraient en ville en croisant les chars français qui prenaient position sur le poste 20 face à la frontière somalienne. En fait,
l’armée française n’apportait aucun soutien à l’armée du pays, les activités du 5e RIAOM, de la 13e DBLE61 et du BCS62 semblaient ne pas être perturbées par cette guerre qui taillait en morceaux l’armée du président Aptidon. Il est même arrivé qu’une compagnie du RIAOM effectue en dehors de Djibouti une séance de tir alors que le bruit des armes lourdes semblait indiquer que les combats entre les deux factions se déroulaient à proximité immédiate. Si proche, que les Djiboutiens, excédés par l’attitude des militaires français, ont menacé de retourner leurs armes contre eux s’ils ne dégageaient pas la zone pour rejoindre la capitale au plus vite. Le FRUD aurait certainement pu atteindre le centre ville en écrasant facilement son adversaire. Ismaël Omar Guelleh n’hésitait pas quant à lui à déclarer que la rébellion était un complot fomenté par les socialistes français, alors au pouvoir en France. Il est en revanche incontestable que la France avait une certaine complaisance envers les rebelles, à Djibouti, il se disait même que des agents de la DGSE ou des mercenaires étaient derrière les attaques meurtrières du FRUD.
Militairement, le conflit avec le FRUD ne dure pas longtemps. A la surprise générale, l’armée djiboutienne s’est ressaisie, la seule explication étant qu’elle a trouvé entre 1992 et 1993 de quoi s’équiper pour reprendre le dessus sur les assaillants. Or, nous savons que la France était plutôt favorable au FRUD pendant le conflit, le gouvernement de Pierre Bérégovoy n’a donc pu être à l’origine de cet appui, ni le gouvernement suivant mais la mafia française, oui. En 1994, un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien, le régime du président Aptidon est sauvé de justesse mais certainement pas grâce à ses capacités à faire la guerre. Coïncidence ou pas, l’époque de la reprise en main de l’armée du président Aptidon est aussi celle où l’ex-préfet Marchiani dirige sa société d’import SOFREMI-SERVAIR. Dans l’édition du 21 décembre 1995, l’hebdomadaire  français « l’Evènement du Jeudi » révèle que des mines anti-personnel auraient été livrées à l’Erythrée, confronté à une guérilla « communiste » et, fait du hasard, « cette livraison s’est réalisée deux mois après l’assassinat du juge Borrel ». En 2003, dans l’affaire de l’Angolagate, l’ex-ministre de la Défense François Léotard n’hésitait pas dénoncer une diplomatie parallèle menée, selon lui, par Charles Pasqua entre 1993 et 1995. En 1993, François Léotard avait visité les troupes françaises du Cambodge mais à qui obéissaient les militaires français de Phnom Penh ? Il faut bien avouer que ces années et celles qui en découlent ont été riches en évènements qui ont terni l’image de la France.
En 1995, Bernard Borrel comptait se rendre à Paris quatre jours après la date de sa mort. Il a eu aussi peu de chance que les Kanaks qui ont trouvé la mort trois jours seulement avant l’élection présidentielle. Quelques jours plus tôt, il avait confié à son épouse qu’il était angoissé mais ne pouvait lui dire pourquoi sans la mettre en danger. Avait-il appris des choses qu’il ne devait pas apprendre ? Ils étaient nombreux en tout cas à avoir des raisons de craindre le «juge fouineur» dans un pays où la corruption touche même les militaires français. Dans les premières années qui suivent la découverte du corps, certains diront qu’il avait prémédité son suicide, n’avait-il par exemple pas fait le plein de son jerrican de voiture avant de quitter la capitale ? Les consignes de sécurité exigent pourtant de quitter la ville avec le maximum de carburant, les légionnaires du poste de contrôle de la route du grand barra peuvent ainsi contrôler la dotation en carburant des véhicules civils. Le juge Borrel n’a donc fait que respecter les consignes de sécurité.
Des témoins Djiboutiens diront que deux voitures ont passé les postes de contrôle djiboutien et français de la Légion, au PK 20. Lors de ces contrôles, le numéro de la voiture ainsi que les noms des passagers sont relevés, or, les mains courantes ont disparues. La voiture du juge est retrouvée face à l’Ile du Diable, ce n’est pas un hasard, il s’agit d’un message de la mafia, le juge a été tué pour l’exemple. Pour «l’exemple» veut dire que son corps devait être retrouvé et sa mort connue, il aurait sinon été facile de le jeter à l’eau afin qu’il soit dévoré par les requins. Au contraire, il a volontairement été descendu et arrosé de deux carburants différents à un endroit précis, à 80 mètres le long d’une forte dénivellation. Un endroit d’où le feu est visible à l’opposé du golfe du Goubet, soit