#CIV #Urgent Epouse ex-chef d’Etat Major, Soumaila Bakayoko arrêtée frontière de CIV-#Mali avec 7 milliards

l’épouse ex-chef d’état major, Soumaila Bakayoko arrêtée frontière de CIV-#Mali avec 7 milliards !

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Bombardement de Bouaké: Gbagbo enfariné par Alliot-Marie membre de la GLFF, Chirac et Gnassingbé sur les cadavres des soldats français

Nous exigeons la destitution de la Sœur de Lumière de la Grande Loge Féminine de France et nous demandons respectueusement à la Grande Maîtresse Marie-Thérèse Besson d’organiser un convent exceptionnel sur ce sujet.

Comte Mathieu Nalecz-Cichocki

Chef du Gouvernement de la Résistance togolaise

Président Fondateur de Peuples Observateurs

Oser. La femme du XXIe siècle, connectée, multitâche, tchatte sur les réseaux sociaux, échange sur les forums, « tweete et retweete », court après son bus, fait répéter leurs leçons à ses enfants ou petits-enfants, pare aux urgences du quotidien.
Vie active d’échanges tous azimuts et pourtant … le smartphone ne capte pas de réseau pour les questions existentielles. Les réponses sont à chercher en soi, dans son réseau de réflexions intérieures et intimes.
Une petite voix s’élève alors dans le silence déconnecté qui appelle la femme à aligner ses différentes activités, les rôles qu’elle joue, et à les comparer avec son moi profond.
Vertige et sentiment de solitude dans ce monde de la toile, du web 2.0. et bientôt du web 3.0.
Comment s’engager seule dans ce cheminement philosophique et spirituel si intimement féminin parfois ?  Surtout ne pas bâillonner la petite voix. Lui prêter oreille.
Marie-Thérèse BESSON, Présidente

