Le Faux Marquis #EricDuval #ODALYS se fait virer du #Cambodge !

 

D’après nos informations le pédophile Eric Duval serait en position délicate au Cambodge où il a des de gros intérêts dans la production et l’exportation de riz, dans l’immobilier…

Il devrait pas mal d’argent à ses partenaires…

Son Frère de Loge Nagara de Phnom Penh le mafieux Jean-Pierre Franchi lui a déjà fuit en Chine !

Après le Togo, l’île Maurice à présente au Cambodge pour les associés de Duval de se faire dégager !

AU SUIVANT !

 

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Sita Norodom la « nymphomane » a placé sa famille chez Vinci Aeroport en lien avec le parrain corse Jean-Pierre Franchi

Sita Norodom la « nymphomane » dite la princesse « poubelle » ou bien la princesse « clitoris » a placé une partie de sa famille chez Vinci aéroport. Très impliquée avec Jean-Pierre Franchi, les corses en général.

Son ex-compagnon est bien tombé du balcon de son immeuble en France ? Un suicide qui n’en est pas un.

A Singapour, un français qui travaillait pour les aéroport du Royaume est tombé lui aussi d’un immeuble .

Même l’ambassade de France met en garde sur les relations à avoir avec SITA.

Ce monsieur Eric Duval de la Financière Duval se serait fait avoir ?

 

http://www.vinci-airports.com/

CORRUPTION: UN ANCIEN DIRIGEANT DE VINCI VIDE SON SAC AU CAMBODGE

Cambodia Airports, dont Vinci est l’actionnaire principal, est attaqué par un ancien dirigeant.

Philippe Laurent est devenu Secrétaire général de Cambodia Airports en mai 2008. Il était l’un des six dirigeants en charge des aéroports internationaux de Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville.

En tant que secrétaire général, Philippe Laurent précise qu’il était en charge des ressources humaines. A ce titre, il fournissait des conseils juridiques sur les contrats, manipulait la documentation financière, et jouissait de l’existence privilégiée d’un cadre supérieur, avec un chauffeur et une voiture fournis par la société. En janvier dernier, M. Laurent a été congédié.

Selon Cambodia Airports, son emploi a pris fin après avoir refusé un nouveau poste au siège de Vinci en France à l’issue de son affectation à l’étranger. Mais Philippe Laurent a une autre explication. Selon lui, son licenciement remet en cause la bonne gouvernance de l’entreprise et conduit à s’interroger sur la nature de certaines relations d’affaires liées à la gestion des aéroports au Cambodge.

En conséquence M. Laurent proclame qu’il a subi le « sort ultime », et a été licencié. Cependant, il ne renonce pas.

Il mène dorénavant la campagne d’un seul homme face à Cambodia Airports, au Cambodge et en France, où se situe le siège social de Vinci, principal actionnaire de la société. Il fait pression sur les hommes politiques français, la presse et les régulateurs financiers. Et fait la même chose au Cambodge, en racontant son histoire à qui veut l’entendre.

Les accusations de M. Laurent contre son ancien employeur sont légion. Parmi elles, l’augmentation des coûts d’équipements d’atterrissage ou encore de plans architecturaux pour la rénovation des aéroports. Toutes sont vigoureusement niées par Cambodia Airports.

SEUL CONTRE TOUS ?

M. Laurent évoque également l’existence d’un complot contre lui. C’est une intrigue complexe, selon lui. Elle implique des hommes d’affaires et des responsables gouvernementaux au Cambodge et en France, des francs-maçons français, des politiciens et les services de renseignement français.

«Je suis un démocrate. J’aime la vérité et je suis un humaniste, a-t-il déclaré dans une récente interview à Phnom Penh. Je déteste la corruption. Si vous supprimez la corruption d’un pays, tout le monde a un emploi. Je ne fais partie d’aucun parti politique. Je ne suis pas socialiste, ni communiste. Je suis un humaniste. »

Cambodia Airports est détenue à 70 % par le groupe Vinci, la plus grande entreprise de construction d’Europe, et à 30% par Muhibbah Masteron (Cambodge). Muhibbah Masteron est elle-même détenue à 70% par le conglomérat malaisien Muhibbah Engeneering Bhd et à 30% par deux hommes d’affaires cambodgiens, Kong Triv et Hann Khieng.

Malgré la crise financière mondiale, les dernières années ont été bonnes pour Cambodia Airports, qui opérait sous le nom de Société Concessionnaire des Aéroports (SCA) jusqu’en 2011.

SCA a obtenu une concession pour exploiter les aéroports du pays en 1995. Une concession qui doit perdurer jusqu’à 2040. En près de vingt ans depuis le début des travaux, Cambodia Airports a progressivement conduit ses activités, au rythme de la croissance de l’industrie touristique du pays, qui a connu une expansion d’à peine 118 183 visiteurs en 1993 à plus de 3,5 millions l’an dernier.

Cambodia Airports gagne environ 100 millions de dollars chaque année grâce à une taxe de 25$ versée par les passagers, ainsi que les redevances d’atterrissage, les frais de nettoyage des avions, les tickets de parking, la cargaison, les cabines de stockage et la location d’espace au sol aux compagnies aériennes, l’approvisionnement en carburant et l’activité de restauration de l’aéroport. La société gagne aussi de l’argent dans les magasins à l’intérieur et à l’extérieur du terminal.

Il s’agit d’une opération sophistiquée, et M. Laurent avait un travail important en tant que secrétaire général : responsable des ressources humaines principalement, mais aussi en charge d’une équipe qui examinait la légalité des contrats signés par Cambodia Airports.

Maintenant, il distribue largement la correspondance de ce qui avait été des e-mails privés se rapportant à Cambodia Airports, et d’autres documents, dans le cadre de sa campagne en vue d’exposer son ancien employeur.

