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TOGO Révolution L’hypocrisie de l’église catholique de Dosseh-Anyron à Barrigah

Religion et mensonge
Les hommages à Mgr Dosseh-Anyron et l’hypocrisie des ténors de l’église catholique togolaise

Le 15 avril 2014, le 1er archevêque du Togo, feu Mgr Robert-Casimir Dosseh-Anyron, a été rappelé à Dieu à l’âge de 89 ans et des hommages nationaux et internationaux lui ont été rendus. On a souvenance que le drapeau togolais a été mis en berne pour observer le deuil national des 7, 8 et 9 mai, ainsi que sa décoration par le chef de l’Etat, à titre posthume. Dans la foulée des obsèques, des personnalités ont relevé le défi herculéen de parcourir deux kilomètres à pieds.
Les hommages à l’endroit du disparu n’ont pas tari jusqu’à ce jour. Mais parmi ceux qui voyaient en lui un être immaculé de tout péché, se trouvait Mgr Denis Amuzu-Djakpa. Ce dernier dans son homélie lors de la messe d’enterrement a rappelé « le grand parcours » du disparu, le nommant affectueusement « le sportif de la foi ». « Séchez vos larmes et suivez plutôt ses pas », a-t-il adressé à l’assistance pour qui la vie de l’archevêque se résume à l’humilité, l’amour et le sacrifice.
Des mots empreints d’hypocrisie quand on sait que le défunt n’aura pas fait que du bien à ses brebis, notamment dans la construction du séminaire Jean-Paul II dans les années 1990. Celui qui invitait les fidèles à suivre les pas de feu Mgr Robert-Casimir Dosseh-Anyron, était à la tête des prêtres qui avaient signé une lettre ouverte dénonçant les malversations financières qui ont freiné la construction du séminaire et 220 millions FCFA auraient été détournés. Son hommage était-il sincère ?
Nous vous proposons la lettre ouverte que les prêtres parmi lesquels Mgr Amuzu-Djakpa ont adressée à l’époque à Mgr Robert-Casimir Dosseh-Anyron. Lecture.

A Son Excellence Monseigneur DOSSEH Archevêque de Lomé.
Excellence,

Plus d’un ont désormais conscience du désastre dans lequel vous avez plongé l’Eglise particulière de Lomé. Vous essayez à tout instant d’exploiter l’ignorance du peuple de Dieu pour détourner son attention du gouffre abyssal béant que vous avez ouvert devant lui. Faute de science, les fidèles du Christ n’arrivent pas à pénétrer le sens profond des événements que vit l’Archidiocèse de Lomé depuis mars 1990.
Vous n’avez pas le courage de leur dire la vérité et de leur présenter les choses telles qu’elles sont. Mais bien au contraire, vous tentez de noyer les prêtres qui ont cru bon d’élever la voix pour extirper le mal. Contre ces prêtres que vous appelez petits prêtres qui sentent la nécessité d’une amputation salvatrice, vous ne manquez pas de monter vos « hommes » pour qu’ils voient en eux des « contestataires et des révolutionnaires ».
Ce que nous savons pour notre part, c’est qu’il n’y a jamais de révolutionnaire ou de contestataire dans l’Eglise. Ce qu’il y a toujours eu et qui est vrai. C’est le combat prophétique pour le bonheur pour que les pasteurs ne s’engraissent pas au détriment des brebis.
C’est notre communion avec l’Eglise qui nous pousse à cette nouvelle intervention face à une situation qui se détériore de plus en plus et dans laquelle vous ne cessez de dire: « Je vais voir jusqu’où ils vont aller ».
Nous ne dénonçons pas ici le refus de dialogue, la non-communion avec l’Eglise, les tentatives d’incitation contre ceux qui ont le cœur blessé qui luttent avec les opprimés, les simulacres de changement, les doubles bureaux…
En ce qui nous concerne, nous voulons savoir ce que représentent pour vous les séminaires et les séminaristes. La réponse ne se fait sans doute pas attendre: le séminaire est le cœur du diocèse. Tous ont le souci de s’occuper de ce cœur en lui procurant le minimum nécessaire afin de pourvoir avec soin à sa constitution, à son entretien, à sa subsistance, en un mot à ses besoins.
C’est ainsi que sur votre demande depuis 1982, les chrétiens du monde entier n’ont cessé de financer la construction du Grand séminaire Jean-Paul II. Les documents joints a celle lettre en témoignent.
Nous constatons fort malheureusement que malgré cette masse d’argent (au moins 220 000 000F CFA parvenus à notre connaissance pour le moment), presque rien n’a été réalisé.
A quelles fins avez-vous utilisé l’obole de la veuve?
A voir tout ce que vous avez reçu en abusant de la bonne foi des chrétiens qui pensaient voir en vous un Evêque, c’est-à-dire un successeur des Apôtre non mondains, non cupides …. nous arrivons à la conclusion suivante:
Pour vous:
-Les Séminaires sont conçus comme une entreprise commerciale. Leur construction ne doit jamais être achevée, autrement les sources de revenu risquent de tarir. La vocation d’un séminaire est-elle d’être une source de revenu pour des fins inavouées?
-Les séminaristes n’ont qu’une valeur de marchandise. Le plus important, c’est leur présence au lieu déterminé à être un séminaire pour donner l’impression à ceux qui ignorent le système et qui sont loin, que le séminaire existe.
Ce qui compte, ce n’est pas la mise en condition pour une bonne formation des futurs prêtres, mais l’argent qu’ils peuvent faire rentrer.
Finalement où allons-nous avec tout cela? Qu’apportons-nous au monde en matière d’honnêteté et de transparence de la gestion? Qui fait plus de mal à l’institution et aux séminaristes? Est- ce ceux qui sont déterminés à combattre pour la justice et la vérité en vue d’assurer aux séminaristes une formation intégrale adéquate qui ne compromet pas leur avenir humain, chrétien et sacerdotal, ou bien vous qui, sous l’apparence de discours trompeurs, flatteurs et mystificateurs faites croire qu’il n’y a jamais d’argent, sacrifiant ainsi le véritable épanouissement des prêtres et des futurs prêtres, et méconnaissant par là la générosité et la charité des chrétiens d’ici et d’ailleurs?
Notre démarche voudra aider chaque fidèle du Christ à se rendre compte que celui qui fait plus de tort à la formation des séminaristes, ce ne sont pas ceux qui interpellent la conscience de l’Evêque que vous êtes, mais bien celui qui se livre à des « jeux de tiroirs » dommageables à l’édification du milieu naturel d’éclosion normale des vocations.
Jusqu’à quand maintiendrez-vous les séminaires en chantier? Malgré nos démarches évangéliques de fils, votre cœur se refuse de manifester un véritable amour pour l’Eglise.
Vous connaissez bien le mal que le clergé diocésain continue de dénoncer, mais vous persistez à l’entretenir. Dans quel but le faites-vous? Est-ce pour donner une succession difficile à celui qui viendra après vous?
Nous ne pouvons plus supporter trop longtemps celle situation qui ne fait que déshonorer l’Eglise. Nous estimons qu’il vaudrait mieux arrêter par exemple les cours, pour ne pas bâcler la formation des séminaristes, plutôt que de se rendre complice d’une formation qu’en définitive vous bâclez par le système que vous maintenez en place. Faites la vérité et la vérité vous libérera. Ainsi tout sera clair pour tous. Sentiments sincères en Christ.

Les Pères : Amuzu Dénis, Amédjonékou Pière, Koumaglo Joseph, Gaglo Isaac, Tossou Raphaël, Gakpé Sévérin, Kpodzo Cyprien et Hodanou Benoit.

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