La télévision togolaise annonce au journal de 20 heures au mois de février 2000 qu’une délégation de rebelles ivoiriens(appelés plus tard Force Nouvelle) et son chef d’état-major avait été reçu à LOME II C’est vrai que le Président EYADEMA joue le rôle d’arbitre de médiateur de messager de la Paix comme le titrait le quotidien TOGO PRESSE dans les conflit trop nombreux d’Afrique noire .Il avait également reçu à LOME les rebelles du Front Révolutionnaire Uni de SIERRA LEONE (R.U.F) et leur chef le caporal FODAY SANKHO psychopathe dont les hommes en guise de divertissements ou de représailles, coupaient les bras à la machette des villageois soit au niveau du poignée soit au niveau du coude cette barbarie fut surnommé « manche courte manche longue »
Le lendemain matin je suis à l’OKAVANGO quant aux alentours de 11 heures je reçois un coup de téléphone de Fabrice RUIZ directeur général de la société WOODIN (U.A.C textile), qui me demande de le retrouver séance tenante à son bureau pour une affaire urgente .Intrigué par cette laconique conversation, j’enfourche ma moto et je me rends immédiatement au siège de la société située près du grand marché à LOME .Introduit par la secrétaire dans son grand bureau, me voilà en tête à tête avec Fabrice ou le mystère va bientôt éclore. Philippe me dit-il sans doute le sais-tu déjà les rebelles ivoiriens ont été reçu hier par le Président .Je lui coupe la parole pour lui rappeler que l’information est passée à la télévision. Le chef d’état-major de la rébellion ivoirienne le colonel BAKAYOKO a fait part de ses inquiétudes au Président EYADEMA au sujet de la livraison de deux hélicoptères de combat russes MI-24 lourdement armés et c’est une connaissance à toi et ancien collègue gendarme ROBERT MONTOYA qui les a vendus au Président ivoirien Laurent GBAGBO. Robert est marchand d’armes et grand pourvoyeur de matériel militaire de Laurent GBAGBO ce n’est pas un scoop .C’est lui qui a livré aussi les avions SUKHOÏ pilotés par des biélorusses dont l’incursion aérienne du 6 novembre 2004 au-dessus de la ville de BOUAKE fit 9 morts parmi de jeunes militaires français de l’opération LICORNE. Robert est un intime de GBAGBO tous les deux appartiennent à la même loge maçonnique mais l’affaire du bombardement de BOUAKE lui a causé bien des ennuis Après des années passées à l’ombre du pouvoir de feu Eyadema GNASSINGBE protégé par le clan familial puis dans les années 2004-2005 soupçonné de trafic d’arme les beaux jours de Robert au Togo se sont assombris, la mort du Président EYADEMA le 5 février 2005 lui portera le coup de grâce .J’ai une mission toute trouvée et taillée sur mesure pour toi le commando et spécialiste explosifs, tu es l’homme de la situation pour un mission à haut risque la destruction de ces deux hélicoptères actuellement stationnés sur la base militaire de l’aéroport d’ABIDJAN PORT BOUE avant qu’ils ne prennent leur envol pour des missions de guerre dans le nord contre la rébellion. Si tu acceptes BAKAYOKO qui ne devrait pas tarder à nous rejoindre sera être reconnaissant Je l‘interromps et lui demande à combien en espèce s’élèverait cette reconnaissance? 500000S me dit-il Tout cela est très alléchant .Fabrice mais j’espère que tu n’es pas sérieux, dit moi plutôt que c’est une plaisanterie, j’ai pignon sur rue à LOME et j’ai déjà eu ma dose de sensations fortes dans mon ancien métier de garde du corps, c’est très flatteur d’avoir pensé à moi mais nous sommes au Togo ce sont des risques bien trop grands que je ne peux pas prendre ou plus prendre. Ecoutes me dit-il sur cette mission nous sommes quatre et nous avons l’aval du Président EYADEMA, c’est le général GNOFAME qui chapotera l’affaire .Quels sont les noms des trois autres élus ou peut être des volontaire désignés d’office devrai-je dire ? Il s’agit deux pilotes Jean Pierre MORAUX de la société TRANSTEL AVIATION et Michel RESTOUT commandant de bord du Boeing 707 du Président EYADEMA et qui fut également pilote personnel du Président du ZAÏRE MONBOUTU SESSEKO WAZABANGA. Tu les connais bien ce sont deux anciens du Congo belge, quant aux quatrièmes hommes c’est moi .Si tu refuses le Président EYADEMA a qui nous prêtons que l’on veuille ou non une certaine forme d’allégeance pourrai bien interpréter cela comme une hostilité à son égard .Pourquoi ? Les noms lui ont déjà été communiqués ? .C’est à peu près ça. me rétorque Fabrice Sur ce sa secrétaire nous annonce l’arrivée du colonel BAKAYOKO que je reconnais dès son entrée dans le bureau. Pas très grand l’homme est habillé en treillis rangers et porte sous son bras une sacoche Je suis extrêmement troublé car je pensais vraiment à une histoire de cornecul. Je n’ai maintenant plus de doute sur les propos de Fabrice qui me paraissaient au tout début franchement fantaisistes .L’affaire est donc belle et bien sérieuse Une fois les présentations faites BAKAYOKO nous explique après avoir déplié sur le bureau de Fabrice une carte d’état-major d’ABIDJAN, l’emplacement exacte des deux hélicoptères russe qui ont l’air de procurer beaucoup de soucis à notre visiteur. Tout semble avoir déjà été planifié à LOME II Il ne restait plus qu’à monter l’opération et trouver des hommes capables d’en assurer la réussite .EYADEMA et BAKAYOKO avaient déjà les identités des quatre participants avant même que l’on me demande mon accord .Je décide donc sans grand enthousiasme de faire partie de cette scabreuse aventure. J’émets toutefois des conditions inhérentes à ma collaboration celles d’une part de préparer l’intervention et d’autre part de choisir l’armement nécessaire et approprié pour cet opération commando, notamment l’achat de couteux lance-roquette style RPG 7.Les armes doivent être achetées en Afrique du sud. J’ai demandé et obtenu l’autorisation de procéder à des entrainements de poser d’assaut sur l’aéroport de NIAMTOUGOU avec un des avions de Jean Pierre MORAUX celui qui été choisi pour la mission. Sur ma demande expresse, je me suis rendu à ABIDJAN PORT BOUE pour reconnaître et prendre connaissance des lieux ainsi que définir et résoudre les difficultés et les obstacles que l’on pourrait rencontrées .Les hélicoptères sont bien présents sur le tarmac de l’aéroport .Des techniciens de maintenance et peut-être bien aussi des pilotes instructeurs biélorusses s’affairent autour de ces deux mastodontes. Une imposante sécurité composée de mercenaires sud-africain protègent le site .De retour à LOME je communique mes informations et fais savoir que le temps presse si la destruction de ces engins doit se faire avant qu’il ne soit opérationnels .Finalement sans l’avoir demandé les génies de la brousse m’invitaient à rejoindre les forces nouvelles mes amis et frères du nord et ce KORHOGO. Faut-il que le Président EYADEMA messager de la paix et grand médiateur du continent africain eut un rejet total pour l’un de ses pairs Laurent GBAGBO a moins que lui aussi originaire du nord donnait sa préférence aux rebelles de COTE D’IVOIRE en épousant leur cause et en autorisant dans son pays la préparation d’une action forcément qualifiée de terroriste par le timonier d’ ABIDJAN surnommé par les ivoiriens LE BOULANGER Le Président togolais ignore aucune des activités de Robert MONTOYA ils en tiraient ainsi que ses sbires des avantages en espèces dont seul MONTOYA en connaissait le montant, par conséquent il sait très bien que celui-ci livrait des armes à la COTE D’IVOIRE et que celles-ci transitaient par LOME pourtant il n’hésitera pas à donner son accord pour qu’une action soit menée en vue de détruire des hélicoptères de combat .Possible que les doléances de BAKAYOKO ont finies par émouvoir le cœur vieillissant du vieux baobab J’ai travaillé pour le compte Robert refusant toutefois les coups tordus qu’il me proposait (exemples : l’accompagner dans l’ouest de la république du CONGO en passant par le GABON pour livrer et installer des téléphone-balises IMERSAT qu’il venaient de vendre à LOME à des officiers congolais entré en dissidence et acquis à la cause du Président renversé par la France LISSOUBA celui-ci commis l’indélicatesse de revoir à la hausse les contrats d’exploitation off-shore d’ELF AQUITAINE, déjà signés et ratifiés entre PARIS et BRAZZAVILLE, Denis SASSOU N’GUESSO plus raisonnable prendra sa place et ne fera pas la même bêtise .La neutralisation d’une taupe dans l’entourage de la Présidence du CAMEROUN .Robert MONTOYA de passage à YAOUNDE est reçu par un de ses grands amis le Ministre de la sécurité FOCHIVE (le Edgar HOOVER africain ) patron des services secrets camerounais depuis la nuit des temps. MONTOYA reçoit les confidences du Ministre qui veut se débarrasser physiquement d’un espion. Robert pense immédiatement à moi et me propose dès son retour à Lomé cette mission que je refuse .Inconsolable du décès accidentel d’une de ses maitresses favorites FOCHIVE mourra de chagrin six mois après les obsèques .J’ai accepté de travailler pour le compte de Robert sur sa demande pour des occupations légales et sans coup fourré. Une première fois en 1998, deux mois à CONAKRY en GUINEE pour seconder le chef d’escale de la compagnie belge SABENA. Une deuxième fois en 1999 en tant que chef de convoi d’une quinzaine de camions TITAN, tous chargés de matériel ALGECO commandés par les américains pour la construction du pipe-line au TCHAD. En partant de LOME le périple de 1500 kms jusqu’à la base américaine dans le sud tchadien s’avère une expédition risquée. Il est dit que les camions traversant le NIGERIA, outre l’habituel raquette des forces de l’ordre et des douaniers sont souvent mitraillés par les coupeurs de route .Je n’aurai pas cette chance d’essuyer leur coup de feu car notre convoi est resté bloqué une semaine à la frontière du BENIN-NIGERIA pour des raisons administratives. J’ai perdu patience et je me pleins à Robert du manque de préparation de ce périlleux voyage .J’ai donc mis fin à notre collaboration et c’est à partir de ce jour que nos relations sont devenues plus distantes Mes accointances avec le très controversé Robert MONTOYA me valurent quelques années plus tard au plus fort de ses déboires avec la justice togolaise et française une convocation à la brigade financière de NANTERRE le 30 novembre 2007 entendu sur commission rogatoire des Juges HUYS et PONS par un commandant de police .dans des affaires de blanchiment d’argent et de participation à des activités mercenaires touchant directement Robert MONTOYA .Enfin j’ai également été cité dans livre de Laurent LEGER « Trafic d’armes » chapitre 5 intitulé Robert MONTOYA ,le gendarme vendeur de bombes pages 89 à 108
A la suite d’un coup de téléphone en provenance de COTE D’IVOIRE le colonel BAKAYOKO nous apprend que les hélicoptères avaient quittés l’aéroport d’ABIDJAN et commencés leurs opérations de guerre dans les régions de MAN et de DALOA .Moi qui étais dans l’expectative depuis quinze jours, l’esprit préoccupé par cette mission avec sans cesse la même question en tête celle d’avoir pris ou non la bonne ou la mauvaise décision J’accueillais donc avec le plus grand soulagement cette information qui mettait un terme définitif à cette angoissante aventure et les lourdes répercutions et conséquences qu’elle aurait pu engendrer.

