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Togo Espagne France Qatar Mafia Corse #PEFACO Perez, Valls, Le Guen, Spithakis, Ferrand #MNEF #PS #Havas #Bolloré #Port de Lomé, Port de Syrte, Port de Conakry #GLNT

Olivier Spithakis s’est installé dans la région de Barcelone, il œuvre pour PEFACO dont les patrons sont Francis Perez, Cauro et le Maire de Port Barcarès Alain Ferrand.

Le groupe PEFACO apparait dans de nombreux dossiers judiciaires liés à la mafia corse.

Comme un clin d’œil du destin. Lorsqu’au printemps 2014 Jean-Marie Le Guen reçoit le coup de fil qui lui apprend son entrée au gouvernement, il se trouve en Catalogne chez son compagnon de galère, l’ancien directeur de la Mutuelle des étudiants de France Olivier Spithakis. Quinze ans plus tôt, les deux amis ont été éclaboussés par l’affaire dite « de la MNEF », ce scandale politico-financier qui a ébranlé le Parti socialiste à la fin des années 1990.

le secrétaire d’État de Manuel Valls – Jean-Marie Le Guen – a demandé à ce que le Qatar signe un contrat avec la société « Infolink » de son ami Karim Guellati, en échange de quoi, il essaierait de freiner le « Qatar bashing » auprès des députés et des sénateurs français. Nicolas Sarkozy avait fait de même avec l’ambassadeur du Qatar au sujet du PSG pour redresser son image de marque…

En effectuant une démarche identique, une connexion s’est alors établie entre Le Guen et Sarkozy qui retrouvaient alors un intérêt commun dans le lobbying en faveur de leurs amis.
S’ajoute à cela :

– un dîner de rencontre entre l’ambassadeur du Qatar et Jean-Marie Le Guen qui a justement eu lieu à Neuilly chez ce Karim Guellaty, avec Olivier Spithakis – inculpé dans l’affaire de la MNEF –, en vue de calmer les ardeurs, les critiques, et les questions embêtantes à l’Assemblée…

Nous sommes fin 2015. Voilà des mois que Jean-Marie Le Guen, à peine nommé secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, se démène pour rencontrer Meshal al-Thani, le nouvel ambassadeur du Qatar en France. Arrivé à Paris en 2014, le diplomate a été envoyé par Doha pour « faire le ménage » dans les pratiques de son prédécesseur, trop adepte de la diplomatie du portefeuille. Dans leur livre, Nos très chers émirs, les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot révèlent en effet les nombreuses sollicitations de responsables politiques Français adressées au représentant du Qatar : montres, billets d’avions, subventions voire même de l’argent pour des besoins très personnels. Meshal al-Thani, depuis sa prise de fonction, a donc réduit ses échanges « au strict nécessaire », confie-t-on dans l’entourage du diplomate : « Il a rencontré Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, le porte-parole du ministère et quelques conseillers politiques en charge de l’international. Toutes les autres demandes, il laissait courir ».

Mais Jean-Marie Le Guen, par le biais de son cabinet, s’accroche et relance régulièrement le Qatari. L’insistance finit par payer, al-Thani accepte finalement de le rencontrer. Rendez-vous est pris le 1er décembre 2015, pour un dîner chez le secrétaire d’Etat. Le jour J, dans l’après-midi, on informe l’ambassadeur que la rencontre aura finalement lieu chez l’un des « conseillers » de Le Guen, un certain Karim Guellaty, franco-tunisien de 43 ans habitué des coulisses politico-diplomatiques. Un drôle de personnage, qui cultive d’excellentes relations à gauche comme à droite. Dans sa jeunesse, il a par exemple côtoyé Jacques Foccart, le « monsieur France-Afrique » des réseaux gaullistes.

Ce 1er décembre, sur les coups de 20h, le Qatari accompagné de son épouse et d’un proche, se retrouve à la table de Guellaty. Surprise pour l’ambassadeur, Jean-Marie Le Guen n’est pas accompagné de son épouse mais d’Olivier Spithakis, l’ancien directeur général de la Mutuelle des étudiants de France (Mnef) dans les années 90. Un nom qui à lui seul résume une période durant laquelle socialiste rime avec financement occulte. Spithakis sera d’ailleurs condamné dans l’affaire des dérives financières de la Mnef au côté, entre autres, de l’actuel secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Jean-Marie Le Guen sera lui-même un temps inquiété.

« Restaurer » l’image du Qatar en France

C’est donc une drôle de bande qui prend place à table face à l’ambassadeur et qui va rapidement jouer au diplomate une valse bien orchestrée. Durant le repas, Le Guen et Karim Guellaty monopolisent ainsi la parole, insistant lourdement sur la communication « illisible » du Qatar. Le consultant étale ses compétences dans le domaine de la communication politique tandis que Jean-Marie Le Guen précise qu’en tant que secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, il a le pouvoir d’orienter finement les questions des députés.

Le diplomate encaisse mais sort sonné de ce dîner. Il est loin d’être au bout de ses surprises. Car si durant cette étrange soirée, il n’a pas été question d’argent, quelques semaines plus tard, le 13 janvier 2016, lors d’un entretien à l’ambassade du Qatar obtenu grâce aux efforts de Jean-Marie Le Guen, Karim Guellaty présente son projet aux Qataris pour permettre de « restaurer » l’image du petit Emirat en France. Le tout pour 45 000 € par mois. Selon un officiel de Doha, il détaille alors le découpage de cette somme rondelette : 25 000 € pour ses équipes, le reste pour quelques relais bien choisis dans le monde politique…

Cahuzac était-il bien tout seul ?À ce stade, une vraie question : le PS est-il déjà si corrompu, moralement parlant, en 1993, qu’il ne s’inquiète pas d’un si lamentable pantouflage ? Interrogation subsidiaire : pourquoi les rocardiens laissent-ils un des leurs, et non des moindres, verser dans ce qu’il faut bien appeler une grossière combine ? À moins que Jérôme Cahuzac n’ait été plutôt en service commandé, financièrement commandé ? Je vois d’ici les critiques, mais je peux assurer aux lecteurs occasionnels – les autres me connaissent – que je n’entends pas pour autant exonérer Cahuzac. Dans tous les cas, ce type me dégoûte. Reste que dans l’hypothèse où Cahuzac Conseil aurait servi d’autres buts que personnels – par exemple du financement politique -, on peut se demander si ce compte qui demeurait hypothétique la semaine passée est bien seul. N’y en a-t-il pas deux, dix, vingt ? Combien d’argent a pu circuler au cours de ces années-là entre la Suisse et Paris, sous quelle forme, et à quelle destination ? On est en droit de poser des questions. Et poursuivons par Alain Bauer. Cet homme un peu plus qu’étrange, mêlé quoi qu’il en dise à la stupéfiante opération policière de Tarnac – l’affaire dite Coupat-Lévy – est un acharné de la sécurité dans sa version sarkozyste. Quel rapport avec Cahuzac ? Extrait d’un article paru dans Le Monde du 3 avril : « Mais évidemment, qu’il a un compte en Suisse ! » C’était le 12 décembre 2012, au tout début de « l’affaire Cahuzac ». Le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer, qui connaît aussi bien le monde du renseignement que la Rocardie et la franc-maçonnerie, lâche la confidence au Monde, au détour d’une conversation.

