#Mediapart Messagerie du journaliste Karl Laske pénétrée Affaire d’Etat Cazeneuve/Duval Faux Ordre Malte

Mediapart La messagerie de Karl Laske pénétrée dans l’affaire d’Etat Cazeneuve/Duval

Affaire d’Etat Cazeneuve/Eric Duval Mafia Française Karl Laske Mediapart Comte Mathieu Nalecz-Cichocki

Un scandale d’Etat se profile à l’horizon dans lequel « tremperai » le Premier Ministre français actuel Bernard Cazeneuve dans le viol de la messagerie du journaliste de Mediapart Karl Laske avec l’une de ces probables sources.

L’article toujours publié sur le site Mediapart.Fr https://www.mediapart.fr/journal/international/240414/le-ministre-de-l-interieur-piege-par-un-faux-ordre-de-chevalerie?onglet=full

En juin 2012, Bernard Cazeneuve a été discrètement décoré de l’Ordre royal du Cambodge par l’ancien garde du corps de Pol Pot et gouverneur de la ville de Païlin, Y Chhean, en marge d’un projet de jumelage avec sa ville de Cherbourg. L’organisateur de cette visite, le promoteur immobilier Éric Duval, « grand prieur de l’ordre Saint-Jean de Jérusalem » dont la justice s’intéresse sur un réseau pédophiles et mafieux dont il serait membre.

 

 

 

La protection des sources d’information des journalistes, appelée aussi « secret professionnel », est la base de la déontologie du journalisme et de la liberté de la presse, avec la vérification des faits. Elle permet aux journalistes la vérification des faits, auprès de personnes qui acceptent de leur parler bénévolement à condition que leur identité ne soit pas divulguée.

La déontologie donne aux journalistes professionnels le devoir de prendre toutes les précautions pour que leurs sources ne puissent être identifiées contre leur gré, afin de protéger la liberté de parole de ces sources d’information. Ils doivent respecter strictement l’anonymat demandé, quitte à subir des tracasseries de la part de ceux qui souhaiteraient y mettre fin. Les médias anglo-saxons ont l’habitude d’accorder ce droit à l’anonymat en priorité aux sources courant un risque (violences, licenciements, discriminations, etc.).

Garanti en Europe par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, ce droit et devoir a fait l’objet d’une jurisprudence des plus protectrices de la Cour européenne des droits de l’homme, qui le définit comme une « condition essentielle au libre exercice du journalisme et au respect du droit du public d’être informé des questions d’intérêt général ».

 

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Karl Laske journaliste à Mediapart

Le Premier Ministre Cazeneuve piégé par un faux ordre de chevalerie

  Par Karl Laske

En juin 2012, Bernard Cazeneuve a été discrètement décoré de l’Ordre royal du Cambodge par l’ancien garde du corps de Pol Pot et gouverneur de la ville de Païlin, Y Chhean, en marge d’un projet de jumelage avec sa ville de Cherbourg. L’organisateur de cette visite, le promoteur immobilier Éric Duval, « grand prieur de l’ordre Saint-Jean de Jérusalem », est visé par une enquête préliminaire à Nanterre pour des soupçons de corruption d’agents publics cambodgiens.

 

C’est une rencontre dont on ne retrouve pas trace dans l’agenda du quai d’Orsay, et qui n’a pas été relatée non plus à Cherbourg par la presse locale. Le 20 juin 2012, le futur ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, alors ministre des affaires européennes, s’est fait discrètement remettre dans son bureau du Quai d’Orsay l’insigne de l’Ordre royal du Cambodge par un ancien commandant khmer rouge, Y Chhean, connu pour avoir dirigé la garde personnelle de Pol Pot, avant de devenir le gouverneur de Païlin, province de l’ouest du pays, zone refuge des Khmers rouges.

Le ministre français avait officiellement invité l’ancien militaire cambodgien en tant que maire de Cherbourg, à l’instigation d’un puissant promoteur immobilier français, Éric Duval, patron de la Compagnie financière des Alizées (CFA) et de la financière Duval, 75e fortune hexagonale, qui payait par ailleurs une partie des frais. Éric Duval qui est aussi « Grand Prieur » au sein de « l’ordre Saint-Jean de Jérusalem », un faux ordre de Malte basé à Sao Tomé, recevait en juin 2012 la même décoration cambodgienne que le ministre.