Par Philippe Desmars Gendarme GIGN et GSPR

En lisant ce témoignage intéressant, on peut convenir que le Président Gbagbo a été manipulé par son frère de loge Robert Montoya.

Les mercenaires biélorusses et ukrainiens auraient reçu un autre ordre de mission en provenance du Ministère de la Défense français avec à sa tête Michèle Alliot-Marie voir plus haut, Jacques Chirac.

Elle aura successivement mobilisé quatre magistrats instructeurs, réclamé une décennie d’enquête, la déclassification d’une flopée de documents estampillés « Secret défense » et des dizaines d’auditions. Onze ans après le décès de neuf soldats français et d’un humanitaire américain dans le bombardement d’une base française en Côte d’Ivoire, l’instruction de l’affaire Bouaké touche à sa fin. En charge du dossier depuis 2012, la juge Sabine Kheris a sollicité, le 2 février 2016, le renvoi de Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger des délits commis par des membres du gouvernement, comme l’a annoncé Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 17 février.
Au cœur du dossier, les anciens ministres de l’intérieur, de la défense et des affaires étrangères de Jacques Chirac sont formellement accusés d’avoir sciemment entravé l’enquête sur le bombardement, d’après l’ordonnance de transmission des pièces au procureur de la République que révèle Mediapart.
« Il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement », conclut ainsi la juge au bout de 12 pages de démonstration.

Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier © Reuters

Les trois anciens piliers du gouvernement de Jacques Chirac auraient pris cette décision après « concertation à un haut niveau de l’État » et encourent, chacun, trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour avoir « fourni à la personne auteur ou complice d’un crime ou d’un acte de terrorisme puni d’au moins dix ans d’emprisonnement un logement, un lieu de retraite, des subsides, des moyens d’existence ou tout autre moyen de la soustraire aux recherches » (article 434-6 du Code pénal).
Le début de l’affaire remonte au samedi 6 novembre 2004. L’armée de Laurent Gbagbo, président de Côte d’Ivoire depuis 2000, pilonne alors depuis plusieurs jours les positions de la rébellion qui s’est installée dans le nord du pays en 2002. Aux alentours de 13 h 30, deux avions Soukhoï pilotés par des mercenaires biélorusses prennent pour cible le lycée Descartes de Bouaké, où les troupes de l’opération Licorne ont installé une base à 200 km d’Abidjan. Neuf soldats français et un humanitaire américain décèdent dans l’opération et l’armée française riposte en détruisant la maigre flotte aérienne ivoirienne à Yamoussoukro et à Abidjan. À Paris, le président Gbagbo est rapidement dénoncé comme le commanditaire de l’opération mais, sur le terrain, l’enquête connaît des tergiversations suspectes pour un drame de cette envergure.
Parfaitement identifiés par les services de renseignement qui les surveillaient avant même le bombardement, les pilotes slaves et leur entourage échappent miraculeusement à une audition, a minima, par la justice française.

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Dans les heures suivant l’attaque, quinze techniciens aéronautiques russes, biélorusses et ukrainiens sont d’abord interceptés à l’aéroport d’Abidjan. Sur ordre de Paris, ils seront pourtant finalement remis à l’ambassade russe, tandis que l’utilité des informations qu’ils auraient pu détenir ne fait pas de doute chez les militaires français.
Pire : dix jours après le bombardement, huit ressortissants biélorusses accompagnés de deux Ivoiriens, sont interpellés à bord d’un car à la frontière entre le Ghana et le Togo. « Nous avions l’intime conviction qu’ils avaient bombardé la position française », explique François Boko, le ministre de l’intérieur togolais de l’époque. La DGSE identifie également au moins un des deux pilotes mais Paris ne réagit pas, entraînant la libération automatique des aviateurs.
Au cœur du dossier ivoirien, l’ancien ministre de l’intérieur Dominique de Villepin, artisan des accords de Marcoussis de 2003 lorsqu’il était aux Affaires étrangères, a assuré devant le juge ne pas avoir été tenu informé de ces décisions juridiquement infondées.
Plusieurs témoignages et messages diplomatiques montrent pourtant que son cabinet était au centre de la chaîne de décision. L’attaché de défense au Togo a ainsi expliqué à la juge d’instruction que le sort des huit Biélorusses interpellés le 16 novembre « devait se traiter au niveau du ministère de l’intérieur » par le biais du SCTIP, service de coopération technique international de la police, rattaché à la place Beauvau. Des télégrammes diplomatiques, transmis par le Quai d’Orsay et la défense, ont également été adressés à l’Intérieur pendant que les autorités togolaises tenaient les mercenaires à disposition de la France.
Longuement auditionnée par la juge Michon en 2010, l’ancienne ministre de la défense Michèle Alliot-Marie a navigué dans des arguments juridiques peu crédibles pour justifier le refus de Paris d’interroger les pilotes.
Le flou demeure sur l’origine du bombardement
Après s’être « posé la question de savoir si les Biélorusses interpellés à l’aéroport pouvaient être interrogés », MAM aurait renoncé après que son cabinet « lui avait répondu qu’il n’y avait pas de base légale ». Une version contestée par David Sénat, ancien conseiller au cabinet de la ministre de la défense, qui a affirmé devant la juge qu’aucune analyse juridique n’avait été faite à l’époque. « Dans ce dossier, comme dans tous les autres, le ministre Alliot-Marie s’est toujours conformé au droit », s’est contenté de commenter, pour sa part, un porte-parole de MAM auprès de Mediapart.
« La ministre a menti sous serment alors qu’elle était garde des Sceaux ! », s’insurge Me Jean Balan, l’avocat des familles des militaires français, qui avait sollicité en vain son renvoi devant la CJR en novembre 2012. Michèle Alliot-Marie a aussi justifié son inaction face à la libération des pilotes arrêtés à la frontière togolo-ghanéenne « car cela concernait des personnes et non pas l’institution ».
« Il aurait été possible de dénoncer les faits en urgence au procureur de la République ou de l’aviser de la présence de ces pilotes au Togo. Un magistrat instructeur aurait été saisi et aurait délivré des mandats d’arrêt internationaux qui auraient permis d’appréhender en toute légalité ces pilotes », conteste Sabine Kheris dans son ordonnance. Et la juge de rappeler, caustique, que l’ancienne ministre est « docteur en droit et titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat ».