L’un de ces e-mails a été envoyé par M. Laurent à 11 sénateurs français en décembre 2012. Voici ce qu’il écrit: «Mes collègues et moi-même avons tenté pendant plusieurs années d’assainir un environnement contraire à l’éthique de ces entreprises, mais en vain. Nous venons de découvrir que nous étions dans une machine de blanchiment d’argent pour la gestion du groupe au niveau international entre les pays suivants: Cambodge, Malaisie et France  » (…) «Nous croyons qu’au moins 100 millions de dollars ont été redirigés à partir de ces entreprises vers les comptes personnels de certains dirigeants ».

Trois jours plus tard, il a reçu la réponse suivante de Bérengère Batiot, assistante de Ronan Dantec, Sénateur de Loire Atlantique et porte-parole des collectivités locales dans les négociations internationales sur le climat: « Le sénateur Dantec vous remercie de lui avoir fourni cette information. Nous allons passer votre message directement à Eva Joly [ancienne candidate à la présidentielle en France pour le Parti vert], spécialiste de ces questions. »

En Février, le site Médiapart, fondé par un ancien rédacteur en chef du journal Le Monde, publie une enquête, détaillant les accusations de M. Laurent.

Amis et anciens collègues de M. Laurent décrivent deux hommes très différents: l’un est un lanceur d’alerte provocant, qui a travaillé à l’intérieur de la plus grande entreprise de construction d’Europe pendant des années et a maintenant décidé d’en parler. L’autre est un homme qui a un sens fragile des réalités, qui croit qu’il a des informations sur un scandale financier si grand que sa sécurité ne peut être garantie s’il rentre en France, cible à la fois de la franc-maçonnerie et de l’agence de renseignement extérieur de la France.

Et pour ajouter une couche au complot, M. Laurent lui-même avoue être un franc-maçon – une « secte » qui attire régulièrement l’intérêt du public français, qui voit l’organisation comme un réseau d’affaires puissant et secret, constitué de politiciens et d’intellectuels avec un agenda caché. M. Laurent, cependant, dit que sa loge maçonnique est différente des francs-maçons qui, selon lui, sont maintenant ligués contre lui au Cambodge.

Un autre courriel est un document embarrassant accidentellement envoyé à sa femme par l’ambassade française à Phnom Penh. Cette dernière explique que M. Laurent devrait rentrer chez lui, en France pour des motifs psychologiques. M. Laurent, cependant, nie toute déficience de ses facultés mentales, et voit ces accusations comme une autre partie du complot visant à le réduire au silence.

Dans un message à son mari le 26 décembre, l’épouse de M. Laurent, Chantal, lui écrit qu’elle est fatiguée de recevoir des appels du ministère des Affaires étrangères au sujet de sa situation en France.

Avant son licenciement, M. Laurent s’est également plaint par e-mail auprès de hauts dirigeants de Vinci à Paris, des parlementaires français et de l’Agence des Participations de l’État (APE), qui conseille le ministère de l’Economie en France. Le Commissaire actuel APE, David Azéma, a été président de Cambodia Airports jusqu’en 2008.

«Je ne participe plus aux réunions du Conseil et j’ai cessé de recevoir les rapports de ces réunions, M. Laurent écrit dans un courriel à Nicolas Notebaert, président de VINCI Airports, le 5 Novembre.

« Je suis tenu à l’écart de négociations stratégiques telles que le projet d’agrandissement des aéroports et on me demande de signer des contrats à l’aveuglette sans même exercer mon droit de fournir une analyse judiciaire sur le contenu douteux de ces contrats», poursuit-il.

DEUX CONTRATS DANS LA LIGNE DE MIRE

Un contrat au centre de la campagne de M. Laurent est daté d’octobre 2012. Il s’agit de l’achat par Cambodia Airports d’un système d’atterrissage (Instrument Landing System, ILS), c’est-à-dire du matériel utilisé pour guider les avions au décollage et à l’atterrissage, à l’aéroport international de Sihanoukville. L’équipement, d’un coût modeste de 839 362 $, a été acheté par l’équipementier d’électronique militaire français basé à Paris, Thales.

Selon M. Laurent, un système ILS pour un aéroport comme celui de la province de Preah Sihanouk ne devrait pas coûter autant.

Cambodia Airports a acheté le matériel le 11 octobre, après un contrat signé par Emmanuel Menanteau, PDG de Cambodia Airports, et Stefan Motschmann, directeur des ventes de Thales pour la région Asie-Pacifique. Cet accord stipule que 360 ​​936 $ ont été versés directement pour le système ILS, et le reste, près de 500 000 $, concerne des «frais généraux», comme l’équipement test pour l’installation, des antennes, un abri, des pièces de rechange et les services sur site de Thales.

« Pour tout contrat de gestion convenable, vous ne pouvez pas avoir des coûts supplémentaires supérieurs au principal [achat]», précise M. Laurent. « C’est une règle de l’entreprise : comment pouvez-vous expliquer que les coûts locaux soient devenus supérieurs ou équivalents au contrat lui-même? »

Selon M. Motschmann, le coût du système ILS ne montre aucune anomalie en raison de la grande quantité de matériel et de services commandés par Cambodia Airports en sus du système ILS.

« [L] e prix des ILS livrés par nos soins au Cambodge a été très concurrentiel. Le prix d’installation de l’ILS peut varier considérablement, selon la demande du client : achat de matériel seul ou ajout de services tels que l’installation, la mise en service, les équipements électriques (transformateurs, boîtes de distribution électrique…) et le contrôle de vol », précise M. Motschmann dans un courriel. « Ce qui a été le cas pour les installations ILS au Cambodge, où le prix était plus élevé que pour la fourniture d’équipements. »

L’autre cible de M. Laurent est un contrat de 4,8 millions de dollars signé le 2 octobre 2012, pour la conception d’extensions des aéroports de Phnom Penh et Siem Reap. Le travail a été confié à Vinci Construction Grands Projets et à MEB Construction, des filiales basées en Malaisie du Groupe Vinci et de Muhibbah Masteron, propriétaires de Cambodia Airports.