Dans son bureau ministériel, Bernard Cazeneuve entouré par Y Chhean et sa femme (à gauche) et Eric Duval (à droite)Dans son bureau ministériel, Bernard Cazeneuve entouré par Y Chhean et sa femme (à gauche) et Eric Duval (à droite) © DR

Cette visite surprenante de Y Chhean, et ce projet de jumelage, préparé quelques mois plus tôt par le voyage d’un adjoint de Cazeneuve à Païlin, avaient défavorablement attiré l’attention de l’ambassadeur de France au Cambodge, Christian Connan. Depuis, une plainte a été déposée à Nanterre, en décembre dernier, par un ancien représentant de Duval à Phnom Penh, et une enquête préliminaire a été ouverte pour « faux, falsification et usage et escroquerie ».

Le plaignant, qui dénonce des faits de concussion de plusieurs conseillers et de proches des ministres cambodgiens, a communiqué notamment la lettre d’invitation de Bernard Cazeneuve à Y Chhean, en avril 2012, mentionnant la présence d’un « assistant du ministre de l’intérieur » cambodgien, salarié par une filiale de M. Duval, dans la délégation invitée à Cherbourg. La propre femme du gouverneur Y Chhean, Mme Ban Sreymon, présente aussi dans la délégation invitée par la ville de Cherbourg, a obtenu des parts dans une des filiales cambodgiennes de Duval, EDM investment group, ainsi que des fonds pour y investir, selon des documents obtenus par Mediapart. En bonne logique, le service d’enquête saisi par le parquet de Nanterre devrait être amené à vérifier les circonstances de l’invitation adressée par M. Cazeneuve à M. Chhean, et celles de l’attribution de cette décoration cambodgienne au ministre français.

Mme Geneviève Gosselin-Fleury, adjointe au maire, suppléante de M. Cazeneuve, devenue députée, signe le protocole de coopérationMme Geneviève Gosselin-Fleury, adjointe au maire, suppléante de M. Cazeneuve, devenue députée, signe le protocole de coopération © DR

Éric Duval a rencontré Bernard Cazeneuve « il y a plus de dix ans », explique-t-il à Mediapart, en réalisant « une grosse opération dans le cœur de la ville de Cherbourg », le centre commercial les Eleis, inauguré par l’ancien maire devenu ministre du budget en septembre 2013. « Quand j’ai dit à Cazeneuve que je faisais des opérations au Cambodge, il m’a dit “c’est vachement bien”, commente Éric Duval. On voulait organiser un jumelage avec Païlin. Nous, on ne va pas aider le gouverneur. Il faut arrêter de rattacher le gouverneur à ses anciennes activités. Il y en a des milliers qui ont fait des conneries au Cambodge. »

« On ne m’a jamais dit « vous allez recevoir l’ancien garde du corps de Pol Pot », réagit Bernard Cazeneuve, questionné par Mediapart. Si la chose avait été portée à ma connaissance, je ne l’aurais pas reçu. Il m’a remis une décoration que je n’ai pas demandée. » À l’heure d’internet, il suffit pourtant de taper Païlin et Y Chhean sur un moteur de recherche pour voir apparaître des articles qui mentionnent, ici, le richissime et sulfureux gouverneur, ex-commandant khmer rouge, ou son esclandre en 2008 lors du déplacement du tribunal jugeant les dirigeants khmers rouges à Païlin. « Les alertes, nous les avons reçues après », certifie M. Cazeneuve. L’ex-maire de Cherbourg assure aussi qu’il ignorait tout des fonctions de Duval au sein de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Eric Duval, au centre, lors d'une cérémonie en Espagne en 2012, en présence de l'état-major de son groupeEric Duval, au centre, lors d’une cérémonie en Espagne en 2012, en présence de l’état-major de son groupe © DR

« C’est un ordre autoproclamé, commente le secrétaire général de l’Ordre de Malte, Alain de Tonquedec, questionné par Mediapart. Leurs décorations sont des médailles en chocolat. Ils ne sont pas reconnus par l’ordre de la Légion d’honneur, ni par le Vatican qui l’a inscrit dans sa liste des faux ordres. » En outre, pour être « grand prieur », il faut être religieux, ce que Duval n’est pas. Cela n’empêche pas le promoteur de remettre la Grand Croix de l’ordre œcuménique de Malte au président du Burkina Fasso Blaise Compaoré en 2010, ni de circuler avec un passeport diplomatique estampillé Knights of Malta (chevaliers de Malte).

Le « Grand Maître » Emilio Lobera Martinez (deuxième à la gauche de Duval sur la photo) est poursuivi depuis cinq ans en Espagne pour avoir mis son agence de voyage au service du réseau de corruption de l’ex-maire de La Muela (Aragon). Non grata en France, l’ordre Saint-Jean de Jérusalem se réunit tous les ans à Huesca en Espagne, pour adouber ses nouveaux chevaliers. En juin 2011, Éric Duval a ainsi offert une cape rouge à croix blanche au ministre cambodgien de la justice, Ang Vong Vathana, avant d’intégrer l’année suivante le gouverneur de Païlin, Y Chhean, après sa visite à Cherbourg.