Un avion de l’armée ivoirienne abattu par l’armée française en représailles. © Reuters

Aux Affaires étrangères, Michel Barnier, qui n’a pas été entendu par les juges, a, lui, donné l’instruction, selon Gildas Le Lidec, ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, de remettre les techniciens slaves interpellés à Abidjan aux autorités russes. L’ancien locataire du Quai d’Orsay était également informé en temps réel de la situation des huit mercenaires au Togo. Joint par Mediapart, Michel Barnier déclare « ne pas connaître le contenu de ce dossier d’instruction » et n’avoir « aucun souvenir d’aucune décision prise sous [son] autorité allant dans le sens de ce qui est évoqué ». « Les faits sont anciens, une douzaine d’années », ajoute-t-il.
La conclusion de la juge Kheris est pourtant sans appel : la décision de ne rien faire pour entendre les pilotes a été « prise à l’identique par le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de la Défense et le Ministère des Affaires étrangères » qui savaient que les mercenaires slaves échapperaient ainsi à la justice. L’ordonnance pointe clairement une possible décision politique : l’instruction « permet de penser à l’existence d’une concertation à un haut niveau de l’État et non au fait que des services subalternes ou “techniques” aient géré la situation ».
Pourquoi de hauts responsables politiques français auraient-ils essayé d’entraver l’enquête ? Derrière la demande de renvoi des trois anciens ministres, pointe avec insistance la question du commanditaire du bombardement, toujours inconnu onze ans après le drame. « Il résulte de tous les éléments énoncés qu’il n’existe pas d’éléments permettant de mettre en cause les hautes autorités de l’État dans l’assassinat des militaires français et américains du camp Descartes », signifie Sabine Kheris.
Impliqué dans le dossier depuis 2004, Me Jean Balan n’a, lui, plus aucun doute : « Le bombardement de Bouaké est une tentative de coup d’État manquée. En France, une petite clique a voulu se débarrasser de Gbagbo en faisant croire qu’il avait attaqué l’armée française. » Et Paris chercherait à masquer une responsabilité inavouable dans la mort des neuf soldats. « Ce qui était hier une hypothèse est aujourd’hui corroboré par les faits », insiste l’avocat.
Pure théorie du complot, conteste un proche du dossier, qui indique à Mediapart, sous couvert d’anonymat, que le bombardement intervient à un moment où « Bongo [président du Gabon – ndlr] et Sassou N’Guesso [président du Congo] demandent à Chirac d’être plus conciliant avec Gbagbo ». Selon ce fin connaisseur des rapports de force en vigueur, les entraves pour l’audition des mercenaires résulteraient d’une volonté de ne pas lever le voile sur certains réseaux de trafics d’armes en Afrique.
L’ordonnance de la juge Sabine Kheris est aujourd’hui sur le bureau du procureur de Paris, lequel peut décider de saisir la commission des requêtes de la CJR. Parallèlement à la demande de renvoi des trois ex-ministres devant la cour, la fin de l’instruction laisse entrevoir un possible renvoi devant une cour d’assises des pilotes biélorusses, toujours dans la nature onze ans après les faits. À l’aune de ses deux échéances judiciaires, l’inextricable dossier de Bouaké livrera, peut-être, ses premières vérités.

Le flou demeure sur l’origine du bombardement
Après s’être « posé la question de savoir si les Biélorusses interpellés à l’aéroport pouvaient être interrogés », MAM aurait renoncé après que son cabinet « lui avait répondu qu’il n’y avait pas de base légale ». Une version contestée par David Sénat, ancien conseiller au cabinet de la ministre de la défense, qui a affirmé devant la juge qu’aucune analyse juridique n’avait été faite à l’époque. « Dans ce dossier, comme dans tous les autres, le ministre Alliot-Marie s’est toujours conformé au droit », s’est contenté de commenter, pour sa part, un porte-parole de MAM auprès de Mediapart.
« La ministre a menti sous serment alors qu’elle était garde des Sceaux ! », s’insurge Me Jean Balan, l’avocat des familles des militaires français, qui avait sollicité en vain son renvoi devant la CJR en novembre 2012. Michèle Alliot-Marie a aussi justifié son inaction face à la libération des pilotes arrêtés à la frontière togolo-ghanéenne « car cela concernait des personnes et non pas l’institution ».
« Il aurait été possible de dénoncer les faits en urgence au procureur de la République ou de l’aviser de la présence de ces pilotes au Togo. Un magistrat instructeur aurait été saisi et aurait délivré des mandats d’arrêt internationaux qui auraient permis d’appréhender en toute légalité ces pilotes », conteste Sabine Kheris dans son ordonnance. Et la juge de rappeler, caustique, que l’ancienne ministre est « docteur en droit et titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat ».