Selon une copie du contrat fournie par M. Laurent, les paiements pour la conception ont été programmés entre le 15 septembre 2012 et le 30 mars, avec le paiement par tranches de 488 750 à 855 312 dollars payables 7 jours après réception des factures.

M. Laurent estime que normalement, les échéances de paiement dictent que l’argent soit transféré seulement 35 à 40 jours après réception de la facture. Il explique également que lui et le chef d’exploitation de Cambodia Airports Paul Cheung ont été maintenus dans l’ignorance de cette affaire. M. Along a refusé de commenter cet article.

Dans un e-mail à la direction de Vinci le 17 Mars, M. Laurent affirme également qu’il refusait de signer un contrat d’une valeur de 85 millions $ pour les travaux de construction qui ont accompagné le travail de conception 4,8 millions de dollars pour les aéroports de Phnom Penh et Siem Reap parce qu’il n’était pas précisé sur le contrat à qui l’argent devait être versé, ni la personne morale dans la facturation du projet.

Cambodia Airports réfute toutes les allégations de M. Laurent « avec la plus grande fermeté ».
« En ce qui concerne les accusations de Philippe Laurent, nous avons renvoyé l’affaire devant le siège social, en particulier au comité d’éthique de Vinci et une enquête a été effectuée. Le comité d’éthique a conclu que l’allégation soulevée par Philippe Laurent était « sans fondement », selon un courriel de Khek Norinda, directeur de communication de Cambodia Airports.

« D’autre part, en décembre dernier, un audit (qui n’était pas lié à l’affaire en cours) a été réalisé par des experts internationaux, indépendants et crédibles, et le rapport final n’a pas montré de non-conformité. »

M. Norinda ajoute que M. Laurent a été licencié par la société après avoir refusé de prendre un nouveau poste au siège parisien de Vinci, ce qui est la procédure normale pour le personnel expatrié qui a passé plus de quatre ans en position de cadre.

« Il a refusé toutes les propositions et après avoir échoué à plusieurs reprises à se présenter à son nouveau poste, Vinci a procédé à son licenciement », a déclaré M. Norinda. « Dans ce contexte, Philippe Laurent a commencé à diffuser des rumeurs hostiles, malveillantes et sans fondement sur nos activités au Cambodge. À ce stade, nous envisageons de porter plainte ».

Vinci n’a pas encore poursuivi M. Laurent. Selon M. Norinda, l’entreprise attend de voir jusqu’où vont ses accusations.

Pour sa part, M. Laurent a déposé une plainte auprès du tribunal en France, qui évalue ses accusations de harcèlement par la direction de Cambodge Aéroports.

Ce n’est pas la première controverse de Vinci ou Thales. Vinci a récemment soutenu un projet controversé d’autoroute reliant Moscou à Saint-Pétersbourg. En Octobre, Eva Joly (ex candidate à la présidentielle pour le Parti vert en France), a accusé Vinci de créer des « filiales qui laissent une partie de ses associés complètement dans l’obscurité. »

Selon l’Agence France-Presse, Mme Joly a accusé Vinci de créer des filiales avec ses partenaires russes qui envoient des quantités inconnues d’argent vers des comptes offshore à Chypre et au Liban. Vinci a nié les accusations.

En mai 2010, l’entreprise de défense française Thalès a été condamnée à payer 875 millions de dollars au gouvernement taïwanais après que la justice a constaté que l’entreprise avait versé des commissions non autorisées à des tiers en vue de remporter un contrat de 2,5 milliards de dollars pour fournir six frégates à la marine de Taiwan au début des années 1990. Thales a payé l’amende en juillet 2011 après que la Cour d’appel française a rejeté sa requête.

L’enquête de l’achat du navire a été lancée après que le responsable de l’approvisionnement de la marine taïwanaise, le capitaine Yin Ching-feng, a été retrouvé flottant au large des côtes de Taiwan en 1993. Il était soupçonné d’être sur le point d’alerter des collègues impliqués dans cette affaire, a rapporté la BBC.

En Novembre 2004, une enquête de la Banque mondiale sur un contrat de 6,9 ​​millions de dollars de fourniture de matériel à l’attention des soldats démobilisés au Cambodge, a constaté que Thales et d’autres entreprises s’étaient livrés à «plusieurs fausses déclarations de la Banque-finance », et leur a interdit de répondre aux projets de la Banque mondiale pendant un an. »Le recours à ces fausses déclarations conduit de fait à une attribution du marché inappropriée », a-t-elle déclaré à l’époque.

QUI EST PHILIPPE LAURENT ?

M. Laurent peut n’être qu’un ancien employé mécontent avec une rancune à supporter. Mais sa campagne a l’attention du gouvernement cambodgien.

Yim Nolla, président du comité « aéroport international » du gouvernement, a déclaré que le gouvernement était au courant des allégations de M. Laurent, mais qu’il n’avait reçu aucune preuve.

«Pour l’instant c’est juste une dispute entre employés à l’intérieur de l’entreprise… Nous ne pouvons pas dire ce que nous en pensons », a déclaré M. Nolla.

Le P-dg de Cambodge Aéroports Emmanuel Menanteau, un employé ponctuel de Thales, a nié toutes les allégations de M. Laurent.

Dans une récente interview, M. Menanteau a expliqué dans les moindres détails comment un système d’atterrissage dépendait du cahier des charges. Il a également insisté sur le fait que le prix payé pour les ILS à Sihanoukville, qui rendait furieux M. Laurent quand il y travaillait, n’avait rien d’extraordinaire.