du centre commando d’Arta plage où des militaires français sont présents ou à proximité des deux compagnies de combat d’Arta. De nuit, un feu est parfaitement visible et sans jumelles, l’utilisation des signaux lumineux est de plus une technique de communication apprise dans l’armée et souvent employée en toute discrétion pour préparer des débarquements nocturnes. A partir de ce moment, il n’y a même pas de compte-rendu radio à effectuer pour confirmer que la cible est bien morte, la mission est considérée comme accomplie. Il parait aussi peu probable que le juge ait été tué près de la voiture qui a été retrouvée car à Djibouti, il y a quelqu’un partout, de nuit comme de jour, le désert n’est jamais vide. Lorsqu’ils font des séances de tirs, les militaires ont bien souvent la surprise de trouver un nomade avec sa caravane de chameaux qui sort d’on ne sait où. Le juge n’a donc pu être abattu que dans un endroit discret, encaissé par un mouvement de terrain, où des complices veillaient à ne pas être dérangés.
C’est donc bien d’un contrat qu’il s’agit. Comme pour le Cambodge, il y a toute une culture du meurtre propre au pays et à Djibouti, les meurtres d’occidentaux ont leur marque particulière. A plusieurs reprises des militaires ont ainsi été tués et leurs corps retrouvés en morceaux dans des sacs poubelles. La mise en scène du «suicide» du juge Borrel porte donc la marque de la mafia et fait penser aux meurtres du Vercors, dans l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire63. La marque sur le front du juge pourrait être effectivement celle d’un maillet et revêt une symbolique qui reste à déterminer. Il s’agit plus probablement d’une manipulation montée à l’encontre des Francs-maçons pour faire croire que le coup porté pourrait être de leur fait, ces derniers utilisant en effet des maillets pour rythmer le travail en Loge. Cette hypothèse est tout simplement ridicule, si de vrais Francs-maçons avaient voulu laisser leur marque, ils auraient aussi utilisé un ciseau64, outil associé au maillet, et sa marque serait bien visible. Le maillet seul ne représente rien en Franc-maçonnerie, l’utilisation de cet outil en arme a donc été servie par un non initié, un profane65 qui a probablement voulu faire diversion vers la Franc-maçonnerie.
Se pose tout de même la question de savoir pourquoi et par qui le juge était accompagné lorsqu’il est sorti de Djibouti-ville, il existe d’ailleurs d’étranges similitudes avec les meurtres des deux Corses au Cambodge. Dans la logique des méthodes de la mafia, le juge s’est certainement fait piéger comme l’ont été beaucoup de cibles au Cambodge et à Djibouti. Un dossier a vraisemblablement été constitué sur lui qui devait le faire tenir tranquille et l’inclure dans le dispositif pour en faire une nouvelle recrue. Face aux pressions, le juge s’est peut- être posé des questions devant la conduite à tenir, fallait-il plier, résister, l’intérêt de sa famille dépendait aussi de ce choix. Les « bons soldats » sont récompensés par la mafia, il suffit pour cela d’accepter l’ordre imposé et de respecter la hiérarchie. Si la mafia a décidé de l’éliminer, c’est qu’il représentait un danger pour l’organisation tout entière et qu’il a refusé un compromis.
Deux cas de figure ont pu se présenter : il a poursuivi ses investigations sur les trafics et, conscient du piège qu’on lui tendait, refusé tout compromis ou, face aux menaces qui pesaient sur sa famille, il s’est retrouvé dans l’impossibilité de refuser une rencontre avec les responsables des trafics sur lesquels il enquêtait. Pour protéger sa famille, il s’est donc volontairement mis en danger et s’est en quelque sorte sacrifié. Beaucoup de ceux qui connaissent le fin mot de l’affaire ont joué sur cette ambiguïté pour valider la thèse du suicide, arguant que tenir tête à la mafia revient à se suicider.
De fait, la version du suicide était apparemment déjà arrêtée lorsque les gendarmes français ont découvert le corps au petit matin du 19 octobre 1995. Là encore, lorsqu’on connaît Djibouti, il n’est pas possible que des gendarmes français découvrent par hasard une voiture perdue, et un corps un peu plus loin, sans avoir été avertis. Le scénario est grotesque et il apparaît évident que des ordres, français, leur ont été donnés pour patrouiller dans cette zone sous un prétexte quelconque.
