#Togo #Burkina #CIV Plusieurs centaines de militaires du RSP à Abidjan et Lomé prêt à attaquer Ouaga

Togo Burkina CIV Plusieurs centaines de militaires du RSP à Abidjan et Lomé prêt à attaquer Ouaga

Burkina Faso: Un soldat de l'ex RSP «activement recherché»

Adolf Gnassingbé joue la carte du chantage aux partenaires historiques du Togo avec dans sa poche des mercenaires libériens comme Yeatan et ses 200 soldats défroqués qui sont cachés à Lomé et ailleurs au Togo, ont participé à la  dernière mission de sauvegarde du tyran Jammeh en Gambie. Le FBI demande toujours sa tête à Adolf en vain jusqu’à ce jour car la notice rouge d’INTERPOL est toujours valide.

Aussi François Compaoré réfugié au Togo avec plusieurs dizaines de militaires de la RSP et des services de renseignements du Burkina se cache avec lui au Togo; Son frère Blaise lui est entouré d’au moins 250 militaires en majeur partie du RSP du côté d’Abidjan.

Sachant qu’un procès se prépare pour le mois prochain en mars 2017 à Ouaga, les tensions de tentatives conjuguées à partir du Togo, du Burkina et du Sahel sont en préparation.

Les autorités et institutions internationales doivent neutraliser Adolf Gnassingbé et son gang.

 

Le RSP se composait de 3 groupements avec un effectif total d’environ 1 200 militaires.

  • Groupement des Unités d’Intervention GUI (avec 03 Compagnies d’Intervention)
  • Groupement de Commandement et des Services GCS (avec 01 Cie de Services et la Compagnie d’Appui)
  • Groupement des Unités Spéciales GUS (avec 01 Groupe de Sécurité Rapprochée, 01 groupe d’Intervention Anti-terroriste GIAT et 01 Groupe de Recherche Identification et Neutralisation des Explosifs RINEX).

Le RSP bénéficiait de beaucoup de financements du budget de l’armée burkinabè et aussi de ressources occultes émanant directement du président Compaoré. Il est exclusivement présent dans la ville de Ouagadougou dans 2 camps militaires : le camp militaire du conseil de l’entente et le camp Naaba Koom II, qui se situe à l’arrière du palais de la présidence.

Le Régiment de sécurité présidentielle était une unité des forces armées du Burkina Faso chargée de la protection du président du Burkina Faso, des institutions républicaines et de toute autre personne désignée par le Président du Faso de 1995 à 2015.

 

Après être arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État particulièrement violent le 15 octobre 1987 qui conduit à l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et plusieurs de ses collaborateurs et soutiens, le nouveau président, le capitaine Blaise Compaoré qui cherche à asseoir son pouvoir par la force voire la terreur crée le régiment de sécurité présidentielle (RSP) par décret le 21 novembre 1995. Le RSP est alors constitué par Gilbert Diendéré autour du détachement ouagalais du 1er bataillon du Centre National d’Entraînement Commando de qui avaient activement participé au coup d’État du 15 octobre 19872.

Le RSP est placé sous la responsabilité directe du Chef d’état-major particulier du Président du Faso ; de ce fait il échappe totalement au contrôle des autres responsables militaires. Il bénéficie cependant d’un important armement qui, couplé la qualité de ses hommes, en font l’unité la plus craint par le reste de l’armée burkinabè. D’ailleurs, pour garder le rapport des forces en sa faveur, Blaise Compaoré n’hésite pas à affaiblir les autres régiments de l’armée régulière. Des régiments d’élite comme le 25e régiment de parachutistes commandos sont gardés en sous-effectifs et leurs armements sont considérablement réduits pour ne pas gêner le RSP. Toujours à ce titre, la garnison de Ouagadougou se voit vidée de ses troupes combattantes pour ne laisser que les unités de soutien (génie militaire, intendance, santé, etc.).

Commandants du RSP

  • 1996-1997 : commandant Ousséni Ouédraogo
  • 1997-1999 : capitaine Yaya Seré
  • 1999-2007 : lieutenant-colonel Atogodan Adinaly
  • 2007-2011 : lieutenant-colonel Omer Bationo
  • 2011-2014 : colonel-major Boureima Kere
  • 2014-2015 : lieutenant-colonel Moussa Celeste Coulibaly
  • 2015-2015 : commandant Abdoul Aziz Korogo

Le RSP a été formaté comme une garde prétorienne au service d’un homme, le président Blaise Compaoré. Ses membres sont cités dans plusieurs crimes politiques, tortures, meurtres et assassinats ciblés au Burkina Faso. Ainsi on peut mettre à leur actif (sans faire mention des crimes commis par le 1er bataillon du CNEC, l’ancêtre du RSP entre 1987 et 1995).

  • Le meurtre de David Ouedraogo, chauffeur de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré en 19986
  • L’assassinat le 13 décembre 1998 du journaliste d’investigation Norbert Zongo, mort criblé de balles et carbonisé dans sa voiture en compagnie de 3 autres personnes alors qu’il enquêtait sur le meurtre de David Ouedraogo7.
  • La participation aux guerres civiles sierra-leonaise et libérienne aux côtés de Charles Taylor.
  • Il y a aussi l’assassinat de Bernadette Tiendrebeogo, une jeune femme d’une trentaine d’annéee en plein domicile familial par un militaire du RSP le 11 mars 2013.
  • Lors de la révolte de 2011, le régiment entre en mutinerie obligeant le président à fuir son palais pour un lieu inconnu et procédant à des pillages et à des exactions sur la population.
  • Toujours pendant la révolte de 2011, une mission conjointe des éléments du RSP avec le RPC (régiment de parachutistes commandos) et la gendarmerie sont envoyés pour mater une autre mutinerie dans la ville de Bobo Dioulasso, ce qui se solderont par un lourd bilan côté mutins (7 morts selon les autorités, plusieurs dizaines selon les médias locaux).
  • Lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014, plusieurs personnes sont abattues à balles réelles devant le domicile de François Compaoré et sur la route du palais présidentiel de Kosyam.
  • À la faveur de cette insurrection, un officier de ce régiment Yacouba Isaac Zida, bénéficiant du rapport de force à son avantage s’auto-proclame chef de l’État.
  • Le 30 décembre 2014, une partie du régiment réclamant la non-dissolution de leur unité et protestant contre l’affectation d’officier du régiment à d’autres fonctions dans l’armée régulière empêche la tenue du conseil des ministres. L’exercice reprend le 4 février 2015 avant que leurs doléances soient satisfaites.
  • Le 17 septembre 2015, à la faveur d’un coup d’État, le général Gilbert Diendéré renverse le pouvoir en place avec l’appui du RSP. Il gouverne le pays pendant 6 jours. Une médiation orchestrée par la CEDEAO échoue à convaincre les burkinabés. Finalement, avec l’aide de la population burkinabé, l’armée régulière trouve un compromis avec le RSP chez le mogho naaba. Dans une allocation télévisé le président de transition est rétabli avant de dissoudre le RSP le 25 septembre suivant.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Indiquez nous aussi les noms des chefs millitaires du rpc
    qui ont maté les mutins à Bobo.

    Aimé par 1 personne

    1. Aidez-nous aussi, si vous les avez comminquez les nous, nous allons publier leurs noms. Merci

      J'aime

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