Pour installer les systèmes ILS « Il est obligatoire de faire une vérification en vol», déclare M. Menanteau, expliquant que celle-ci est l’un des coûts supplémentaires du contrat ILS. «Il faut calibrer l’ILS pour s’assurer qu’il est parfaitement aligné avec la piste. »

En ce qui concerne le contrat de 4,8 millions de dollars pour le réaménagement des aéroports de Phnom Penh et Siem Reap confié à Vinci Construction Grands Projets et MEB Construction, M. Menanteau a refusé de commenter le rôle des filiales.

Quant au contrat de design, toutefois, il estime que « ce n’est pas un simple travail de conception. C’est une conception très complexe et détaillée. La version terminée est prête à construire. Nous allons créer 30 000 m2 supplémentaires d’espaces à Phnom Penh et à Siem Reap, rénover le terminal existant, avec une nouvelle façade et de nouvelles installations. Nous devons changer le flux de la circulation. C’est un projet énorme. »

Lorsqu’on lui demande pourquoi, après plus de quatre années de travail dans l’entreprise, M. Laurent a soudainement décidé de faire ces accusations, M. Menanteau ne commente pas.

M. Laurent a porté plainte pour licenciement abusif devant un tribunal du travail dans le département parisien des Hauts-de-Seine, l’emplacement du siège social de Vinci, et l’affaire est actuellement à l’étude.

Ce litige commercial de haut niveau commence à faire des vagues à Paris et à Phnom Penh. L’ambassade française s’est impliquée en fin d’année dernière.

«Sans prendre parti sur le litige entre M. Laurent et la gestion de Vinci, l’ambassade ne peut que constater que son état de santé est devenu préoccupant et craint qu’il ne devienne dangereux pour lui-même et d’autres, » l’ambassade française écrit dans un rapport interne sur M. Laurent en décembre et accidentellement envoyé à l’épouse de M. Laurent.

« Dans les textes, qui sont parfois incohérents, il demande une protection policière de l’ambassade, craignant pour sa sécurité. Il croit qu’il est insuffisamment protégé par cette ambassade dans l’éventualité d’un complot organisé par ses employeurs locaux, qui, selon lui, sont tous des agents de [l’agence de renseignement extérieur de la France] », indique le rapport.
M. Laurent est dans «un état de détresse psychologique qui devient de plus en plus inquiétant », ajoute l’ambassade.

M. Laurent a écrit plus tard, le 27 décembre, au premier conseiller de l’ambassade, Dominique Mas, pour dénoncer ce rapport. « Suite à l’intervention du consulat français de Daniel Maizierre, s’improvisant en Dr Jekkil ou en faux psychiatre, j’ai suivi son conseil et me suis rendu dans une clinique internationale afin de procéder à une évaluation médicale appropriée » (…) « Je ne souffre d’aucune maladie, de stress, d’état avancé de dépression ou de comportement paranoïaque. »

M. Mas répond le lendemain comme suit: «Je prends note de votre décision de ne plus avoir besoin de l’aide des services de cette ambassade et je ne peux que le regretter. Je regrette aussi certaines interprétations hâtives qui vous laissent croire que vous étiez suivi par des agents de cette ambassade. Dans une ville commerçante relativement modeste, il se peut que nous faisions nos courses dans les mêmes magasins. Ce n’est pas plus compliqué que cela. «

Dans une interview, M. Mas déclare qu’il a parlé à M. Laurent à plusieurs reprises de sa situation et que les services français sont toujours à sa disposition s’il a besoin d’eux :
«Nous sommes conscients de la situation de Philippe Laurent. Nous sommes disponibles pour lui fournir des services consulaires. Concernant les rumeurs et les informations de M. Laurent sur le détournement de fonds et la corruption, il est de la responsabilité de la justice. C’est à M. Laurent, s’il le souhaite, de déposer des éléments de preuves au système judiciaire cambodgien ou français ». M.Laurent nos a confirmé qu’il n’avait pas porté plainte auprès de la justice française ou cambodgienne pour ces dernières accusations, affirmant qu’il est en attente de jugement pour licenciement abusif et qu’il veut d’abord faire entendre ce cas.

Il a, toutefois, demandé au ministère de l’Intérieur cambodgien une protection personnelle, affirmant qu’il craignait pour sa sécurité ou son éventuelle expulsion forcée de France. En France, il a également déposé une main courante à la police pour des menaces verbales qu’il aurait reçues à Vinci, ainsi que pour alerter les autorités s’il devait lui arriver quelque chose au Cambodge.

Comme la correspondance continue, le ton de M. Laurent devient plus personnel, en particulier vers les fonctionnaires de l’ambassade. «Je vais vous rencontrer prochainement au tribunal car il va être nécessaire d’exposer votre lâcheté professionnelle, votre incompétence et votre connivence avec l’UMP [parti d’opposition de droite en France], les cadres supérieurs à l’intérieur de Vinci, la DGSE [Direction générale de la sécurité extérieure] et la GLNF [Grande Loge Nationale Française] …  » écrit M. Laurent dans un courriel à l’ambassadeur français Serge Mostura et à M. Mas daté du 13 mars dernier.

M. Laurent s’est aussi agité pendant la récente visite à Phnom Penh de Patrick Devedjian, un proche conseiller de l’ancien président français Nicolas Sarkozy et député de la région des Hauts-de-Seine, où siège Vinci.

Lors de sa visite au Cambodge, M. Devedjian a signé un accord de coopération avec la province de Siem Reap pour soutenir des projets dans l’agriculture, l’assainissement et la santé. Il s’est également entretenu avec Sok An, le Secrétaire d’Etat.