C’est au niveau des «ressources humaines» que se situe le point faible de la mafia et que les relations avec la cellule Cambodge commencent à se faire jour. En 2005, lors d’une enquête diligentée par le procureur de Clermont-Ferrand, les gendarmes recueillent un témoignage concernant Miniana, ce policier qui a conclu au suicide du juge en moins de dix minutes, mais ce témoignage n’a alors rien à voir avec l’affaire de Djibouti. Miniana est ce policier de l’ambassade de France au Cambodge qui a été cité dans un procès-verbal comme « étant tenu par les mafieux français de Phnom Penh ou subissant un chantage de leur part ». Cette information aurait été confirmée par la rédaction d’une fiche sur sa personne et portée à la connaissance de l’attaché militaire de l’ambassade par les services français. Il y a là le jeu de l’armée avec les services officiels et d’un autre côté celui de la mafia, deux entités différentes qui n’ont rien à voir entre elles, si ce n’est d’être éventuellement complémentaires. On retrouve dans les témoignages d’autres informations où des personnes sont déjà citées au sujet des activités de la cellule Cambodge. Par exemple, le disque dur de la société Triangle, où les fiches de chantage étaient enregistrées, aurait été déplacé par le militaire à qui la DPSD66 avait demandé d’infiltrer le réseau et une amie à lui, madame Joly. Ce disque dur aurait été déposé de nuit auprès de la MAM (Mission d’assistance militaire, forte d’une vingtaine de conseillers militaires français et installée le long d’une rue qui est louée par la France à l’Etat cambodgien) mais, au lieu de le transmettre à l’attaché militaire de l’ambassade, les militaires de la MAM se seraient trompés de destinataire et l’auraient remis… au commissaire Miniana. Il y avait dans ce disque dur tous les chantages et au moins l’historique de la cellule Cambodge, si ce n’est celui d’autres cellules… sans compter la fiche de Miniana ! C’est l’histoire qui a été relatée sur procès verbal aux enquêteurs de la Gendarmerie.
Le commissaire Miniana a pris sa retraite en 2008 et a été employé par l’ex-directeur national de la Police judiciaire, Jacques Franquet, qui est à présent le directeur de la sécurité d’un grand groupe français. Le 21 février 1995, Jacques Franquet, nommé par Charles Pasqua, avait démissionné après le scandale suscité par l’affaire Schuller- Maréchal. Il avait placé sur écoute irrégulière le beau-père du juge Eric Halphen, alors sur la piste des fausses factures du RPR67. Comme quoi, être fidèle à ses anciens patrons permet de ne jamais se retrouver sans emploi. Miniana n’est pas le seul acteur à retenir toute l’attention dans l’affaire Borrel, Alain Romani est aussi un personnage clef de l’affaire, soupçonné d’être impliqué dans l’assassinat du Juge. Fils de l’intendant
de l’ancien président Aptidon, Romani est aussi l’ancien patron de « L’Historil », ce bar de Djibouti qui a subi l’attentat du 18 mars 1987 et fait 14 morts dont 5 Français, ainsi que 40 blessés. Le jour de la découverte du corps du juge Borrel, le 19 octobre 1995, Mohamed Aloumekhani, à l’époque lieutenant  de la Garde présidentielle djiboutienne, affirme avoir vu Alain Romani débarquer dans les jardins de la Présidence en compagnie de quatre autres personnes à bord de deux véhicules. Il affirme par ailleurs que l’un des membres du groupe s’est approché d’Ismaïl Omar Guelleh et lui a dit en langue somalie : « Le juge fouineur est mort et il n’y a plus de trace. »
Suite au témoignage relatant ces faits, Romani, qui est accusé par les parties civiles d’avoir participé à la «réunion de crise» autour d’Ismaïl Omar Guelleh dans les jardins de la présidence, fait remettre à la juge Sophie Clément des documents certifiés attestant sa présence ce jour-là à… Saint-Denis de la Réunion. L’alibi semble solide, toutefois, quand on connait le personnage, l’authenticité des papiers peut légitimement être mise en doute. Etait-il donc bien à la Réunion ce soir là ? Quoi qu’il en soit, cela ne veut pas dire non plus qu’il a participé à l’assassinat. Alain Romani se dit honorable, au dessus de tout soupçon et s’indigne de la mauvaise presse qui lui est faite, on peut le comprendre sur ce point d’autant qu’il semble tout aussi apprécié par la communauté corse de la Réunion. En 2005, Alain Romani fait malgré tout de nouveau parler de lui dans un autre pays et pas le moindre. Au mois de novembre, sur le site Khmer- Network, s’ouvre un forum de discussion consacré à Solaris Cambodge. C’est un grand déballage, on y parle de ses escroqueries, du blanchiment d’argent… les échanges se font précis et apportent des éléments nouveaux permettant de mieux cerner le rôle joué par la mafia.