Au bout de la deuxième rangée, le ministre Ang Vong Vathana, sa robe rouge sur les genoux.Au bout de la deuxième rangée, le ministre Ang Vong Vathana, sa robe rouge sur les genoux. © DR

Après avoir fait adouber le ministre de la justice cambodgien, Ang Vong Vathana, Éric Duval a proposé à sa femme une participation dans Fide Rice impex co, une usine décortiqueuse de riz fondée à Batabang au nord de Phnom Penh. « C’est une petite participation vraiment symbolique », confirme M. Duval : 15 %. Dans Fide Rice impex co, Duval a intégré aussi l’un des hauts fonctionnaires travaillant auprès d’Ang Vong Vathana, M. Samphy Phov, directeur général au sein du ministère de la justice (General department of Research and judicial development), venu lui aussi à Huesca endosser la cape rouge. « Il a quinze pour cent, reconnaît M. Duval. Mais son départ a été acté. » La femme de Samphy Phov est aussi actionnaire d’une société de stations-service reprise par Duval, Makara Petromarts and services.

“Chancelier des affaires étrangères”

Le promoteur français a aussi associé à ses affaires un conseiller du premier ministre M. Hun Sen, M. Heng Tay Kri, propriétaire de rizières dans le sud du Cambodge. « C’est un petit investisseur, admet encore M. Duval. Mais il n’a plus de rôle gouvernemental. » Le 30 août 2010, M. Heng Tay Kri avait obtenu pour Duval une première audience auprès du premier ministre, afin d’obtenir son « parrainage » pour officialiser la construction d’un dispensaire, à Païlin déjà. Le Français se présente comme « le grand prieur de l’Ordre souverain et œcuménique de Saint-Jean de Jérusalem » et le président d’un groupe pesant 468 millions d’euros de chiffre d’affaires. Courant 2010, il envoie également au nom de son “Chancelier des affaires étrangères” des lettres demandant aux autorités cambodgiennes la reconnaissance diplomatique de son Ordre.

Le Grand Prieur demande l’ouverture d’une ambassade au premier ministre © DR

Grâce à un accord passé avec Sao Tomé, l’Ordre autoproclamé de Saint-Jean dispose « d’un siège d’État », et d’un micro-territoire, « Fort Sébastien ». Il a ainsi obtenu la possibilité d’ouvrir une ambassade au Mali. Le promoteur français espère aussi obtenir la nationalité cambodgienne, et l’un de ses représentants les plus actifs sur place, fonctionnaire au ministère de l’intérieur, Yim Seap, obtient la signature de son ministre. Entre autres formalités, Seap a aussi ouvert un compte bancaire à la Canadia Bank pour la principale entreprise de Duval au Cambodge, la Cambodian commercial Agriculture Investment (CCAI). Il a été l’interprète de Y Chhean et de Jean-Claude Magalhaes, l’adjoint de Bernard Cazeneuve, lors de sa visite à Païlin, en janvier 2012, comme on le voit dans la vidéo réalisée par les services du gouverneur de Païlin.

https://dailymotion.com/video/k22ZwaE6uQ3sqe79fE9

Visite de l’adjoint de Bernard Cazeneuve à Païlin © DR

Jean-Claude Magalhaes assure qu’il n’était aucunement informé des activités d’Éric Duval au sein de l’Ordre de Saint-Jean, même s’il parle de son « Excellence Éric Duval » dans ce petit film. « Je suis un vieux laïcard, déclare-t-il à Mediapart. On a essayé de me piéger, je n’apprécie pas du tout. C’est M. Duval qui a organisé mes premiers contacts au Cambodge. Je n’en avais pas, et effectivement, je n’ai pas eu le réflexe de me renseigner en amont. M. Duval m’a été présenté par le maire, je n’avais aucune raison de douter de son honnêteté. »

Les élus n’ont pas vu passer non plus la condamnation pour « corruption » en juin 2013 d’un responsable régional du groupe Duval épinglé par Tracfin pour avoir remis, en 2008, 140 000 euros au conseiller général socialiste Christian Mabille, sous couvert d’une promesse de vente d’un terrain, jamais vendu – l’élu a été condamné à un an de prison avec sursis. Une dépense validée à l’époque par le comité d’engagement présidé par Éric Duval.