Bauer savait, et Fouks conseillaitJe précise que l’on parle du 12 décembre 2012, soit huit jours après le premier article de Mediapart. Bauer sait déjà. Et si j’écris de manière affirmative, c’est que Bauer n’est pas un perdreau de l’année. Il sait très bien qu’en s’avançant de la sorte auprès d’une journaliste du Monde, il joue une partie de sa réputation. Il n’est pas du genre à se vanter, en tout cas pas à tort. Il sait. Mais comment ? Quantité de personnages, à commencer par les flics que Bauer connaît si bien, ont pu parler. Seulement, il est impossible de ne pas penser à Stéphane Fouks, l’homme de la pub, l’homme de Havas Worldwide, l’ancien rocardien des années 80. Fouks est l’homme de la com’ au Parti Socialiste, plus qu’aucun autre. Après que Rocard eut clairement perdu la main, et définitivement – aux Européennes de 1994, la liste socialiste qu’il présente ne dépasse pas le score calamiteux de 14, 5 % – Fouks se met au service de Jospin. Il sera jugé en partie responsable du désastre de 2002, ce qui ne l’empêchera aucunement de rempiler. Avec un certain DSK, dont il suivra tous les méandres, jusqu’à l’explosion en plein vol au Sofitel de New York. La com’ de DSK, ses vaines tentatives de manipulation à la télé après la sinistre affaire Nafissatou Diallo, c’est lui. C’est Fouks.

C’est sans surprise qu’on le retrouve chez Cahuzac, où il parvient à placer à son cabinet, comme conseillère en communication détachée de sa boîte de pub, une certaine Marion Bougeard. Si vous avez la curiosité de lire mon prochain article, vous verrez que j’ai des choses précises à dire sur cette personne, qui valent un petit détour. En attendant, Fouks. L’une de ses spécialités est de placer dans les centres de pouvoir d’anciens salariés de son agence de pub. Par exemple, et ce n’est pas exhaustif : Aquilino Morelle, conseiller politique du président ; Gilles Finchelstein, qui peaufine les discours de Pierre Moscovici ; Sacha Mandel, conseiller en com’ du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ; Viviane Nardon, conseiller en com’ du président de l’Assemblée, Claude Bartolone. Pas mal, non ? Toute la communication de crise de Cahuzac, en tout cas, c’est donc lui. Les dénégations, et jusqu’aux aveux, dûment travaillés, du chirurgien, idem. Question de bon sens : Fouks, qui maintient des liens irréfragables avec Valls et Bauer, n’aurait-il pas murmuré à l’oreille de ce dernier que Cahuzac détenait bien un compte caché ? Ce n’est pas un crime de l’imaginer. Reste le cas Manuel Valls, qui est je dois dire fort intéressant. Car Valls, comme ses deux compères Bauer et Fouks, a donc été rocardien, avant de basculer, faute d’un autre champion, du côté de Jospin et, un temps, de DSK. Oui, dans ce petit monde, chacun se tient par la barbichette. Pardonnez-moi de me citer, mais je dois revenir sur un scandale retentissant, celui de la MNEF, où l’on apprit notamment que la mutuelle étudiante de 1998 était une vaste entreprise au service financier du parti socialiste.

——————————–Voici ce que j’écrivais ici dans l’article déjà cité du 30 novembre 2012 : Si vous voulez vous rafraîchir les idées sur les détournements de fric, les emplois fictifs, la crapulerie au détriment de la santé des étudiants, c’est ici. On retrouve dans cette arnaque massive deux courants, en réalité. Le PS, certes, mais aussi et d’abord la secte politique à laquelle a appartenu en secret Lionel Jospin, qui s’appelait jadis Organisation communiste internationaliste (OCI), menée par l’un des personnages les plus mystérieux de notre après-guerre, Pierre Lambert. Dans la Mnef, on retrouve un peu tout le monde. Spithakis, son patron, ancien lambertiste devenu socialiste, mais aussi les députés Cambadélis et Le Guen, et bien sûr DSK lui-même. Où se cache Valls dans le tableau ? Attention aux plaintes en diffamation, car Valls n’a pas, à la différence de 17 autres prévenus, été condamné. Il est donc innocent. Mais il n’est pas interdit de rappeler cette lettre de Manuel Valls envoyée le 21 décembre 1990 au président de la Mnef, Dominique Levêque.

Deux choses sont très intéressantes. Un, elle est à en-tête du Premier ministre de l’époque, Michel Rocard. Valls est alors son conseiller à Matignon. S’il utilise ce papier officiel, c’est évidemment pour montrer qu’il agit ès-qualités, en service commandé. Deux, Valls y menace la Mnef de représailles si elle refuse d’admettre dans son conseil d’administration un certain Emmanuel Couet. Les deux faits réunis suggèrent assurément qu’il existe un lien de subordination inconnu entre le Parti Socialiste au pouvoir, et cette Mnef où circule tant d’argent. Ah ! j’allais oublier. Dans sa lettre, Manuel Valls précise que « depuis des années, nos relations (entre lui et la Mnef) sont basées sur la confiance et le respect des dispositions arrêtées en commun avec moi-même et Alain Bauer. » Car Bauer est là, lui aussi, qui dirigera l’une des filiales de la Mnef.