Internaute « Bong » écrit par exemple, le 9 décembre 2005 : « Pour ma part, je n’ai jamais rencontré ces deux énergumènes (Pierot et Franchi) qui disaient travailler pour la DGSE, notamment sur des affaires de pédophilie. Pour l’ambassadeur, il a fait son temps mais qu’il ait eu des casseroles, notamment pour des histoires d’exportation illicite d’œuvres d’art, est en revanche vrai. Du reste, il est au placard en France et une information judiciaire a été ouverte pour ces faits. Je voudrais rajouter, concernant Franchi et son acolyte, que très vite après leur arrivée au Cambodge, vers 1997, ils se sont associés avec le commandant Tho, haut gradé cambodgien de la police des étrangers, très fortement suspecté par le HCR d’être impliqué dans de multiples enlèvements contre rançons d’enfants ou d’adultes de familles Sino- khmers. »
Internaute  «  Collebert  »  écrit,  le  14  décembre  2005  : « Personnellement, j’ai été victime de ma confiance dans un individu qui exploite le réseau d’une école, celle de l’ESSEC, auquel il a eu accès après avoir suivi une formation. Nous étions censés développer l’activité d’une entreprise de 30 personnes, une boulangerie de 15 personnes et la société d’édition « Principal ». Les deux activités étant liées à la holding pompeusement nommé Triangle en référence à la Franc-maçonnerie. En réalité cela couvrait différents trafics dont le blanchiment d’argent. »
Les déclarations se succèdent et le nombre de visiteurs de ce forum grimpe très rapidement en flèche pour atteindre plusieurs milliers lorsque la nouvelle du meurtre d’un ressortissant français de Phnom Penh est annoncée, meurtre qui permet en outre de faire la liaison avec Djibouti. « Egorgé au Cambodge (…) Le Corse le plus célèbre de la Réunion a été égorgé pendant son sommeil, au cours de la nuit de lundi à mardi, dans sa chambre d’hôtel, établissement dont il était le propriétaire depuis qu’il avait
vendu la Terrasse au début de l’année. « Allan » et son épouse « Vivi » avaient fait de leur restaurant le rendez- vous le plus ludique des soirées dionysiennes (…) Le Noël prochain devait être l’occasion pour beaucoup de découvrir Phnom Penh. Il était en train d’organiser un réveillon exceptionnel. Plusieurs de ses amis ont du reste déjà acheté leurs billets. Après 12 ans de réussite à La Terrasse, Allan et Vivi avaient, d’un commun accord, décidé de tenter une nouvelle aventure. Les restaurateurs ont la bougeotte et Allan aimait l’Asie. Et lorsqu’un ami lui a proposé un Resort au Cambodge, il a immédiatement mordu à l’hameçon (…) L’appât était beau : Le Palm Resort, un cadre unique aux portes de Phnom Penh, proposant 13 chambres réparties en bungalows, isolés par des arbres, un restaurant, sous une avancée au décor de pergola avec vue sur la verdure, et la piscine et ses deux bars tournant autour d’un îlot reconstitué. Pour cette affaire, il s’est associé avec deux Réunionnais, un autre Corse, Alain Romani, et un ex-boulanger de Saint-Gilles, Bernard Astic. Sur place se trouvait le quatrième partenaire, lui aussi d’origine corse. L’affaire s’était concrétisée en février dernier. Un instant peut-être Allan avait pu imaginer pouvoir garder La Terrasse. Mais bien vite la réalité s’est imposée à ses yeux. Les allers-retours Cambodge-Réunion étaient impossibles. Le 31 avril, il signait l’acte de vente de son restaurant fétiche et le lendemain, il était dans un avion pour la métropole. Il ne devait plus jamais revoir le 39 rue Félix-Guyon. Le corps d’Allan Romagnoli sera rapatrié demain en métropole pour y être inhumé. Mais hier soir déjà, à Saint-Denis, nombreux de ses amis s’étaient retrouvés pour commencer la veillée funèbre. » Le texte est signé d’un journaliste de la Réunion, Christian Chardon.
Alain Romani, de Djibouti au Cambodge, en passant par la Réunion, nous retrouvons toujours ce personnage clef de l’affaire Borrel. Djibouti, Réunion, Cambodge, presque la représentation d’un Triangle… Le 2 décembre 2005, le « Cambodge Soir », journal en langue française de Phnom Penh, se fait le relais de l’ambassade de France : « L’ambassade de France a tenu à préciser que, contrairement à ce qui a été affirmé dans un quotidien, aucun suspect n’a été entendu par ses services. Une enquête est en cours sous la responsabilité souveraine des autorités cambodgiennes, explique par communiqué la diplomatie française. L’ambassade de France, qui est tenue informée par les autorités locales, s’abstient, comme il est de règle, de tout commentaire ou de toute interférence sur l’enquête en cours. Naturellement, aucun suspect ne lui a été remis, contrairement à ce qui a pu être allégué. » L’ambassade de France ne pouvait ignorer les activités mafieuses de Solaris Cambodge et le rôle joué par le lieutenant Tho, car c’est bien lui qui s’est occupé de l’enquête pour le compte de Triangle Solaris. On peut dès lors aisément imaginer toute l’opération de désinformation et de manipulation qui en a découlé…
extrait: LA MAFIA FRANÇAISE, SES MÉTHODES, SES RÉSEAUX  (BRUNO MERCIER)
DJIBOUTI MARITIME SECURITY SERVICES SARL

