#Présidentielle2017 #Macron financé aussi par mafia corse #Ferracci #Castelli ?

 

Macron était en Corse ce vendredi. Sur l’île, un de ses amis et soutiens, Pierre Ferracci, PDG du groupe Alpha, a bâti deux grandes villas avec piscine jugées illégales. Il comparaîtra devant la cour d’appel de Bastia le 24 mai.

Vendredi 7 avril, Emmanuel Macron a prévu de se rendre en Corse. Après avoir un temps envisagé de commencer sa visite par Bonifacio, à l’extrême sud, fief de son plus fidèle soutien, le maire socialiste Jean-Charles Orsucci, il devrait finalement limiter son déplacement à la région bastiaise. Il n’aura donc pas droit à un survol en hélicoptère des falaises blanches et de la côte sauvage. Dommage, cela lui aurait permis d’apercevoir, au nord de la baie de Rondinara, l’une des constructions illégales les plus spectaculaires de Corse.

Cachez ce soutien que je ne saurais voir… De Robert Hue à Alain Madelin, Emmanuel Macron a déjà fait preuve de sa capacité à ratisser large. La Corse ne déroge pas à la règle. En visite-éclair dans l’île vendredi 7 avril, le candidat d’En marche ! a pu mesurer l’étendue de ses soutiens insulaires. Et si Emmanuel Macron fait avant tout le pari de la société civile, c’est surtout la société politique qui a profité de la venue du candidat pour prendre le train en marche.

À l’occasion d’un déjeuner sur la place du village de Vescovato (Haute-Corse) avec des animateurs de ses comités locaux de soutien, une grande partie de la gauche insulaire a fait le déplacement pour rencontrer son favori. Rien d’anormal jusque-là. Mais à y regarder de plus près, le profil de certains convives et invités-surprises ne cadre pas vraiment avec les exigences affichées du candidat Macron. En clair, quelques « soutiens » pour le moins encombrants en raison de leurs démêlés avec la justice, qui n’ont pas manqué de faire tache dans l’image de probité que veut renvoyer le candidat.

Les déboires judiciaires de Castelli

En pole position, le sénateur (PRG) Joseph Castelli, qui a apporté son parrainage au candidat, fait régulièrement la une de l’actualité régionale pour ses déboires judiciaires. Le 28 janvier 2016, au terme de 48 heures de garde à vue à la PJ, il a été mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale » dans une affaire où il est soupçonné d’avoir fait construire sa luxueuse villa par deux entrepreneurs via un système de fausses factures. Mieux : en novembre 2016, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a saisi la justice à la suite de « sérieux doutes » quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de déclarations de patrimoine, qui auraient été sous-estimées de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Mais M. Castelli n’est pas le seul soutien corse d’Emmanuel Macron à afficher un profil pour le moins controversé.

Des élus plutôt tenus à distance et loin des photos

À l’heure du déjeuner, dans le petit village de la Casinca, Pierre Siméon de Buochberg, lui aussi bien connu de la justice, a également pointé le bout de son nez. Maire de Prunelli-di-Fiumorbo et conseiller départemental de Haute-Corse, il a été condamné à deux reprises, en 2016 et en 2017, à des peines de prison avec sursis et d’inéligibilité pour des « détournements de fonds publics » et une « prise illégale d’intérêt ». Des présences pour le moins « embarrassantes », souffle un militant actif d’En marche !, qui reconnaît que « l’on ne peut pas leur demander de ne pas soutenir notre démarche… » Un autre membre de l’organisation ne cache d’ailleurs pas qu’« il fallait cloisonner un peu. On n’a pas établi de distance à proprement parler, mais je crois que le plan de table du déjeuner a été clair sur le message qu’il fallait envoyer… »

Autrement dit, l’équipe du candidat a pris soin d’éviter au cours de la journée quelques moments de proximité avec des élus plutôt tenus à distance et loin des photos. Présent lors du meeting d’Emmanuel Macron à Furiani en fin de journée, Pierre-Marie Mancini, un autre parrain corse du candidat, s’est d’ailleurs fait très discret. Son casier judiciaire, en revanche, l’est beaucoup moins : le 25 janvier 2017, le conseiller départemental de Haute-Corse a écopé de trois ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi que de cinq ans d’inéligibilité pour une prise illégale d’intérêt, complicité et recel de détournement de fonds publics dans l’affaire dite « des gîtes ruraux ». Un dossier dans lequel on retrouve également Jean-Hyacinthe Vinciguerra, dit « Nanou », et le député Paul Giacobbi. Tous deux parrains du candidat à la présidentielle, ils ont été respectivement condamnés dans cette affaire pour des « détournements de fonds publics » : le premier à deux ans de prison, dont un avec sursis, le second à trois ans d’emprisonnement, cinq ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende. De lourdes peines qui ne les ont pas empêchés d’afficher leur soutien au candidat.