Pour M. Laurent, la visite de M. Devedjian, dont les médias français ont longtemps spéculé sur son éventuelle adhésion à la Grande Loge Nationale Française des francs-maçons – ce qu’il a nié – est liée à l’affaire des aéroports et à sa campagne.

L’histoire de M. Laurent pose plein de questions, mais il semble avoir autant de partisans que de sceptiques. Deux salariés actuels et un ancien employé de Cambodia Airports, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, garantissent son histoire et sa santé mentale.

«Comment se fait-il que Muhibbah soit notre prestataire et que tout le travail important lui revienne? » demande un salarié qui souhaite rester anonyme par crainte de perdre son emploi en commentant la question.

Avec un contrat de Cambodia Airports d’une durée de 27 ans, et le tourisme comme seul secteur de l’économie cambodgienne assuré de connaître une forte croissance, et avec les entreprises françaises et malaisiennes remportant les contrats lucratifs associés, le ressentiment des entreprises locales fournit un contexte évident à l’environnement des affaires et à la campagne de M. Laurent.

Ce qui est plus difficile, c’est d’obtenir des réponses à des rumeurs selon lesquelles un jeu de puissance est en cours, impliquant des gens hauts placés, des intérêts commerciaux locaux et un contrat exclusif d’exploitation des aéroports au Cambodge.

Le Premier ministre Hun Sen a également annoncé de grands projets l’an dernier pour un nouvel aéroport desservant Phnom Penh, dans la province de Kompong Chhnang. Et plusieurs rapports d’entreprises prévoient un nouvel aéroport à Siem Reap.

Que dire de M. Laurent: dénonciation d’entreprise? Employé mécontent avec des armes et une imagination correspondante? Ou, peut-être, quelqu’un de différent. Alors que le tribunal des Hauts-de-Seine doit se prononcer sur son cas de licenciement abusif avec Vinci, ce n’est pas la première fois que M. Laurent se bat contre une multinationale en France.

En 2001, M. Laurent était déjà apparu dans le journal de gauche l’Humanité, pour dénoncer des faits de corruption au bureau thaïlandais de Bouygues, un autre grand groupe français de construction, alors son employeur. À l’époque, M. Laurent avait soutenu que d’importantes sommes d’argent étaient destinées au remboursement de la police en Thaïlande à la suite d’une plainte pour abus sexuel déposée par une secrétaire Thai contre un employé français de la firme. C’était une histoire de pots-de-vin et de complots. »En échange de ne pas donner suite à la plainte, un lieutenant-colonel de la police locale, un lieutenant général de la police nationale [Thai], un juge et un procureur se sont vu offrir un voyage en France, avec des visites de Paris by night, de vignobles à Bordeaux et divers terrains de golf », a rapporté le journal en 2001. Philippe Laurent a finalement été congédié de son poste et, comme avec Vinci, a conclu un conflit de travail avec Bouygues.

Au tribunal, l’avocat commis d’office pour défendre Bouygues a refusé de parler des accusations de corruption en Thaïlande. Au lieu de cela, il a dépeint M. Laurent comme quelqu’un qui essaie de gagner de l’argent en concluant un différend à l’amiable avec son employeur. L’avocat a également affirmé que l’état psychologique de M. Laurent était loin d’être normal.

En réponse, M. Laurent avait remis au juge un document médical attestant qu’il n’était atteint d’aucune maladie psychologique. Bouygues a réglé leur différend à l’amiable pour une somme d’argent que M. Laurent n’a pas voulu révéler.

Source (Cambodia Daily): Cambodia Airports comes under attack by a former executive

Simon Marks, traduit par AlterAsia

VINCI ÉCARTE UN DIRIGEANT TROP BAVARD AU CAMBODGE

01 février 2013 | Par Jade Lindgaard (MEDIAPART)

En amont de cette enquête, j’ai été destinataire de certains mails envoyés par Philippe Laurent à divers dirigeants et responsables syndicaux de Vinci. À partir de ces quelques missives, j’ai commencé une enquête sur le fonctionnement des concessions aéroportuaires du groupe au Cambodge. C’est ainsi que je suis entrée en contact avec plusieurs personnes, anciens collaborateurs de la concession, ou toujours en place pour certains. Tous m’ont parlé sous le sceau de la plus grande confidentialité. C’est pourquoi, aucun nom n’apparaît dans l’article, et que j’entretiens à dessein un flou sur la nature exacte de leur fonction.

Comme par ailleurs j’ai pu obtenir un certain nombre de documents étayant leurs dires (en partie publiés dans cet article), j’ai considéré que, même anonymes, leurs témoignages méritaient d’être publiés, car factuels et précis.

J’ai également contacté le référent éthique de Vinci, Jean-François Gouédard, le président de SCA/CAMS Louis-Roch Burgard ainsi que le président de Vinci Airports, Nicolas Notebaert. Aucun d’entre eux ne m’a répondu. En revanche, le directeur de la communication du groupe, Maxence Naouri, a répondu par écrit à mes questions à quatre reprises. Tout en souhaitant que « nous ayons l’occasion un jour d’échanger sur des sujets autres que polémiques ».

Que se passe-t-il à l’aéroport international de Phnom Penh ? Depuis novembre dernier l’aérogare vit au rythme du différend qui oppose son ex-secrétaire général et directeur des ressources humaines, Philippe Laurent, à son employeur Cambodia Airports. Ce conflit du travail n’agiterait que la communauté des expatriés français si le concessionnaire du site n’était le groupe Vinci, n°2 mondial du BTP (37 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011).

Ce cadre dirigeant, aujourd’hui licencié, accuse la multinationale d’infractions à la charte éthique et d’escroqueries, de non-respect du code du travail, de harcèlement professionnel et discriminations. Il expose ses griefs dans des courriers électroniques largement diffusés au sein du groupe, et dont Mediapart a obtenu copie.