BP: 4476. Avenue de la République
Tel: 21 35 03 13/ 21 35 77 90
Contact: M Bruno Pardigon, Gérant
Forme juridique: SARL
Date de création: 2009
Effectif: 6

Le cas de Jean-Charles Marchiani n’est guère différent. L’homme de l’ombre des services secrets, qui était chargé par Chirac de conserver discrètement des fonds politiques a été lâché en rase campagne par son mentor. Le barbouzard, transformé en préfet par Jacques Chirac, est devenu un inconnu pour l’ancien président lorsqu’il a fallu justifier les fonds secrets qui lui étaient alloués et auxquels il ne touchait pas…
Roussin, Juppé, Marchiani. Trois exemples parmi tant d’autres (les plus médiatiques seulement) de collaborateurs de Jacques Chirac trainés dans la boue pour protéger la carrière de Jacques Chirac et Vincent Bolloré.
Pendant ce temps, le vieux président, adulé par les Français, a perdu la mémoire. Pas vu, pas pris !
Toutes les mafias ont des passerelles entre elles, Italiennes (Cosa Nostra) et Corses, ce qui n’est pas nouveau car déjà en 1970 il y avait aux USA a peu près dix-sept familles italiennes et douze familles corses. Le FBI n’a pas réussi à démanteler les corses car ils ne s’étaient pas installés aux USA mais ils faisaient arriver 80% de la drogue dans ce pays en la faisant transiter par Marseille à partir de la Turquie mais principalement à partir du sud-Vietnam et du Cambodge. C’est la raison pour laquelle, ils se sont de nouveau installés en 1992/993, dès l’arrivée des casques bleus dans ce pays. Quand Pasqua est devenu ministre de l’intérieur, tous les évènements (Juge Borrel,Yann Piat, Génocide Rwanda et plus encore).
Marchiani, Sarkozy, Flaesch, Squarcini, Guéant, Péchenard, Duval, Tomi, Maizoué, Debbasch, Edery… A la barre !

 

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https://i1.wp.com/survie.org/local/cache-gd2/3c71ac50608a75444a906c8433063b31.jpg Juge Borrel

https://i0.wp.com/md1.libe.com/photo/90522-l-ancien-ministre-de-l-interieur-charles-pasqua-au-palais-de-justice-le-6-octobre-2008-a-paris.jpg

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demont pierot

 

 

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