——————————Et Manuel Valls, au fait ?Et je reprends le fil directement. Est-il crédible que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, n’ait pas su, entre décembre 2012 et avril 2013, que son ancien camarade rocardien Jérôme Cahuzac avait un compte caché ? Ses si nombreux policiers n’auraient rien pu lui apprendre, alors que la crise politique enflait de semaine en semaine ? Passons. Au-delà, est-il concevable que ses deux amis les plus proches, Fouks et Bauer, ne lui aient rien confié ? Fouks, qui conseillait jour après jour le soupçonné, n’aurait rien su lui-même ? Et Bauer, qui clamait dès le 12 décembre 2012 qu’il savait ?

Le Parquet National Financier veille au grain !

S’il connaissait l’adresse de JM Le Guen et donc s’il savait où le trouver, nul doute qu’il se serait déjà saisi de l’affaire et des 2 millions d’euros de subventions de la Mairie de Paris, attribués par le conseil d’arrondissement du 13e qui sous la présidence de JM LG vote à l’unanimité ces plantureuses subventions !

Et bien entendu, le PNF aurait lancé un réquisitoire supplétif pour « l’affaire avec le Quatar » qui implique le même homme.

Mais voilà, il est introuvable ! ! !

 

Michel Charzat, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Georges Sarre, Dominique Strauss-Kahn, Daniel Vaillant… et bien d’autres. Ils sont légion, les socialistes, à voir désormais leur nom cité dans le dossier de la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), instruit depuis près d’un an par les juges parisiens Armand Riberolles et Françoise Neher.

A priori, pourtant, à part Jean-Christophe Cambadélis, no 2 du PS, et Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ces élus n’ont jamais entretenu la moindre relation avec la Mnef ou ses satellites. Alors, pourquoi apparaissent-ils? Simplement, ils ont fait appel, à l’occasion de leurs campagnes électorales, à une agence de communication, Policité, fondée en 1993 par un militant socialiste, Gérard Obadia, et gravitant dans l’orbite de la mutuelle étudiante (voir l’encadré sur Policité page 52). Or Policité, tout comme Efic, l’ancienne imprimerie de la Mnef, qui, elle aussi, a financé quelques élus dans les années 1990-1992, fait l’objet d’une information judiciaire conduite depuis septembre 1998 par les juges Riberolles et Neher (voir l’encadré sur les enquêtes en cours visant la Mnef page 51).

Certes, ce n’est un mystère pour personne: la Mnef et ses filiales ont toujours entretenu d’excellentes relations avec le PS. La mutuelle étudiante a même servi de vivier, si ce n’est de laboratoire, pour les futurs caciques de ce parti. Ainsi, Cambadélis a été un temps administrateur de la Mutuelle interprofessionnelle de France, liée à la Mnef; Jean-Marie Le Guen, pour sa part, ami de longue date de l’ancien directeur général Olivier Spithakis, a occupé les fonctions de médecin-conseil de la Mnef (voir page 51).

Alors que l’Hôtel Matignon suit de près cette affaire, qui risque de devenir embarrassante, les deux magistrats poursuivent au pas de charge leurs investigations sur la Mnef. Ils ont demandé à René Vacquier, président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, les dossiers des candidats socialistes cités plus haut. L’objectif? Eplucher les fameuses factures Policité, ainsi que celles d’Efic. Mais les juges Riberolles et Neher tentent surtout d’y voir clair dans leur dossier principal: celui de la gestion de la Mnef, dirigée pendant près de quinze ans par Spithakis, qui s’est livré à une politique de diversification, de développement tous azimuts, aux contours parfois opaques. Désormais, «Spit» se trouve dans la ligne de mire des deux juges. Son audition est, dit-on, imminente. Tout comme celle de son conseiller financier, Wilson Bihi Zenou.

Un authentique militant
En dix mois, l’instruction a progressé. Considérablement. Des têtes sont déjà tombées. Celles de Bruno Pelletier, ancien patron d’Efic, et de son associé, au passé plutôt sulfureux, Eric Berardengo.
Retour en arrière. 1985. Olivier Spithakis, fraîchement diplômé de Sup de co Marseille, devient directeur général de la Mnef, après en avoir été le trésorier. Spit est un authentique militant socialiste: dès 1981, sur la recommandation de Gaston Defferre, il organise les déplacements du candidat à la présidentielle François Mitterrand. Deux ans plus tard, le voici élu conseiller municipal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône).
En 1985, donc, Olivier Spithakis prend les rênes de la Mnef, installée à Gentilly (Val-de-Marne). La mutuelle connaît une crise financière sans précédent. Spithakis impose alors une politique d’économies draconienne. Et ça marche: en 1987-1988, la Mnef affiche 100 millions de francs de bénéfices.

Grisé par le succès, sans doute, Spithakis prend conscience de sa puissance: à 30 ans à peine, il gère la Sécurité sociale de 600 000 étudiants (à l’heure actuelle, plus de 800 000) et, surtout, il devient l’interlocuteur privilégié de ministres: ceux des Affaires sociales et de l’Education nationale, notamment. Petit à petit, Spithakis constitue ses réseaux, place ses hommes aux postes clefs de la mutuelle. Philippe Plantagenest, ancien président de l’Unef-ID, devient directeur de son cabinet; Jean-Marie Le Guen, l’ami de toujours, est promu médecin-conseil; Michel Proust, un vieux copain lui aussi, est nommé directeur du développement. Spithakis, soucieux de ses intérêts, ne s’oublie pas. Grâce à son conseil d’administration, qui ne lui refuse rien, il obtient un contrat de travail en béton. Jugez plutôt: en cas de départ, il a droit à trois mois de salaire brut par année d’ancienneté. Cette instance va jusqu’à l’autoriser à exercer des activités, sans aucune limite, dans les domaines suivants: agriculture, immobilier, transports, assurance… Spit se voit attribuer une rémunération annuelle de 697 230 francs. Ajoutée à d’autres revenus (immobiliers, notamment), elle tourne en réalité autour de 1 million. Spithakis sera même, une année durant, collaborateur salarié du député Jean-Marie Le Guen.

Le directeur général de la Mnef ne manque pas d’ambition. Des projets et des bonnes idées, il en a plein la tête. Il crée la Carte jeunes afin que les 16-25 ans obtiennent divers avantages en France et en Europe, lance le programme Stag’Etud pour permettre l’insertion des jeunes diplômés, organise des campagnes de sensibilisation contre le sida. Il s’associe – via un holding de la Mnef, Raspail Participation et Développement – avec la Générale des eaux pour la création notamment de résidences étudiantes. A cette occasion, Dominique Strauss-Kahn, en tant que conseil de la Mnef, percevra, entre 1995 et 1997, 600 000 francs d’honoraires (TVA comprise). En l’état actuel de la procédure, rien ne permet cependant d’affirmer que l’actuel ministre de l’Economie ait bénéficié d’une faveur. En tout cas, son intervention a permis à la Mnef de récupérer 24 millions de francs.