Dans ses missives fleuves au ton souvent enflammé, Philippe Laurent ne se contente pas de critiquer les libertés que son ancien employeur prendrait avec le droit du travail. Il dénonce aussi des dysfonctionnements comptables et financiers, et reproche à Vinci diverses infractions aux codes civil et pénal. En octobre dernier, il a cherché à bloquer un projet d’accord concernant la première phase d’importants travaux d’extension des terminaux de Phnom Penh (un peu moins de 2 millions de passagers par an) et Siem Reap, qui pourraient se chiffrer au total à 85 millions de dollars.

Ce « memorandum of understanding » (« MOU ») prévoit un investissement de près de 5 millions de dollars (3,7 millions d’euros) en études sur la conception et la maîtrise d’œuvre des agrandissements de bâtiments. Il a été signé en septembre dernier, entre Cambodia airports, Vinci Airports, Vinci construction grands projets (VCGP) et une filiale de Muhibbah, le partenaire malaisien de la concession. Mediapart s’est procuré une page du contrat censuré par le secrétaire général de la concession.

On y lit des annotations manuscrites, datées du 2 octobre 2012 : « Les conditions habituelles de paiement sont de 30 à 45 jours pour les aéroports du Cambodge, et non de sept jours après facture. ». Mais aussi que « le service juridique a été tenu à l’écart de ces négociations » et que l’accord « est rejeté en l’absence d’autres informations ». Le juriste ajoute, toujours à la main, une série de questions : où sont les garanties bancaires pour les 34 mois de durée des travaux ? Qui reçoit les paiements, répartis selon quels pourcentages et à quelles échéances ? Quelle est l’entité légale de facturation ?

Autre critique : le projet de contrat impose aux signataires des délais de paiement anormalement courts : « sept jours après facture ». Il établit aussi un échéancier de versement en vertu duquel près de 3,2 millions de dollars (2,3 millions d’euros) auraient déjà dû être versés au 30 janvier 2013.

Un mois après avoir mis son veto sur le MOU, Philippe Laurent apprend que le groupe met fin à son affectation au Cambodge, qu’il se retrouve dispensé de toute activité. Il a ensuite été formellement licencié, quinze jours après avoir demandé la résiliation judiciaire de son contrat de travail devant le conseil de prud’hommes des Hauts-de-Seine. L’audience est programmée la semaine prochaine. En mai, il avait déjà reçu une mise en demeure de quitter le pays par le dirigeant de Cambodia Airports. Pourtant, cinq mois plus tôt, en janvier, sa direction lui demandait de rester de 18 à 24 mois supplémentaires.

Selon la direction de la communication du groupe : « Sachez que chez Vinci Concessions, les expatriés français reviennent en France tous les 4 ou 5 ans. Monsieur Philippe Laurent se trouvait dans cette situation puisqu’il occupait son poste au Cambodge depuis 4 ans et demi. Informé de cette procédure de retour programmée, M. Philippe Laurent a refusé ce retour et a commencé à répandre des rumeurs malveillantes à l’encontre de nos activités au Cambodge. Suite à ces allégations, que nous réfutons avec la plus grande fermeté, nous n’avons pas eu d’autres choix que d’entamer une procédure de licenciement à son encontre. »

Saisi par Philippe Laurent, le référent éthique du groupe, Jean-François Gouédard, a conclu qu’aucun élément factuel et tangible n’appuyait sa saisine. En conséquence, il a clos le dossier. Par ailleurs, la holding regroupant les activités comptables et financières des trois aéroports, la SCA, a été auditée en décembre dernier. « Cet audit, réalisé par un cabinet externe indépendant, n’a pas identifié de pratiques non conformes », déclare la direction de la communication de Vinci.

« C’est impossible que cela coûte aussi cher »

Philippe Laurent n’est pas le seul collaborateur de Cambodia Airports à s’étonner du contenu du projet d’accord sur les études de maîtrise d’œuvre. Son montant suscite aussi des interrogations. « C’est impossible que cela coûte aussi cher. Il n’y a pas de telles choses dans notre business », bondit un technicien en poste sur place.

Ce type d’études « représente habituellement entre 1,5 et 3,5 % du coût total des travaux, selon la complexité de l’ouvrage », explique l’expert d’un groupe concurrent, qui lui aussi souhaite rester anonyme. Cet étiage est confirmé par ce site de conseil en travaux (voir ici), qui fixe les honoraires du maître d’œuvre pour les esquisses et l’avant-projet à environ 3 % du montant global des travaux.

« Au Cambodge, le coût des travaux est faible car le personnel (architecte et ingénieur) coûte quatre fois moins qu’en Europe. Un coût de 4 millions de dollars de design correspondrait à un projet de presque 300M de dollars pour un simple agrandissement de bâtiments, qui ne devrait pas être rétribué à plus de 1,5 % », explique un professionnel rompu aux chantiers internationaux. Or selon la courbe de financement du projet que s’est procurée Mediapart, le montant global du projet pour l’ensemble des travaux d’agrandissement atteint 85 millions de dollars, soit 3,5 fois moins.

Au demeurant, ce montant global de 85 millions de dollars lui aussi étonne les collaborateurs de Cambodia Airports qui se sont confiés à Mediapart. Il n’est pas conforme aux prix auxquels aboutissent habituellement les appels d’offres, décrit un technicien. Selon nos informations, en 2010, un devis sommaire des travaux d’extension du seul aéroport de Phnom Penh International chiffrait l’investissement à 25 millions de dollars, presque moitié moins que la somme prévue aujourd’hui par le tableau financier de VCGP.