Lire aussi : Corse : le « système » Giacobbi à la barre

S’il n’a pas accueilli Emmanuel Macron vendredi, le 10 janvier 2017, dans un plaidoyer publié sur son blog, Paul Giacobbi appelait la Corse à se mettre « en marche avec Emmanuel Macron ». Un soutien de poids qui a entraîné tous les lieutenants giacobbistes dans son sillage. Parmi eux, Stéphane Domarchi, maire de Sant-Andréa-di-Cotone, mis en examen en mai 2016 dans une affaire d’emplois fictifs au conseil départemental de la Haute-Corse, a également été l’un des premiers parrains corses du candidat. Alors qu’il est soupçonné de « recel de détournement de fonds publics », la justice lui reproche d’avoir perçu des salaires du département jusqu’en novembre 2014 « sans véritablement exercer une activité », tout en bénéficiant de quatre véhicules de fonction.

« On ne trie pas les bulletins de vote… »

Dans la garde rapprochée de Paul Giacobbi, on retrouve Augustin-Dominique Viola, maire de Santo-Pietro-di-Venaco, qui a également apporté son parrainage à Emmanuel Macron. S’il est très discret dans la campagne, son nom n’en demeure pas moins connu dans l’île : présenté comme un « conseiller politique » dont le nom n’est jamais apparu dans aucun organigramme d’institution, il a toutefois été cité dans le livre d’investigation Les Parrains corses (éd. Fayard, 2004), au chapitre « Un proche de la Brise de mer près de Paul Giacobbi ».

Si « Mimi » Viola n’a jamais été véritablement inquiété par la justice, hormis un placement sous le statut de témoin assisté dans l’affaire des « gîtes ruraux », c’est loin d’être le cas pour les autres soutiens précités d’Emmanuel Macron. Une galaxie qui aurait sans doute des difficultés à appliquer l’un des engagements de campagne du candidat sur la moralisation de la vie publique : « l’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire de se présenter à une élection ». Face à la question, l’entourage d’Emmanuel Macron recadre : « Nos règles sont claires, aucune personne ayant maille à partir avec la justice ne sera investie aux législatives. Aucun parti politique ne fait cela aussi clairement. Mais, pour autant, on ne trie pas les bulletins de vote… »

LE POINT

 

COMMENTAIRES:

Tri

Ils ne trient pas les bulletins de vote… Ni les parrainages d élus visiblement. Je trouve cela un peu spécial, d un côté, accepter des signatures douteuses, d inviter, même, les signataires à sa table et, de l autre, de ne pas assumer d être pris en photo avec eux. Pas très net.
En tous les cas j apprécie cet article du Point, qui ose dire certaines choses. Il est temps, car si nous allons vers un conflit armé, Mr Macron risque d être un peu « light », comme président.

Par Statler&Waldorf le 08/04/2017 à 16:15

Ça me rappelle…

L’ARMÉE À BOURBAKI !

Par la croquante le 08/04/2017 à 16:14

Auberge ?

Drôle d’auberge ! Même si ce monde est celui de parrains, c’est sûr, ça fait son… Bon poids ! Que dirait – on s’ils soutenaient quelqu’un d’autre ? Vade rétro Satanas !

Par Manex le 08/04/2017 à 16:11

Tout venant

IL récupère tous les rescapés de la politique et autres opportunistes qui ne représentent plus rien

Par Thierry443 le 08/04/2017 à 16:09

Ce n’est pas le candidat qui est mis en examen

Il y en a bien qui soutiennent des mis en examen (le pen et fillon) ; c’est tout de même différent. Là ce sont des mis en examen qui soutiennent un candidat. Vu le nombre qui l’approchent, c’est difficile de trier le bon grain de l’ivraie.

Par MTB le 08/04/2017 à 16:08

Par contre

Chez Fillon c’est l’inverse, c’est lui qui est très encombrant pour ses soutiens.

Par chouette33 le 08/04/2017 à 16:07

Sincérité du Patrimoine

Macron avec le socialiste Nadal ne craint pas de faire une déclaration de patrimoine tronquée
Nadal dit ne pas avoir d’éléments suffisants !?
La créance de Micron sur la villa de Deauville devrait être dans son Patrimoine
On n’emprunte pas 260 000€ en immobilier
Pour avoir un Patrimoine immobilier à Zéro !
Et où sont passés les 3millions € ?
Dépensés en 2 ans ?