Parfois, Spithakis joue volontiers les mécènes pour le financement d’activités peu en rapport avec l’objet de la Mnef: ainsi, en 1992, cette dernière verse son écot à la Caravane des potes, Caravane de la paix. Elle règle le loyer de l’Unef-ID (243 000 francs par an) et finance l’Université de la paix à Sarajevo. Elle va jusqu’à subventionner le Stade toulousain, le club de rugby plusieurs fois champion de France (100 000 francs), et le club de foot d’Istres (Bouches-du-Rhône), ville dont l’élu n’est autre qu’un proche de Spithakis, François Bernardini, à l’époque dirigeant de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.

Le patron de la Mnef sait aussi joindre l’utile à l’agréable. Passionné de bateau, il fait acheter – via Bruno Pelletier – un voilier, le Derya (voir l’encadré).
Efic: autopsie d’un fiasco
C’est en 1990 que Spithakis commet son premier faux pas. Il tient en quatre initiales: Efic. Cette imprimerie a repris en 1985 Abexpress, très liée au mouvement trotskiste l’OCI (Organisation communiste internationaliste), qui se trouve en pleine déconfiture: ses pertes atteignent 5 millions de francs. Au fil des ans, la Mnef, qui fait réaliser bon nombre de travaux par Efic, entre dans le capital de celle-ci. Philippe Plantagenest en devient le PDG. Mais la gestion effective d’Efic est confiée à un autre proche de Spithakis, Bruno Pelletier. Tous deux se connaissent depuis l’âge de 14 ans. Pelletier a eu quelques soucis avec la justice lors d’une première affaire de financement politique (Radio Nostalgie), instruite à Lyon en 1987. Spithakis jure aujourd’hui qu’il ignorait ce passé encombrant.

La mission de Pelletier? Remettre à flot Efic. Si le premier exercice (1990-1991) est excédentaire, le second tourne au fiasco: les frais sont artificiellement gonflés, le papier est surfacturé. De plus, Pelletier puise dans la caisse d’Efic pour ses dépenses personnelles. En effet, il fréquente assidûment une boîte de nuit à Paris, où il a rencontré une ravissante créature qui souhaite pousser la chansonnette. Qu’à cela ne tienne! Pelletier crée une maison de production, financée par Efic, pour éditer un CD de la jeune femme. Il en coûtera à l’imprimerie quelques centaines de milliers de francs!

De plus en plus incontrôlable, Pelletier s’associe, en 1991, à l’un de ses vieux copains, Eric Berardengo, qu’il a présenté à Spithakis. Un sacré pedigree que celui de Berardengo: condamné à huit ans de prison pour hold-up, en 1983, c’est un ancien militant d’extrême droite qui a bourlingué comme mercenaire en Rhodésie. Berardengo devient donc directeur commercial d’Efic. En principe. Car il passe son temps à faire des fausses factures. Les bénéficiaires? Sa propre société, EBC Conseil, qui, à ce petit jeu, gagnera 1,3 million de 1991 à 1993. Pelletier n’est pas oublié: les entreprises qu’il dirige de près ou de loin percevront près de 2 millions de francs. En tout, en trois ans, Efic versera sans contrepartie plus de 8 millions!
En 1992, enfin, Spithakis découvre – c’est ce qu’il nous a affirmé – la situation calamiteuse d’Efic. Et aussi le passé douteux de Berardengo. Le directeur général de la Mnef prend peur. D’autant plus que les élections législatives de 1993 approchent. La gauche risque de les perdre. Efic est mise en liquidation. Mais elle renaît sous une nouvelle dénomination: Spim. Laquelle continue à entretenir des relations privilégiées avec la Mnef, puisqu’elle réalise avec cette dernière 85% de son chiffre d’affaires. Que ce soit pour l’impression de cartes de visite, de papier à en-tête ou de certains formulaires de Sécurité sociale.

Tracts et journaux de campagne
Adieu, donc, Pelletier et Berardengo. Le premier part pour Miami, en Floride, où il ouvre un restaurant; le second va travailler pour une compagnie aérienne à Madagascar comme chef d’escale… Fini aussi, le financement politique. Ce rôle est désormais dévolu à Policité, qui voit le jour en 1993. Sa mission? Toujours la même: fournir tracts, affiches, journaux de campagne et professions de foi aux candidats socialistes ou du Mouvement des citoyens. Ainsi, dès les législatives de mars 1993, Daniel Vaillant, actuel ministre des Relations avec le Parlement, sollicite cette agence. Deux autres candidats parisiens font pareillement: Christophe Caresche, député de la capitale depuis juin 1997, et Yvette Davant, épouse du président de la Fédération nationale de la mutualité française. Deux ans plus tard, lors des élections municipales, Policité devient quasi incontournable à Paris. De nombreux candidats ont recours à ses services. C’est le cas de Georges Sarre (montant de la prestation: 28 430 francs), de Roger Madec et de Michel Charzat, maires respectifs des XIe, XIXe et XXe arrondissements de la capitale. Dans la banlieue parisienne, le PS fait également appel, en 1995, à Policité. Ainsi Claude Dilain, qui conquerra la mairie de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ou Dominique Strauss-Kahn, qui sera élu maire de Sarcelles (Val-d’Oise). La facture qu’il règle à Policité est minime: 23 720 francs.
Mais le client – presque attitré – de Policité s’appelle Jean-Marie Le Guen. A l’occasion des municipales de 1995, il paie 110 085 francs à l’agence de communication. Réglés en cinq factures. L’actuel député de Paris récidive deux ans plus tard, lors des élections législatives, où il commande pour 55 000 francs de travaux à Policité. L’Express a tenté de joindre Jean-Marie Le Guen. En vain: il se trouve en ce moment en mission en Asie avec la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Pratiquement tous les candidats parisiens du PS aux législatives d’il y a deux ans bénéficieront du concours de Policité: Dominique Bertinotti, Jacques Bravo, Jean-Christophe Cambadélis, Lyne Cohen-Solal, Jean Tiberi, Patrick Bloche et Pierre Castagnou. C’est la fédération de Paris du PS qui prend en charge – ce que la loi autorise – la totalité des prestations de Policité. Notamment lors de la réalisation de plusieurs milliers de cartes postales à l’effigie des candidats. Montant global de la facture, en date du 30 avril 1997, référencée sous le n° 9704024: 43 555,50 francs. Pourtant, détail (apparemment) curieux: cette facture semble imputée à chaque candidat. S’agit-il d’une erreur?