Les travaux prévus par ce projet d’accord sont-ils surfacturés ? « Je ne vois pas pourquoi ils paieraient une surfacturation », s’étonne un ancien technicien, toujours employé par Vinci mais ailleurs : « Dans ce type de concession, l’argent se gagne à la fin. Pourquoi dépenserait-il l’argent qu’ils devraient au contraire garder? Vinci contrôle tout, c’est très surveillé. »

Mais Mediapart a recueilli trois témoignages dénonçant l’existence, sur certaines commandes d’équipements et certains travaux, pas tous, de factures gonflées par rapport aux prix du marché. Selon un technicien encore sur place : « Il y a de la surfacturation sur certains projets. Je le sais car nous avons des données, on peut certainement sentir les prix, savoir combien coûte ceci ou cela. On nous demande de prendre tel ou tel contractor sans appel d’offres. On doit le faire, c’est tout. » Cette pratique est ancienne, selon cette personne.

Pourquoi la concession dépenserait-elle plus d’argent qu’elle ne le doit ? « Ils prennent de l’argent de leur poche gauche pour le mettre dans leur poche droite », veut croire ce témoin. « Nous avons un programme d’audits, internes et externes, régulier, ainsi que des directives managériales et une charte éthique. Nous vérifions régulièrement le respect de ces directives », dément la direction de la communication du groupe.

Impossible pour autant de savoir quelles mesures le groupe a prises pour enquêter sur les accusations de Philippe Laurent. Malgré l’insistance de Mediapart, impossible de lire la conclusion du rapport d’audit interne de décembre 2012. « Vous mettez donc en doute la réponse que je vous ai apportée ? Non nous ne communiquons pas les éléments d’audit de nos sociétés à la presse », répond le responsable de la communication.

« C’est très difficile de juger s’il y a surfacturation parce que ce sont des opérations internes au groupe », analyse un fonctionnaire européen qui collabore avec l’aviation civile cambodgienne. Sur le tableau de financement des travaux d’extension que Mediapart s’est procuré, on lit en effet que la rémunération mensuelle des travaux des aéroports de Phnom Penh et Siem Reap est comptabilisée comme une recette par VCGP, a filiale de construction à l’international du groupe français.

Ils sont à la charge du concessionnaire des aéroports. Vinci rétribue Vinci en somme. « Concernant les investissements d’extension des aérogares existantes, ils seront financés à 100 % par la société concessionnaire, et il est aujourd’hui envisagé de les confier à un groupement Vinci-Muhibbah », ajoute la direction de la communication.

Vingt-quatre contrats sans appel d’offres

Les travaux d’extension des aérogares de Phnom Penh et Siem Reap seront-ils tarifiés au meilleur prix ? Rien n’est moins sûr, en réalité. Car le « memorandum of understanding » a été signé sans appel d’offres, selon un document qu’a obtenu Mediapart.

Dans ce tableau réalisé par les services de Cambodia Airports, apparaissent les intitulés de 24 contrats passés de gré à gré (« with only one quotation ») entre avril et novembre 2012. Les montants de trois d’entre eux se chiffrent en millions de dollars : le renforcement de la piste de Sihanoukville (3 millions de dollars, soit 2,2 millions d’euros), l’extension de l’aire de stationnement des avions (3,7 millions de dollars, soit 2,7 millions d’euros) et l’étude de maîtrise d’œuvre de l’extension de Phnom Penh et Siem Reap. « C’est illégal car il s’agit de marchés publics », analyse un juriste consulté par Mediapart.

L’agrandissement des parkings de l’aile ouest de l’aéroport de la capitale (pour 3,7 millions de dollars) a rencontré des difficultés techniques. Démarrés trop tard, en pleine saison des pluies, les travaux ont dû être précipités afin qu’ils soient terminés à temps pour le sommet de l’Asean – en novembre dernier à Phom Penh.

Pas de chance pour le nouveau directeur technique, sans expérience aéroportuaire, qui s’est vu livrer un parking conforme aux normes autoroutières et pas aux critères aériens, selon le témoignage d’un technicien. « Il se peut que sur certaines parties du parking, la densité du sable et du béton n’ait pas toujours été vérifiée », confirme un expert qui s’est rendu sur place.

Au risque que des roues d’aéronefs traversent l’asphalte ? « Comme l’aéroport est condamné d’ici 20, 25 ans, il y a très peu de chance que cela arrive », poursuit l’observateur, extérieur au groupe. « Quand on reçoit un parking d’avions, il faut faire prendre des mesures de portance par un bureau d’études indépendant et assurer le suivi des travaux, explique le fonctionnaire européen. Si Cambodia Airports assure ces mesures d’expertise, ils ne les communiquent pas régulièrement à l’autorité de surveillance. »

« Vinci fait ce qu’il veut »

Loin des regards hexagonaux, les trois aéroports cambodgiens de Vinci (Phnom Penh, Siem Reap – à proximité du site touristique d’Angkor – et Sihanoukville) représentent un enjeu majeur pour l’activité aéroportuaire du groupe. Héritée de Dumez-GTM (fusionné à Vinci en 2000), la concession dégage un chiffre d’affaires d’environ 71 millions d’euros par an, soit pas loin de la moitié du chiffre d’affaires global de Vinci Airports en 2011, autour de 150 millions d’euros – cet équilibre devrait changer avec le rachat d’une dizaine d’aéroports portugais fin 2012.

Ce partenariat public-privé avec l’État khmer est détenu à 70 % par Vinci, en joint-venture avec le groupe malaisien de construction Muhibbah. Les sociétés en charge des sites et de leurs personnels sont présidées par Louis-Roch Burgard, qui vient d’accéder à la tête de Vinci Concessions.

Les sites cambodgiens sont pilotés depuis Rueil-Malmaison, siège du groupe, par Nicolas Notebaert, le président de Vinci Airports, qui préside aussi aux destinées d’Aéroport du Grand Ouest (AGO), la filiale de Vinci qui a obtenu la concession de Notre-Dame-des-Landes. Malgré les 10 000 kilomètres séparant le Cambodge de la France, l’affaire Cambodia Airports concerne donc directement la direction de ce fleuron de l’industrie française.