Un avion de l’armée ivoirienne abattu par l’armée française en représailles. © Reuters

Aux Affaires étrangères, Michel Barnier, qui n’a pas été entendu par les juges, a, lui, donné l’instruction, selon Gildas Le Lidec, ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, de remettre les techniciens slaves interpellés à Abidjan aux autorités russes. L’ancien locataire du Quai d’Orsay était également informé en temps réel de la situation des huit mercenaires au Togo. Joint par Mediapart, Michel Barnier déclare « ne pas connaître le contenu de ce dossier d’instruction » et n’avoir « aucun souvenir d’aucune décision prise sous [son] autorité allant dans le sens de ce qui est évoqué ». « Les faits sont anciens, une douzaine d’années », ajoute-t-il.
La conclusion de la juge Kheris est pourtant sans appel : la décision de ne rien faire pour entendre les pilotes a été « prise à l’identique par le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de la Défense et le Ministère des Affaires étrangères » qui savaient que les mercenaires slaves échapperaient ainsi à la justice. L’ordonnance pointe clairement une possible décision politique : l’instruction « permet de penser à l’existence d’une concertation à un haut niveau de l’État et non au fait que des services subalternes ou “techniques” aient géré la situation ».
Pourquoi de hauts responsables politiques français auraient-ils essayé d’entraver l’enquête ? Derrière la demande de renvoi des trois anciens ministres, pointe avec insistance la question du commanditaire du bombardement, toujours inconnu onze ans après le drame. « Il résulte de tous les éléments énoncés qu’il n’existe pas d’éléments permettant de mettre en cause les hautes autorités de l’État dans l’assassinat des militaires français et américains du camp Descartes », signifie Sabine Kheris.
Impliqué dans le dossier depuis 2004, Me Jean Balan n’a, lui, plus aucun doute : « Le bombardement de Bouaké est une tentative de coup d’État manquée. En France, une petite clique a voulu se débarrasser de Gbagbo en faisant croire qu’il avait attaqué l’armée française. » Et Paris chercherait à masquer une responsabilité inavouable dans la mort des neuf soldats. « Ce qui était hier une hypothèse est aujourd’hui corroboré par les faits », insiste l’avocat.
Pure théorie du complot, conteste un proche du dossier, qui indique à Mediapart, sous couvert d’anonymat, que le bombardement intervient à un moment où « Bongo [président du Gabon – ndlr] et Sassou N’Guesso [président du Congo] demandent à Chirac d’être plus conciliant avec Gbagbo ». Selon ce fin connaisseur des rapports de force en vigueur, les entraves pour l’audition des mercenaires résulteraient d’une volonté de ne pas lever le voile sur certains réseaux de trafics d’armes en Afrique.
L’ordonnance de la juge Sabine Kheris est aujourd’hui sur le bureau du procureur de Paris, lequel peut décider de saisir la commission des requêtes de la CJR. Parallèlement à la demande de renvoi des trois ex-ministres devant la cour, la fin de l’instruction laisse entrevoir un possible renvoi devant une cour d’assises des pilotes biélorusses, toujours dans la nature onze ans après les faits. À l’aune de ses deux échéances judiciaires, l’inextricable dossier de Bouaké livrera, peut-être, ses premières vérités.

L’ancienne ministre pourrait déclarer sa candidature pendant l’entre deux tours de la primaire de la droite. Sa détermination semble sans faille.
Surprise à la veille du premier tour de la primaire de la droite. L’ex-ministre de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, veut se présenter à l’élection présidentielle de 2017.
Seule interrogation : le calendrier. Michèle Alliot-Marie consulte à tout va en ce moment. Elle prépare les grandes lignes de son projet et rencontre des personnalités politiques de sa région, des parlementaires À chaque fois, elle confie son envie de se lancer, coûte que coûte, dans la course à l’Elysée. Sa seule interrogation concerne le calendrier. Se déclarer avant le second tour de la primaire permettrait, selon elle, d’éviter les commentaires du type « MAM part en guerre contre le vainqueur » de la droite et du centre.
« Elle n’aura jamais ses 500 signatures ». Quoiqu’il en soit, l’ancienne patronne du RPR est aujourd’hui assez isolée : presque aucun élu ne la soutient. Mais elle imagine qu’au terme de la primaire, certains vont la rejoindre, notamment ceux qui détestent l’heureux élu et apprécient son discours gaulliste. « Mais elle n’aura jamais ses 500 signatures », reconnaît l’un de ses confidents. « Elle veut simplement exister à tout prix, ne pas disparaître ».

À peine candidate à l’élection présidentielle et déjà rattrapée par de nouvelles affaires. Michèle Alliot-Marie, femme politique parmi les plus capées de la République, ancienne ministre de la défense, de l’intérieur, de la justice et des affaires étrangères, est liée par son père et mentor en politique à une holding domiciliée au Panama, selon une enquête de Mediapart. MAM assure ne pas en connaître l’existence.
Enregistrée auprès d’un notaire panaméen le 22 janvier 1982, la société anonyme Bella Vista Holdings, qui utilise deux prête-noms pour actionnaires, a en réalité pour ayants droit Renée et Bernard Marie, les parents de MAM. Or, depuis février 2015, date du décès du patriarche de la famille à l’âge de 96 ans, la holding est restée active dans le registre des sociétés de ce paradis fiscal d’Amérique centrale.