En tout cas, toutes ces prestations intéressent les juges Riberolles et Neher. A priori, aucun reproche ne peut être formulé à tous ces candidats. Les paiements ont bien été effectués – qui plus est, comme la loi l’exige, par leurs mandataires financiers ou les associations de financement. Seulement voilà: les deux magistrats se demandent si les prestations bien réelles fournies par Policité n’auraient pas été, d’aventure, sous-facturées. Pour une raison toute simple: éviter que les dépenses de campagne ne dépassent le plafond fixé par la loi. Les magistrats souhaitent aussi connaître la nature exacte des liens existant entre Policité et la Mnef. Ils souhaitent enfin savoir si Gérard Obadia a informé, en son temps, Olivier Spithakis de ses prestations.

Quoi qu’il en soit, dans ces années 1994-1997, le directeur général de la Mnef est au sommet de sa puissance. Il contrôle tout. Ne préside-t-il pas neuf sociétés commerciales liées de près ou de loin à la Mnef? Pourtant, une première alerte a eu lieu, le 17 février 1994. Le président de la Commission de contrôle des mutuelles, André Holleaux, a en effet adressé une lettre inquiétante à la présidence de la Mnef. Certes, il reconnaît que le plan de redressement engagé en 1987 a produit des effets positifs, mais il note que «la Mnef a développé ces dernières années un ensemble complexe et coûteux de filiales, participations, associations qui suscitent des interrogations quant à sa maîtrise et à son opportunité». Remarque prémonitoire. Car cette politique de diversification et ses dérapages, décortiqués quatre ans plus tard par la Cour des comptes, conduiront la justice à enquêter sur la Mnef.

Sa gestion se voit sévèrement épinglée. Le fonctionnement du conseil d’administration? «Ses comptes rendus ne fournissent aucune trace d’un débat sur le principe même de la diversification et encore moins sur son ampleur et ses points d’application.» Le contrat de travail d’Olivier Spithakis? «A bien des égards, exorbitant au regard du droit commun.» Les relations avec les fournisseurs? Certes, la Mnef n’est pas soumise au Code des marchés publics, mais, note la cour, «cette liberté de contracter ne justifie pas que les responsables d’un organisme mutualiste, gestionnaire d’un régime de sécurité sociale, ne s’efforcent pas de remplir leurs missions au moindre coût». Enfin, la Spim, qui a succédé à Efic? «Elle n’est pratiquement jamais mise en concurrence.»

Aucun nom de bénéficiaire
Au milieu de l’année 1998, ce rapport est transmis au parquet de Paris. Lequel ouvre une information judiciaire. Les jours d’Olivier Spithakis à la tête de la Mnef sont désormais comptés: en septembre, il quitte la direction générale de la Mnef. Pour lui succéder, celle-ci fait appel à Jacques Delpy, ancien directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi. Jadis membre du club Jean-Moulin, Delpy a occupé les fonctions de trésorier de l’Association des anciens de l’Unef. Bref, c’est un homme qui connaît bien le monde étudiant. Dès son arrivée à la Mnef, Delpy constate, lui aussi, un certain nombre de dysfonctionnements: retard dans les dossiers de remboursement, faible productivité des agents, coût élevé des filiales mises en place par Spithakis, etc. Delpy, qui s’est depuis constitué partie civile, prend également connaissance des relations entre Policité et la Mnef. Et aussi de l’explosif dossier Efic. Quant au contrat de travail de Spithakis, il le trouve – comme la Cour des comptes – ahurissant. Aussi refuse-t-il de lui régler ses indemnités de licenciement (finalement, à la suite d’un arbitrage d’un ancien magistrat de la Cour de cassation, Spithakis obtiendra en partie gain de cause).

Au fil des mois, la situation de Spithakis semble devenir infernale. En janvier 1999, un coup de théâtre vient obscurcir un peu plus son horizon. Bruno Pelletier, retrouvé à Lomé, au Togo, est en effet placé en état d’arrestation provisoire à la demande des juges Riberolles et Neher. Il reste six mois détenu, dans des conditions déplorables. Interrogé à plusieurs reprises, tant à Lomé qu’à Paris, il se montre peu bavard. Tout au plus reconnaît-il avoir rédigé des fausses factures et avoir été «viré comme un malpropre». Quant aux éventuels bénéficiaires de libéralités accordées à certains élus socialistes, il ne révèle aucun nom. Jusqu’à quand? En attendant, son avocat, Me Jean-Robert Nguyen Phung, du barreau de Montpellier, a demandé l’annulation de la procédure. D’abord parce que Pelletier a subi, en janvier 1999, une garde à vue de sept jours au Togo – ce qui est illégal – et ensuite parce que le juge d’instruction de Lomé l’a interrogé, au début d’avril, en dehors de la présence d’un avocat.

Quant à Olivier Spithakis, qui ne doute plus d’être convoqué prochainement par les juges Riberolles et Neher, il fait de longues balades à cheval dans sa propriété du Castellet (Var). Il est sans illusions. Il confiait à L’Express, au début de mars 1999: «Je suis prêt. Je n’échapperai pas à la préventive.» Et d’ajouter, avec une dose d’humour: «J’ai même prévu une paire de tongs, pour ne pas glisser lorsque je prendrai ma douche.» Mais il n’en démord pas: aucune faute pénale dans sa gestion de la Mnef ne peut lui être reprochée. «Ce n’est pas moi, aime répéter Spithakis, qui ai inventé le capitalisme.» Aux juges, désormais, d’apprécier.

On se rappelle comment le port de Lomé a été arraché à Progosa de Dupuydauby du jour au lendemain par Bolloré et Jean-Philippe Dorent le Monsieur Afrique de Stéphane Fouks patron d’Havas.

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Jean-Philippe Dorent le Monsieur Afrique d’Havas

 

Le groupe Havas aurait par un habile lobbying facilité l’octroi à Bolloré Africa Logistics les concessions portuaires de Lomé et de Conakry.