Ce sujet pourrait être abordé par Jean-Marc Ayrault lors de sa visite au Cambodge du 2 au 4 février, pour la cérémonie de crémation de l’ex-roi du Cambodge Norodom Sihanouk.

Signée il y a quinze ans entre Vinci et le Cambodge, la concession des trois aéroports est régie par un contrat de type « BOT » : « Build, operate and transfer ». Cela signifie que « Vinci fait ce qu’il veut, et n’a de compte à rendre à personne, pas même à l’État khmer », explique un expert indépendant en droit aéroportuaire. Les relations entre les deux parties seraient différentes si le contrat était un « BCT », pour « build, corporate and transfer ». Ainsi, l’économie de ce pays pauvre ne bénéficie pas de la hausse – constante – du trafic aérien, qui enrichit par contre l’exploitant grâce aux taxes d’aéroport. À l’issue de la concession, si l’État souhaite reprendre la gestion de ces équipements, il devra dédommager le concessionnaire à la hauteur de ses investissements.

Cambodia Airports a donc financièrement intérêt à inscrire les montants de dépenses les plus élevés possible dans ses comptes. Ce serait une façon de « valoriser » son capital. Pour ce spécialiste qui connaît bien le Cambodge, « Vinci a eu un contrat royal pendant quinze ans, il lui faut apprendre à y associer les Cambodgiens ».

L’« affaire Philippe Laurent » semble être remontée jusqu’au conseil des ministres du Cambodge. Nicolas Notebaert, le président de Vinci Airports, s’est rendu au Cambodge mi-janvier, où il a été reçu par le conseil des ministres pour parler de l’avenir de la concession, prévue jusqu’en 2040. Une semaine plus tard, l’airport committee, la réunion mensuelle de direction de la concession en présence des responsables français de la concession, semble s’être déroulé dans un climat tendu. Selon nos informations, un représentant du vice-premier ministre cambodgien a demandé le gel des investissements jusqu’à nouvel ordre. Le contrat des travaux d’extension n’a toujours pas été signé.

Depuis 2008, la direction de la multinationale en France est régulièrement alertée d’anomalies de gestion et de comptabilité dans sa filiale cambodgienne. Sur place, les dirigeants se succèdent, souvent sans expérience préalable dans le secteur aéroportuaire – le nouveau PDG de Cambodia Airports est un ancien directeur commercial de Thalès – à un rythme soutenu. Contacté par Mediapart, le gouvernement khmer affirme « ne pas être saisi du sujet, il s’agit d’une question franco-française ». Mais en fonction de l’évolution de ses discussions avec la multinationale française, il ne paraît pas exclu qu’il diligente une enquête. Le niveau de la corruption au Cambodge est l’un des plus élevés au monde, selon l’ONG Transparency international.

Mais quelle que soit l’influence du contexte local sur la gestion des aéroports cambodgiens de Vinci, c’est bien encore une fois la question des partenariats publics-privés, et des avantages infinis qu’ils accordent aux grandes entreprises concessionnaires, qui est posée.

Catherine RADIGUER

 

Pongmonirith Norodom, Norodom Pongmonirith,Muni Keo, Soriya Norodom, Norodom Vimalea, Michel Soriya, Rattana Devi Norodom, Norodom Amarithivong,Norodom Nari, Fernando Gelbard, Norodom Chansita,Chivan Sisowath, Vic Sisowath et Sihariddh Norodom.

ROLAND CELETTE,HANG SOTH , Philippe DESOUCHE, PROEUNG CHHENG le nez dans le cul des gosses pendant que Franchi filme

Directeur de ROLAND CELETTE du Centre culturel français dans les années 2000

Nous pourrions écrire sur HANG SOTH Directeur des arts et spectacles de l’époque et de la façon dont il a dû obéir à Jean-Pierre Franchi.

 

De PROEUNG CHHENG demi-frère de la Princesse BOPHA DEVI que nous respectons tous. PROEUNG CHHENG est de la façon dont il s’est fait piéger lors d’une soirée trop arrosée au whisky avec FREDERIC AMAT.

BOPHA DEVI qui s’est fait escroqué par le faux cinéaste Philippe DESOUCHE, grand expert des très jeunes filles.

Donc c’est qui ce GUY ?

Il y avait du temps de ROLAND CELETTE des soirées en dehors de PHNOM PENH, des intellectuels des arts français y ont fait des expériences sexuelles. Des photos pourraient refaire surface, très facilement.

L’honorable Jean-Pierre franchi pourrait ne pas aimer ce genre de vérités.

Vous voulez des noms et des photos en libre accès sur internet ?

Frédéric Amat

 

LE MAO’S BOITE À #PARTOUZES DE #FRANCHI SERT D’#ESCROQUERIE COMME LE CAS #ALFREDHABER POUR 200 000 #USD

C’est la vérité ce qui est écrit. Moi aussi j’ai été escroqué de deux cents milles dollars. Il est de secret pour personne que le bar MAO’S de Franchi est le haut lieu des rencontres avec Mr Wang Jiawei, directeur des affaires internationales du groupe chinois BBEF qui vend des équipements télé au détriment des intérêts français. La chaine APSARA, avec SOLARIS, en a aussi fait les frais et demandez à Edmond Escabasse combien il a perdu dans cette affaire. La représentation mafieuse au Cambodge diffuse ces matériels tout azimut, dont en Nouvelle Calédonie. D’où le parasite de faux journaliste de Guargiulo qui s’est fait grillé là-bas sur des histoires de cul et Fabrice Martinez agent immobilier. J’espère que d’autres victimes se manifesteront en écrivant. Mes chaleureuses salutations.

Alfred Haber

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