A l’Assemblée, le 30 mars 2011. © Reuters

« Pour qu’une société reste ‘vigente’ [active, statut actuel de Bella Vista Holdings, S.A – ndlr], elle ne doit pas avoir été dissoute et doit être à jour du paiement des taxes annuelles avec la Direction générale des impôts (DGI) », confirme l’administration locale, sollicitée par Mediapart. Les parts de Bernard Marie ont donc en toute logique dû revenir à ses héritiers — dont MAM.
Un an et demi après la disparition de son père, la candidate à la présidentielle jure être passée à côté de ce magot dissimulé au soleil. Ayant refusé de répondre directement aux questions de Mediapart, MAM a laissé ses avocats assurer qu’ils n’avaient pas trouvé de trace de la holding panaméenne auprès de leur cliente.
On sait pourtant, grâce au contenu des révélations des Panama Papers, que les cabinets de domiciliation panaméens sont soucieux d’informer leurs clients de la moindre évolution concernant leurs sociétés offshore. Et on imagine mal les deux prête-noms utilisés pour monter Bella Vista, Gabriel Aurelio Galindo et Cecilio Augusto Castillero, respectivement propriétaires de 5 623 et 13 448 sociétés dans le paradis fiscal, avoir manqué à leurs obligations.
« Les ayants droit de Monsieur Bernard Marie n’ont jamais eu connaissance de cette société », affirment Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain, les deux avocats de l’ancienne ministre. Et de poursuivre, en signe de bonne foi : « Pourriez-vous, le cas échéant, nous transmettre copie des documents que vous détenez faisant état de ces informations afin de prendre toutes mesures utiles ? »
MAM, pas au courant des placements de ses parents ? L’explication pourrait surprendre ceux qui connaissent bien le fonctionnement de cette famille. La définition de « clan » n’est, pour elle, pas usurpée : elle avait d’ailleurs été utilisée par Michèle Alliot-Marie elle-même dans La Grande Muette, biographie autorisée parue en 2006 sous la plume de Michaël Darmon (Éd. L’Archipel).

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Alliot-Marie et le grand désordre de la Sarkozie
Par François Bonnet

Celle qui a gravi les échelons du pouvoir jusqu’à occuper tous les ministères régaliens a toujours marché dans les traces de son père, avec qui elle entretenait une relation fusionnelle. En privé, en politique comme dans les affaires.
En 2011, l’ex-ministre des affaires étrangères a ainsi répété pendant des semaines n’avoir rien su des investissements de ses parents dans une société immobilière d’un proche de la dictature tunisienne en pleine révolution anti-Ben Ali. Ce qui avait fini par provoquer sa sortie du gouvernement.
Tout comme elle a nié auprès de Mediapart, en janvier dernier, son implication dans des placements boursiers — qu’elle a pourtant bel et bien réalisés avec son père —  dans des titres liés à l’industrie des casinos pendant qu’elle gérait la réglementation du secteur au ministère de l’intérieur.
Le mystère demeure quant à lui encore total sur Bella Vista holdings S.A. au Panama. Que cache vraiment cette société ?
Son intitulé n’est pas sans rappeler le nom de l’appartement familial situé sur la grande plage de Biarritz : Bellevue. Acheté dans la même période que la création de la société panaméenne, le bien est aujourd’hui estimé à 2,1 millions d’euros. La holding est-elle propriétaire de ces 150 m2 en plein centre de Biarritz, doté d’un patio somptueux jadis jonché de bougainvilliers ? Ou bien les Marie se sont-ils seulement inspirés du nom de la résidence pour monter une société qui abriterait d’autres placements ?
De fait, le patrimoine de la famille est loin de se limiter à cette adresse : l’hôtel Chantaco à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), jadis étoilé mais aujourd’hui tombé en décrépitude ; un domicile dans le port voisin de Ciboure où MAM a longtemps établi ses quartiers ; plusieurs appartements à Neuilly-sur-Seine, etc. Le clan familial, qui vit en vase clos, n’a jamais manqué de pied-à-terre.

Guyane, l’autre paradis du clan Alliot-Marie
Mais ce n’est pas tout. Non loin du Panama, le clan Alliot-Marie est également à la tête d’une poignée de petites sociétés qui posent aujourd’hui question. Sans raison commerciale évidente, pas moins de six entreprises dirigées par des intimes de l’ancienne ministre ont en effet soudainement pris en 2013 une direction inattendue : Saint-Laurent-du-Maroni.

Michèle Alliot-Marie, le 17 novembre 2010. © Reuters
Cette ville est séduisante pour qui souhaite se pencher sur l’histoire coloniale des Amériques. Mais pas seulement. Si une partie de son bourg est située en zone franche, Saint-Laurent-du-Maroni, collée à la frontière avec le Surinam, est aussi la commune la plus à l’ouest de la Guyane. En un mot : difficile de rester en République française et d’être plus près de Panama.