 

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Selon des sources proche du dossier on parle de plus de 20 Millions d’euros remis à Charles Debbasch le ministre conseiller d’Adolf Gnassingbé le dictateur togolais via une entourloupe fiscale de l’ex DG des impôts Ingrid Awadé qui vient de prendre la gestion très fructueuse de la Sécurité Sociale togolaise, une manne de détournement de fonds publics infini !

 

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Charles Debbasch la tirelire personnelle d’Adolf Gnassingbé ventile le pognon des togolais vers Dubai, Israel, Ile Maurice…

 

Dorent conseille plusieurs chefs d’Etat comme IBK du Mali proche du parrain corse Michel Tomi.

Francis Pérez le patron de PEFACO et Lydiac Ludic (machines à sous) est aussi dans la boucle et en contact avec Dorent au Togo, en Guinée, au Mali…

Deux ans plus tôt, une enquête pour « corruption d’agent public étranger a été lancé contre Pérez où l’on retrouve parmi ses associès le Maire de Port Barcarès (Les Républicains) Alain Ferrand condamnés à maintes reprises par la justice française mais toujours en poste !

 

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Amain Ferrand Maire LR de Port Barcarès et Francis Pérez mafieux corse PEFACO et Lydia Ludic ici à Lomé avec Adolf Gnassingbé

 

Dans le réseau de Manuel Valls on retrouve le dégénéré sexuel DSK Strauss-Khan l’ex patron du FMI  qui est un proche d’Alain Bauer et qui hante depuis peu les capitales africaines comme Lomé pour des conseils de manipulations financières dernier cris comme il en a le secret.

Enfin Valls est dans le viseur de la justice à cause de sa femme artiste du nom de Gravoin qui aurait été financé par un vendeur d’arme israélo-SudAfricain et via le Congo de Sassou N’Guesso.

A cela s’ajoute la casserole de son ami Jean-Marie Le guen secrétaire d’Etat chargé des reations avec le Parlement accusé d’avoir reçu des pots de vin de l’Ambassade du Qatar (lire Nos très chers émirs).

La cible Le Guen est d’autant plus idéale pour toucher Valls car il est censé consacrer tout son temps aux députés et aux sénateurs, accompagne Valls dans nombre de ses déplacements à l’étranger comme au Togo où Valls aurait touché 7.5 millions d’euros de la part de la junte togolaise via une fausse vente d’hélicoptères.

Parce qu’il se croyait intouchable, la Premier Ministre n’a pas vu venir le coup…

Kao Kpatcha

 

A la découverte du jeu d’influence de l’empire Bolloré autour de Faure Gnassingbé, Alpha Condé, Paul Biya…

De gauche à droite : Vincent Bolloré du groupe français Bolloré; Françis Perez du groupe Pefaco; Alpha Condé, président de la Guinée et Faure Gnassingbé, président du Togo | Infog : 27avril.com
De gauche à droite : Vincent Bolloré du groupe français Bolloré; Françis Perez du groupe Pefaco; Alpha Condé, président de la Guinée et Faure Gnassingbé, président du Togo | Infog : 27avril.com

Les activités si florissantes de Vincent Bolloré et son « empire » attirent de plus en plus la justice française. Bolloré et les siens ont-ils fait usage de corruption dans l’acquisition des concessions acquises au Port de Lomé et de Conakry ? C’est ce que des enquêteurs français cherchent à déterminer en allant, vendredi 08 avril dernier, faire une perquisition au siège du groupe français en France. Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIFF) veulent vérifier si celui qui règne sur de nombreux ports en Afrique dont celui de Lomé a acquis les concessions par le biais d’une de ses filiales, Havas, dirigée au Togo par Patrick Senam Bolouvi, demi-frère de Faure Gnassingbé.

Depuis 2010, Bolloré est redevenu maître du Port de Lomé. Et pour 35 ans. Le groupe du Français venait de se réinstaller sur les quais de Lomé, après quelques années de batailles judiciaires qui l’opposaient à Jacques Dupuydauby de Progossa SE2M/SE3M. Cette rivalité entre les deux concurrents a duré des années, mais le Franco-espagnol DupuyDauby avait réussi à tirer son marron jusque là et menait ses activités tranquillement à Lomé. Puis subitement, en fin mai 2009, les choses se sont retournées, en quelques jours. Il a dû quitter précipitamment le pays et visé par un mandat d’arrêt. Il a même été accusé par les autorités togolaises d’avoir, se reprochant des choses, jeté des documents comptables en mer avant de prendre la poudre d’escampette. Il a, lui, répondu avoir quitté le Togo normalement, et par l’aéroport de Lomé. Quoi qu’il en soit, il ne reviendra plus jusqu’à ce jour. Et c’est son rival Bolloré qui reprendra le dessus, avec ses cadres qui, jusque-là, étaient, eux, en prison et seront libérés. Les activités de manutention au port lui seront restituées. La construction et l’exploitation du 3e quai pendant 35 ans lui seront aussi concédées, après. Il annonce vouloir investir 300 milliards sur les 35 ans. Seulement les contours de cette concession échappent à toute transparence.

On se rappelle que, en décembre 2007, deux ans après l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir sur le corps d’au moins 500 personnes, en marge d’un sommet Euro-Afrique à Lisbonne au Portugal, Nicolas Sarkozy, un « ami » de Vincent Bolloré, se serait impliqué personnellement dans le dossier. « Bolloré est sur les rangs. Quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises », avait dit le président français de l’époque à Faure Gnassingbé. Ce dernier, à la quête d’un rapprochement avec la France, ne s’est pas trop fait prier.

On apprendra également qu’une délégation togolaise, dans le cadre des marchandages, se serait rendue à Paris où elle a mis sur la table les conditions de la partie togolaise. Au nombre des conditions, on cite la cessation des poursuites judiciaires contre un certain Charles Debbasch, mercenaire français visé par des plaintes dans l’Hexagone, mais qui s’était carrément installé au Togo depuis 2005 où il apporte son appui au régime de Faure Gnassingbé en matière de contorsions juridiques. Le deal n’a pas mis assez de temps pour être conclu. Conséquence Bolloré est revenu à Lomé, Progossa mis dehors, sans ménagement.