Par Citoyendu92 le 08/04/2017 à 15:53

L’auberge espagnole

En marche c’est l’auberge espagnole.
Un assemblage de bric et de broc, sans colonne vertébrale idéologique, sans expérience de l’Etat et de l’exercice des responsabilités, un machine à recycler du Bayrou, du Hue… Rassemblée autour d’un évangéliste plus que douteux, Macron.
Notre pays n’a vraiment pas besoin d’errer 5 années de plus dans le monde du 21e siècle avec un président stagiaire et son fan club de bisounours aux manettes.
Diriger un pays et mener les réformes dont il a besoin c’est une affaire sérieuse.

Par Nostradamus13 le 08/04/2017 à 15:51

C’était à prevoir ! …

Je me marre !… Les mailles du râteau sont trop serrées et à vouloir faire plaisir à tout le monde, on récolte le tout venant !… Ce qui prouve à l’évidence que Macron n’a pas une colonne vertébrale idéologique solide et qu’à force son armée de Bourbaki ne fait pas sérieuse !… On est bien barré avec ce genre de force politique si par malheur il était élu !…

 

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Mediapart et « Le Point » mettent en avant un lien en l’appartement qui aurait abrité la liaison supposée entre le chef de l’Etat et l’actrice et le grand banditisme corse. Les personnes citées ont démenti.

 

Selon Mediapart (article payant), l’appartement, situé dans le 8e arrondissement à Paris, tout près de l’Elysée, « est au nom de Michel Ferracci ». Le Point assure qu’il « y vivait ». L’homme, qui joue notamment dans la série télévisée Mafiosa, a été condamné en novembre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des détournements du cercle de jeux parisien Wagram au profit de membres du gang corse de la Brise de mer.

Selon Mediapart, l’appartement était prêté à Julie Gayet par une amie actrice, Emmanuelle Hauck, divorcée de Michel Ferracci depuis six ans. Elle a ensuite fréquenté François Masini, un homme réputé proche du milieu corse et assassiné en mai.

Dimanche, Pierre Haïk, l’avocat de Michel Ferracci, a affirmé que son client « n’avait jamais été ni propriétaire, ni locataire de cet appartement ». L’intéressé a lui assuré à L’Express qu’il n’a « jamais habité cet appartement » et n’en a « jamais été propriétaire ».

Selon son avocat, « si son nom est sorti, c’est parce que son ex-femme (…) habite dans cet immeuble avec ses enfants, qui portent son nom ». Lequel apparaît donc sur une boîte aux lettres de l’immeuble. Mais pourquoi est-il associé à ce logement dans les Pages blanches ? « J’avais pris, il y a huit ans, un abonnement pour une Freebox que je n’ai pas résilié et que mes enfants ont fait suivre dans leur nouveau logement », précise Michel Ferracci.

On ne sait plus si c’est l’affaire du Cercle de jeu Wagram qui s’invite dans la série « Mafiosa » ou l’inverse. Toujours est-il que deux acteurs de la série, Frédéric Graziani et Michel Ferracci, sont mêlés à ce dossier où l’ambiance feutrée des tables de poker cache une lutte entre deux clans corses.
Ouverte au début de l’année 2011, l’enquête sur le Cercle Wagram a déjà conduit à une quinzaine de mises en examen pour « extorsion de fonds » et « blanchiment ».
D’après les enquêteurs, Frédéric Graziani et Michel Ferracci seraient proches de l’équipe de Jean-Luc Germani, assassin présumé toujours en fuite, qui avait repris par la force deux cercles parisiens, le Wagram et l’Eldo, en janvier 2011. Ils auraient même participé à une réunion préparatoire du « putsch » la veille au soir, dans l’appartement parisien de la sœur de Jean-Luc Germani.Ils auraient été proches de certains chefs de clanMichel Ferracci, qui a longtemps exercé des fonctions de premier plan dans les jeux, notamment au Wagram, avait été évincé en 2009 par un clan adverse qui lui reprochait de trop consacrer de temps à sa carrière d’acteur. En réalité, il payait sa proximité avec Richard Casanova, ancien homme fort de la Brise de mer et cogérant du cercle, assassiné en Corse en 2008.
Pour renforcer les liens entre « Mafiosa » et l’affaire du Cercle Wagram, les policiers peuvent aussi compter sur les suspects eux-mêmes. Pour justifier de la curieuse réunion préparatoire de janvier 2011 à laquelle participaient Ferracci et Graziani, certains ont avancé que le but était alors de favoriser la compagne de l’un d’entre eux qui souhaitait obtenir un rôle dans la série…

  Le Parisien

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