Cette destination dorée a notamment séduit Florimond Olive, neveu, directeur de cabinet et porte-parole de Michèle Alliot-Marie, qui y a monté la société de conseil Olive consult, le fonds de placement Olinvestet, la très modeste holding The Olive Group.
Un autre sherpa de MAM n’a pas pu résister aux sirènes guyanaises. Dans les valises de l’ancienne ministre depuis l’élection de cette dernière à la tête du RPR en 1999, il s’appelle Michaël Bullara. Il est le secrétaire général du Chêne, micro-parti de MAM recyclé en « Centre d’études et de réflexion sur le gaullisme » depuis janvier.
À 7 000 kilomètres de son lieu de résidence, Bullara a lui aussi fondé en 2013 deux sociétés en terres guyanaises : Bull’Investet AmerisManagement& Business Services. « Il s’agissait de domiciliation d’entreprises et d’investissements immobiliers mais ces projets n’ont pas abouti. Les sociétés n’ont d’ailleurs jamais fonctionné et j’ai même demandé à mon avocat de les dissoudre », justifie-t-il aujourd’hui.
Les affaires de Michaël Bullara n’ont pas toujours tourné court. En 2010, le bras droit de MAM avait ainsi fondé avec un certain Vincent Giacobbi, un autre ancien du Chêne aujourd’hui élu à la mairie de Sucy-en-Brie, la société de communication Arcol’Corporate, qui a depuis vu passer dans ses rangs une flopée de jeunes pousses du mouvement gaulliste, dont Florimond Olive, le neveu. Arcol’Corporate accompagne Michèle Alliot-Marie depuis plusieurs années et vient, sans surprise, d’être désigné comme prestataire de Nouvelle France, le parti fondé en avril par l’ancienne ministre pour concourir à la présidentielle.
Alors pourquoi la société est allée se perdre à Saint-Laurent-du-Maroni ? Afin de développer ses activités à l’autre bout du monde, justifie Michaël Bullara. « Nous sommes en train d’y monter des formations pour des collectivités territoriales et des entreprises, avance le directeur, il y a même une formation pour des piroguiers (sic). »
Les Antilles offrent décidément des débouchés insoupçonnés pour les proches de MAM. Autre exemple : les Berthelot père et fils, deux autres militants gaullistes réfugiés sous les tropiques. Avec Daniel, son père, Julien Berthelot dirige à Saint-Laurent-du-Maroni APG Guyane, le cabinet d’expertise-comptable qui héberge toutes les sociétés du clan Alliot-Marie. Pendant les municipales de 2014, APG a aussi donné un petit coup de main à des candidats proches du mouvement gaulliste.
Auparavant basés en Charente, les Berthelot ont pris le large après avoir écumé les palais de justice de métropole. Julien, lui aussi ancien cadre du Chêne, vient d’ailleurs d’être condamné, mardi 28 juin, à huit mois de prison dont six ferme par le tribunal correctionnel de Blois. Il était jugé pour avoir frauduleusement établi, de 2010 à 2012, 84 bulletins de salaire dans le cadre d’un important trafic de titres de séjour à Blois. Détail cocasse : à l’époque des faits, le quadragénaire représentait le Chêne au Conseil national de l’UMP.
L’entrepreneur avait déjà été condamné à trois mois d’emprisonnement par le tribunal correctionnel d’Angoulême en juin 2012. Le cabinet de gestion qu’il dirigeait avait été assimilé par le ministère public à une société écran qui établissait de faux relevés d’intérêt pour faire rassurer un client pourtant victime d’une escroquerie…
Mais ses déboires judiciaires n’ont pas empêché ce militant de longue date de garder un pied en politique. En janvier dernier, Julien Berthelot a été nommé au comité Les Républicains de la deuxième circonscription de Guyane.
Son père, Daniel Berthelot, n’est pas non plus le premier venu : ce notable du Sud-Ouest, bien introduit en chiraquie, passé par la Grand Loge nationale française (GLNF) et la présidence de la Fédération française de judo (FFJ), a gardé de solides réseaux, malgré un parcours judiciaire chaotique.
Condamné à plusieurs reprises (dont une fois à une peine de 18 mois de prison dans une vaste fraude à la TVA et une autre à un an de prison pour une escroquerie immobilière en Guyane), Daniel Berthelot a été définitivement radié de l’ordre des experts-comptables le 14 février 2014 au terme de dix ans de procédure. Travaillant avec son fils dans APG Guyane, il est aussi l’associé d’une des entreprises de Michaël Bullara, le secrétaire général du Chêne.
Michèle Alliot-Marie, l’une des femmes politiques les plus expérimentées en exercice, est manifestement, aussi, l’une des mieux entourées.

Si Michèle Alliot-Marie ex-maîtresse de Jacques Chirac, membre de la Grande Loge Féminine Française GLFF a donné l’ordre de bombarder des soldats français sur Bouaké en Côte d’Ivoire alors elle doit être tondue sur la Place Publique par les familles des victimes.

Le problème c’est que l’actuel procureur de Paris François Molins a été directeur de cabinet en 2009 du ministre de la justice à l’époque ….. Michèle Alliot-Marie et donc… il ne devrait pas instruire ce brûlant dossier non ?

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Madame Bakayoko la voleuse !

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