« Bolloré est de retour », s’exclame republicoftogo.com, le 30 mai 2009. Au Port de Lomé, le groupe français retrouve ses activités de manutention. Mais pas seulement. Sa filiale spécialisée dans la communication, Havas, se voit par ailleurs confier la gestion d’une partie de la campagne électorale de Faure Gnassingbé lors de la présidentielle de 2010. C’est justement cet épisode du feuilleton qui intéresse la justice française. Puisque la même année, la même agence Bolloré s’occupe de la campagne d’Alpha Condé, en Guinée. La montée au pouvoir de cet opposant longtemps exilé en France fera l’affaire du groupe français. Un an après, les autorités guinéennes retirent la concession de la manutention du Port de Conakry à Getma (filiale du Groupe Necotrans) qui avait remporté un appel d’offre lancé dans ce sens et qui était en plein déploiement de ses activités. Là aussi, c’est Bolloré qui s’installe après le coup de force. Havas, dirigée au Togo par le demi-frère de Faure Gnassingbé, a-t-elle joué un rôle dans l’attribution des concessions des deux ports de Lomé et de Conakry, les investigations de la justice française permettront de le savoir un jour.

Le groupe Pefaco, cité, se dit surpris

Officiellement le groupe Pefaco et le groupe Bolloré sont deux entités distinctes qui ne se connaissent pas. Mais alors pas du tout (sic). Selon nos confrères français de Le Monde, l’un des avocats du groupe Bolloré, Me Olivier Baratelli, a confirmé les informations en leur possession au sujet de la perquisition. « Lors de cette perquisition, il nous a été demandé des documents sur des concessions portuaires en Afrique et nous les avons remis, a-t-il précisé. Tout en assurant que le groupe n’est nullement partie ou impliqué dans cette information judiciaire », a repris Le Monde, citant Me Baratelli. Dans un communiqué Bolloré indique « qu’il n’a entretenu et qu’il n’entretient aucune relation avec la société Pefaco et ses dirigeants ». Peut-être. Seulement, un nom est cité dans l’entourage des deux entités : Jean-Philippe Dorent.

Un des cadres dirigeants de Havas, il est chargé du pôle international. Très actif en Afrique, c’est lui qui a piloté en 2010, pour le compte d’Havas, la campagne présidentielle d’Alpha Condé. Lui-même se défend d’avoir battu campagne pour celui qui deviendra le président de la Guinée. Il se contentera de répondre aux critiques dans la presse d’avoir été juste « consultant » qui « a plutôt bien conseillé Alpha Condé qu’il considère comme un ami et une figure de la lutte africaine contre la dictature et contre l’apartheid ». Par ailleurs, le même Dorent, renseigne Le Monde, s’est occupé personnellement de la communication de Paul Biya pendant la COP 21 à Paris en décembre 2015 et l’agence Havas s’est mise au service de Sébastien Ajavon, à la dernière présidentielle au Bénin.

C’est par M. Dorent qu’on cite dans les entourages de Francis Perez, patron du Groupe Pefaco, que, semble-t-il, la justice a atterri chez Bolloré. « C’est en effet de façon incidente que les magistrats ont été amenés à s’intéresser aux affaires africaines du groupe Bolloré, présent dans 46 pays du continent où il s’est imposé dans la logistique portuaire. Plus précisément en se penchant sur l’entregent de Francis Perez, président du groupe Pefaco. Cette société française, basée à Barcelone, entretient des liens étroits avec plusieurs figures corses de l’univers des casinos, ainsi qu’avec certains chefs d’Etat africains tels les présidents togolais Faure Gnassingbé et congolais Denis Sassou-Nguesso. Francis Perez compte par ailleurs parmi ses relations un certain Jean-Philippe Dorent, dont le nom apparaissait déjà dans le signalement Tracfin – le service antiblanchiment du ministère des finances – qui avait provoqué l’ouverture de l’enquête préliminaire en juillet 2012 », lit-on dans un article de Le Monde dans lequel on cite également un aveu de M. Dorent : « Je connais M. Perez tout comme je connais plein de monde en Afrique et ailleurs .

A Lomé, le groupe Pefaco est bien connu au Palais de la Présidence et mène ses activités ludiques et hôtelières au Togo. Il a annoncé la construction d’un complexe hôtelier sur la côte togolaise, en face du siège de la banque panafricaine Ecobank. Depuis plusieurs années, le chantier dont la pose de la première pierre a été faite par Faure Gnassingbé est toujours resté à une étape primaire, sans vraiment évoluer.

Bolloré en maître et seigneur sur l’Afrique

En Afrique, Bolloré est plus qu’un chef d’Etat. L’homme a réussi à étendre son influence sur plusieurs présidents, surtout francophones. Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Cameroun, etc. Vincent Bolloré règne partout. Tous les ports de ces pays, à priori en concurrence, lui « appartiennent », en exclusivité ou en partage avec d’autres acteurs. Mais Bolloré n’est pas seulement dans la manutention portuaire. Il est aussi dans les chemins de fer, l’agriculture, l’énergie solaire, la construction de centres des jeunes. Même dans ses autres activités, le géant français n’a pas du tout une bonne réputation. Au Liberia et au Cameroun par exemple, ses filiales sont accusées de faire de l’accaparement de terres et de soumettre les paysans de ces pays au harcèlement judiciaire. Sa nouvelle folie est le projet de construction de chemin de fer pouvant relier Abidjan à Cotonou, en passant par Niamey et Ouagadougou (et aussi Lomé). Même dans le cadre de ce projet, il est visé par plusieurs plaintes d’hommes d’affaires qui l’accusent de les avoir roulés dans cette affaire à lui confiée sans aucun avis d’appel à manifestations d’intérêt. Tout comme dans ses activités portuaires, ici également l’on est en droit de se demander comment l’homme a pu (convaincre 5 chefs d’Etats africains et) se faire confier un si grand projet de construction de voies ferroviaires sur plus de 1300 kilomètres, sans qu’il ne soit ouvert à la concurrence. D’où les inquiétudes ! Car on a bien l’impression que les chefs d’Etats de certains pays ne sont plus capables de refuser quoi que ce soit à l’homme d’affaires français. Il semble disposer de pouvoir sans limites sur eux, mais aussi sur les opposants de ces pays qui passent de temps en temps émarger dans les bureaux de ces sociétés. En conséquence, c’est toute la classe politique (et même souvent le système judiciaire) des pays où il exerce ses activités qu’il tient dans sa poche. Et même en situation de scandale dans lequel il serait impliqué, les Assemblées nationales de certains pays dans lesquelles sont représentées diverses sensibilités sont incapables de lancer des interpellations à son sujet.