Après avoir passé une première délibération validant le projet de coopération avec Païlin, la mairie de Cherbourg envoie M. Magalhaes sur place. Elle paye ses frais de voyage, sauf l’hélicoptère affrété par Duval. Magalhaes ne l’a pris que pour l’aller, tient-il à préciser. En revanche, le voyage de M. Y Chhean à Cherbourg a été presque intégralement couvert par le promoteur immobilier. La mairie n’a pris en charge que les chambres d’hôtel deux étoiles, le repas et le dîner officiel de la délégation. Sans oublier le prix du livre Cherbourg, un jour qui leur a été remis…

Ce n’est que huit mois plus tard, que l’ex-élu de Cherbourg reçoit un mail de l’ambassadeur de France au Cambodge, Christian Connan. « Il m’a écrit en m’expliquant que c’est un secteur qui pose problème, se souvient M. Magalhaes. Et là on a commencé à me parler de corruption, etc. Le sentiment qu’on a eu, c’est que ce n’était pas possible de lancer une coopération dans un tel climat de corruption. Quand on a su que c’était un système qui n’était pas clair, on s’est retiré. » L’ambassadeur Connan, parti en retraite, n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

L’actuel maire de Cherbourg, Jean-Michel Houllegatte, se souvient d’avoir reçu « une lettre anonyme » d’avertissement. « Elle attirait notre attention sur le fait que le gouverneur était un ancien Khmer rouge, explique l’élu. Puis l’ambassadeur nous a appelé à la vigilance sur la finalité de nos interlocuteurs. »

Après avoir remis l’Ordre royal à Bernard Cazeneuve, et brièvement visité Cherbourg, M. Y Chhean et sa femme sont partis à Huesca se faire adouber par l’Ordre de Saint-Jean, et avant de reprendre l’avion, ils ont aussi fait un speech à l’institut de gemmologie de Paris. La province de Païlin est en effet un haut lieu d’extraction de pierres précieuses, au Cambodge.

Les partenaires de Païlin abattent leurs cartes peu après. Dès le mois de septembre 2012, Yim Seap, le représentant de Duval à Phnom Penh, signale que « Mme Ban propose à Éric de participer avec elle dans la construction d’un grand hôtel à la frontière de Païlin avec la Thaïlande ». « Elle finit maintenant le 4e étage, et veut en construire 6. Si Éric participe, c’est un bon investissement, parce qu’à la frontière il y a beaucoup de commerçants thaïlandais qui jouent au casino, et comme elle a tout le pouvoir dans la province, elle peut faire beaucoup de choses », faisait remarquer Seap.

« J’ai fait zéro business avec Mme Ban, commente Éric Duval, questionné par Mediapart. Elle en dit plus qu’elle n’en fait. Elle bricole ! » Selon le promoteur, la société EDM, créée avec Mme Ban, n’a finalement pas mené à terme le projet de l’usine décortiqueuse de riz à Païlin – malgré un investissement de 310 000 dollars… Selon un document obtenu par Mediapart, Richard Falquerho, le directeur financier du groupe Duval, s’est entretenu directement avec l’épouse de Y Chhean au sujet de cet investissement le 15 novembre 2012.

Peu après la visite officielle à Cherbourg, 250 000 dollars ont été versés par le groupe Duval à la femme du gouverneur pour qu’elle achète le riz à décortiquer. Selon le plan de Falquerho, les terrains destinés à l’usine, quatre hectares pour 60 000 dollars, doivent être divisés en deux parts, l’une au nom de Mme Ban, l’autre au nom d’Éric Duval. En novembre, Mme Ban réclame une nouvelle tranche de 250 000 euros qui ne lui est finalement pas versée. Les avances de fonds opérées par Duval à travers sa filiale Fedent à sa société cambodgienne CCAI ont atteint 2,4 millions de dollars en 2012. Mais le jumelage de Païlin est tombé à l’eau.

« Je pense que le gouverneur est ennuyé, expliquait par mail en mars 2013, le fonctionnaire Yim Seap. Quand on a commencé à signer le partenariat, le Roi a signé une médaille importante pour M. Cazeneuve, et il a encore signé pour la médaille pour Jean-Michel Boukhers – ndlr, l’un des associés d’Éric Duval, « chancelier » de l’ordre de Saint-Jean et patron du groupe Patrimoine et commerce. Mais le résultat est toujours négatif. »

Nous nous sommes entretenus par téléphone avec le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, le 16 avril, à 9 h 40. Nous avons eu deux entretiens téléphoniques avec M. Éric Duval, que nous avons rencontré le 22 avril, à 11 h 30. L’actuel maire de Cherbourg, M. Jean-Michel Houllegatte, nous a transmis les pièces relatives au déplacement de M. Magalhaes au Cambodge et à la venue de la délégation de Païlin en France.

 

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