#Burkina #Togo #CIV #Procès Affaire poudrière de #Yimdi: Verdict attendu dans prochaines heures #RSP

 

Le verdict du procès dit «Sergent-chef Ali Sanou et compagnie», relatif à l’attaque de la poudrière de Yimdi, est attendu dans les toutes prochaines heures, au Tribunal militaire de Ouagadougou.

Après les plaidoiries des avocats de la défense qui ont pris fin, hier mercredi dans l’après-midi, l’audience a repris ce matin à 8h30 mn, avec la lecture de la feuille des questions. L’audience a ensuite été suspendue, quelques minutes plus tard, en vue de délibérer.

Les plaidoiries se sont achevées avec celle de Me Bruno Faco Ouattara, avocat du sergent-chef Ali Sanou, présumé cerveau de l’attaque de la poudrière de Yimdi.

Le parquet du tribunal militaire de Ouagadougou avait requis, mardi matin, 20 ans de prison ferme contre le sergent-chef Ali Sanou et le sergent Ollo Poda Stanislas, les deux ex-sous-officiers ayant conduit l’attaque de de la poudrière de Yimdi, dans la nuit du 21 au 22 janvier 2016.

Le ministère public, dans ses réquisitions, a estimé que les deux ex-sous-officiers (ils sont radiés de l’armée pour désertion) sont notamment coupables de «complot militaire», «désertion à l’étranger en temps de paix», «vol aggravé», «violences et voie de faits» et «détention illégale d’armes de guerre et de munitions».

Pour les 18 autres soldats inculpés, le parquet du tribunal militaire a retenu des peines d’emprisonnement fermes allant de 15 à trois ans.

Après la comparution des 21 inculpés (du 28 mars au 1er avril 2017) et l’audition des témoins, lundi dernier, au tribunal militaire de Ouagadougou, les journées de mardi et mercredi ont été consacrées aux réquisitions, puis aux plaidoiries.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont plaidé pour la relaxe de leurs clients ou, à défaut, une condamnation à des peines minimales.

La plupart des conseils ont déploré des failles dans le déroulement de l’enquête préliminaire.

La plupart des inculpés du dossier «attaque poudrière de Yimdi» sont des soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP, dissous en fin septembre 2015, suite au coup d’Etat manqué).

Ce procès, le deuxième du genre à se tenir au tribunal militaire de Ouagadougou, porte sur une tentative de déstabilisation du Burkina Faso ou de certaines de ses institutions où sont impliqués des militaires de l’ex-RSP.

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