L’Alternative

La guerre de succession au sein de la
Grande Loge nationale togolaise (GLNT)
s’est déportée devant les tribunaux de Lomé.
Le 5 novembre, le grand maître sortant,
Roggy Kossi Paass,

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a entériné l’élection de
son poulain, William Bolouvi,

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lors d’une
assemblée générale de la GLNT désertée
par la moitié de ses membres. Cette décision
a été prise malgré une ordonnance de la
Cour d’appel de Lomé ayant annulé cette
élection organisée en juillet ( LC n°734).
Au lendemain de ce scrutin, Adrien
Bebessiki,

l’un des challengers de Bolouvi
et candidat malheureux au poste de grand
maître, avait contesté les résultats en dénon-
çant le « non-respect des textes » et en deman-
dant l’annulation du vote ( LC n°735). Il
est soutenu dans cette démarche par le
grand maître honoraire de la GLNT, Joseph
Kossi Kpelly, ennemi juré de Roggy Kossi
Paass, lequel a réussi à mobiliser 62membres
de la loge pour signer, en octobre, une péti-
tion de soutien à Adrien Bebessiki.
Joseph Kossi Kpelly est lui-même soutenu
par Prosper Amavi, président de la com-
mission éthique au sein de la GLNT, Yiva
Badohu, responsable des relations exté-
rieures et Mathurin Abalo Kelem, assistant
grand maître provincial de Kara (Nord). Outre
une nouvelle saisine de la justice, ces contes-
tataires menacent désormais de créer une
loge dissidente. Pour sa part, Roggy Kossi
Paass a proposé à Bebessiki d’attendre 2020
pour prendre les rênes de la loge. Il est
encouragé par plusieurs personnalités
comme Ignace Clomegah, président de la
Société nouvelle des phosphates du Togo
(SNPT), et Raoul Symenouh, qui dirige
l’Union togolaise des agences de voyages
et de tourisme.

L’ambiance est morose au sein de la Grande loge nationale togolaise (GLNT). Deux courants s’affrontent pour le contrôle de cette institution. Le différend entre les frères de lumière est transporté à la Justice.

Tout commence à la veille de l’élection du successeur de Roggy Kossi Paass à la tête de la GLNT. Les partisans de celui-ci et ses adversaires ne s’entendent nullement sur le profil du nouvel homme fort de leur loge.

Dans la crise latente, William Boulou est élu le 26 juillet 2016. Dès lors, l’atmosphère devient invivable. Adrien Bebessiki, le candidat malheureux accuse le Grand maître sortant d’avoir favorisé l’élection de son successeur dans un courrier en date du 4 août 2016.

Dans la Grande loge nationale togolaise, il y a actuellement deux camps antagonistes. William Bolouvi et son supposé soutien Roggy Kossi Paass d’une part, et Adrien Bebessiki qui peut compter sur Yiva Badohou, chargé des Relations extérieures de l’institution d’autre part. Chacun des camps a ses fidèles dans la GLNT.

En interne, les positions sont devenues inconciliables. Et la justice est saisie pour trancher sur la régularité de l’élection de William Bolouvi. Il se susurre que ce dernier aurait contacté l’avocat Rustico Lawson-Banku pour sa défense.

Le diable est rentré dans la maison et les frères de lumière peinent à le chasser.

Affaire à suivre.

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Dans Les coulisses d’une victoire, le fondateur d’En marche! accuse l’ex-premier ministre d’avoir «empêché» le président sortant de se représenter… Et il reproche au chef de l’État de faire passer la sécurité avant la proximité.

Ce sont des images rares. Alors qu’il vient à peine d’être élu président de la République, Emmanuel Macron fait déjà l’objet d’un documentaire retraçant les coulisses de ses 200 jours de campagne. Diffusé sur TF1 lundi soir, ce programme intitulé Les coulisses d’une victoire présente un candidat détendu et souriant. Une dimension hagiographique, perturbée par les quelques rares séquences où le fondateur d’En marche! se révèle extrêmement tranchant… Comme lorsqu’il parle de François Hollande ou Manuel Valls notamment.

Ainsi, après le renoncement du chef de l’État à briguer sa propre succession début décembre, Emmanuel Macron convoque une conférence téléphonique avec sa garde rapprochée pour définir la stratégie à adopter. «Là-dessus il faut dire “Moi j’ai quitté le gouvernement pour pas assister à ce cynisme, et ceux qui la main sur le cœur faisaient montre de générosité et de soutien au président… On l’a vu ces derniers jours, ces dernières semaines, ça a été un impeachment de l’intérieur et une vraie trahison sans prise de risque personnelle”. S’il y a un traître et quelqu’un qui a flingué Hollande, là, c’est Valls», lance-t-il à ses proches, en faisant allusion à l’interview donnée par le premier ministre de l’époque au Journal du dimanche, dans laquelle il se dit «prêt» à être candidat, y compris contre le président sortant.

Plus récemment, Emmanuel Macron s’en est aussi violemment pris à François Hollande. Dans l’entre-deux tours, alors qu’il rencontrait l’intersyndicale de l’entreprise Whirlpool dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amiens (Somme), il s’est fait couper l’herbe sous le pied par Marine Le Pen, venue rendre directement visite aux salariés de la société, sur le parking. Là, la candidate FN a reçu un accueil extrêment chaleureux, enchaînant les selfies et les poignées de main… Alors que lui a été reçu, quelques heures plus tard, par des huées et des manifestations. En marge de cet épisode, le fondateur d’En Marche! a pris son équipe à partie, pour lui reprocher de n’avoir pas été assez «pro» dans l’organisation de ce déplacement. «On a regardé sous l’angle sécurité…», lui oppose Sophie Ferracci, sa chef de cabinet. «On n’a que des craintes maintenant, mais parce qu’on est des bourgeois. Vous avez pas compris, c’est fini. Je ne peux pas paraître planqué. (…) Je n’ai jamais fait ça de ma vie. Les mecs de la sécurité, c’est pas eux qu’il faut écouter. Je ne serai jamais en sécurité, parce que le pays est comme ça aujourd’hui. Donc il faut prendre le risque, il faut aller dans le cœur de la bête à chaque fois. Donc le cœur de la bête il est là, il faut y aller. Parce que si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme Hollande. Peut-être que vous êtes en sécurité, mais vous êtes mort», assène-t-il, sans concession.

 

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